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Message du prieur - Page 3

  • Je vous annonce une grande joie - Annuncio vobis gaudium magnum!

    2014 09 01 Enfant-Jésus.jpgLe chant des anges dans la nuit de Noël (Luc 2, 10-11) sera cette année le refrain de ce message de rentrée.

    Saint Seraphim de Sarov, moine et ermite russe aimait saluer ses nombreux visiteurs par un : « Ma joie! »
    Vous êtes ma joie! En vous, je contemple, la présence cachée de Jésus le Christ. En vous, je contemple la beauté des enfants de notre Dieu. Chaque jour est un appel : le beau est une graine en attente d'un regard qui le fera surgir, fleurir.

    La Liturgie des Heures nous fait parfois prier le matin : « Le Seigneur est avec nous : qui nous ravirait notre joie? » et encore : « Accorde-nous de ne contrister personne aujourd'hui ; à ceux qui nous rencontrent, fais-nous porter la joie »

    François, notre pape, dans son exhortation apostolique : « La Joie de l'Évangile - Evangelii Gaudium » (texte que je me permets vivement de vous inviter à lire, à méditer, si ce n'est pas encore fait!) dit ceci :

    « La joie de l'Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus... Avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours... Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause de graves difficultés qu'elles doivent supporter, cependant, peu à peu, il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s'éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis. »


    Je vous annonce une grande joie :

    Le dimanche 12 juillet 2015 à Taizé, nous fêterons les 10 ans de notre Communion Béthanie. Je suis heureux d'inviter tous nos ami(es) pour cette fête fraternelle.
    Nous nous retrouverons sur la colline de Taizé pour l'eucharistie à 10h, suivra le repas tiré du sac puis un temps de rencontres conviviales et priantes dans l'après-midi.
    Après plus de 20 ans de gestation dans le silence et la prière, notre Communion Béthanie est née fin novembre 2004 lorsque les deux premiers frères se sont engagés par le vœu de charité, en l'église Notre Dame du Mont à Marseille.
    Merci d'être avec nous dans la joie de l'action de grâce.
    Frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé, notre ami, est heureux d'accueillir notre fraternité qui s'inspire tant du visage spirituel de frère Roger.
    2015 sera une année jubilaire pour cette communauté qui célébrera entre autre les 100 ans de son fondateur, frère Roger étant né le 12 mai 1915.
    « Déjà Jean le Baptiste eut cette intuition : le Christ ne vient pas pour quelques-uns mais pour tous. Là est un des messages de joie de l'Évangile » frère Roger+
    Nous vous attendons toutes et tous le dimanche 12 juillet 2015 !

    Je vous annonce une grande joie :

    Notre Communion Béthanie propose désormais des temps de prière.
    Chants, silence, méditation... : joie de nous retrouver, sœurs, frères, ami(es) dans le souffle de Jésus le Christ.

    - À Paris : 1ère rencontre de cette année : le vendredi 12 septembre 2014 à 20h 20 en la basilique Notre Dame des Victoires dans le 1er, rue Notre Dame des Victoires. Métro Bourse, Sentier ou Les Halles.

    - À Lyon : 1ère rencontre de cette année : le jeudi 18 septembre 2014 à 19h 15 dans la chapelle des pères jésuites, dans le 2ème, 20 rue Sala. Métro Bellecour. (Ce temps de prière est annoncé sur le site du diocèse de Lyon)

    - À Montpellier : 1ère rencontre de cette année : le lundi 22 septembre 2014 à 19h 45 dans la chapelle des sœurs franciscaines, 38 rue Lakanal. Tram Albert 1er.

    Je tiens à remercier chaleureusement, pour leur accueil si fraternel, le père Hervé, recteur de la basilique Notre Dame des Victoires, le père supérieur et la communauté des pères jésuites de Lyon, sœur Elisabeth, supérieure générale et la communauté des sœurs franciscaines.
    Joie d'oser avec vous la fraternité : cœur de la joie en Église.

    Je vous annonce une grande joie :

    Une moniale nous demande il y a quelques mois, d'être sœur en alliance, par la prière et l'offrande, avec notre Communion Béthanie. Après discernement avec notre conseil, je suis très heureux de vous annoncer "la fondation" des sœurs et frères en alliance.
    Toutes les personnes consacrées (religieux, religieuses, moines, moniales, ermites, pasteurs, prêtres...) qui le souhaitent, qui sont déjà en lien avec notre famille spirituelle, qui entendent dans le secret du cœur cet appel, qui discernent avec leur accompagnateur, merci de prendre directement contact avec votre serviteur. Je vous donnerai alors le cadre que nous proposons pour cette démarche nouvelle.
    Être sœur et frère en alliance, c'est porter notre Communion Béthanie d'une manière particulière dans votre prière, dans votre offrande.
    Née dans la prière et pour la prière, vous nous aiderez à garder et à creuser, chaque jour, notre charisme singulier, à féconder notre chemin à la suite du Christ.
    Merci, chers sœurs et frères, pour le don de votre vie. Avec vous, « Communion Béthanie : Alliance contemplative », n'est pas seulement une belle formule!!

    Je vous annonce une grande joie :

    Vous savez toutes et tous que notre Communion Béthanie vit dans le rayonnement du bienheureux frère Charles de Jésus. Sa parole : « Voir Jésus en tout humain et agir en conséquence » est au cœur de notre charte.
    Cette année, nos amies, les petites sœurs de Jésus fêtent le 8 septembre les 75 ans de la fraternité et le 6 novembre, les 25 ans de la mort de petite sœur Magdeleine de Jésus, leur fondatrice.
    J'ai eu la joie de la rencontrer à Rome il y a bientôt 30 ans. Je garde un souvenir vivant de cette rencontre avec cette femme si humaine, si équilibrée dans toute sa personne, si confiante en Jésus, « maître de l'impossible »
    « Avant d'être religieuse, sois humaine et chrétienne, dans toute la force et la beauté du terme » disait-elle souvent à ses petites sœurs.
    A la prière de petite sœur Magdeleine de Jésus, j'offre, notre Communion Béthanie, son présent, ses projets, son désir de recevoir - quand et comme notre Dieu le voudra - une « Demeure Cœur de Communion ».
    Avec la Vierge-Marie, sainte Marie-Madeleine, le bienheureux frère Charles de Jésus, notre frère Roger de Taizé, avec tous nos ami(es) du ciel..., elle veille sur nous.
    Je la laisse maintenant nous parler.
    Je demeure avec vous dans l'action de grâce joyeuse pour l'histoire que le Seigneur nous a donnée et nous donne à vivre.

    « Que ces mots de vocation contemplative, de contemplation, ne t'effraient pas. Qu'ils n'évoquent pas à tes yeux une vocation exceptionnelle, de quelque chose de tellement élevé que la plupart des hommes ne puissent y accéder.
    A la lumière de frère Charles de Jésus, qu'ils t'évoquent, l'attitude toute simple, toute confiante, toute aimante de l'âme en conversation intime avec Jésus, les tendresses d'un petit enfant pour son père, les épanchements d'un ami pour son ami...
    Le petit frère Charles de Jésus n'a ouvert aucune voie nouvelle, si ce n'est la voie unique, la voie de Jésus... Il te dira qu'une seule chose est nécessaire : aimer Jésus.
    Il te parlera d'amour pour te faire participer à l'amour de Jésus. JESUS-CARITAS, JESUS-AMOUR. »


    Votre frère, Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie

  • Belle et paisible rentrée à tou.te.s après la pause estivale

    Chers sœurs, frères et ami.e.s,

    Après cette pause estivale qui, je l'espère, vous a permis de vous ressourcer et de profiter de vos proches, je viens vous, nous, souhaiter une excellente rentrée 2013.
    Une nouvelle période commence, que je souhaite encore animée de vos projets, de vos élans, afin que chacune, chacun, se sente reconnu, aimé et appelé à grandir.
    Notre slogan en Communion Béthanie n'est-il pas : Croire en chacun plus grand ?

    Rendons grâce par tous les temps, en tous les temps, c'est mon invitation pressente au seuil de ce mois de septembre 2013. Je sais que beaucoup d'entre vous traversent des épreuves, du non-sens, des souffrances, des deuils... Notre Communion Béthanie a été marquée en ce début d'été 2013 par le décès brutal de notre ami Dominique, p'tit Dom.
    Dans cette épreuve, dans nos épreuves, dans nos allégresses, dans nos joies, une source à découvrir : la louange.

    entree-chapelle.jpgLors de son Vœu de Charité, un frère de notre famille spirituelle, a souhaité, ajouter à son prénom : "Deo gratias" : signe pour nous.

    Alléluia ! Rendons grâce, c'est là notre appel éternel, alors anticipons l'éternité!

    Notre Père nous invite à l'action de grâces : chantons lui notre émerveillement :

    Alléluia ! pour ce jour qui commence, et pour cet autre jour sans ombre et sans déclin qu'il nous laisse deviner.

    Alléluia ! pour ce monde que tu nous donnes comme espace de liberté, et pour le monde nouveau qu'il nous fait espérer.

    Alléluia ! pour les femmes, les hommes, les enfants, les bébés, les jeunes qui vivent autour de nous, et pour la communion du Festin éternel qu'ils nous donnent de préssentir.

    Alléluia ! pour les joies et les tâches que tu mets devant nous en cette période 2013-2014, et pour le dépassement d'amour et de foi qu'elles vont exiger de nous.

    Nous pouvons débuter nos journées par un petit S.M.S. !  : Sourire, Merci, Service !
    Un sourire qui illumine nos visages et donne joie près de nous.  
    Un merci à la vie, à notre Dieu, c'est toujours mieux que de dire : "M..., une nouvelle journée qui commence !"  
    Un service humble, caché qui nous replace au coeur de notre commune vocation. 

    C'est avec ces quelques lignes de la Règle de Reuilly (règle de nos sœurs Diaconesses qui vont bientôt accueillir notre Communion Béthanie) que je vous laisse et vous offre à la Tendresse de notre Dieu :

    « Si tout ici-bas nous rappelait Dieu, le ciel, la terre, le jour, la nuit, les visages humains, la naissance et la mort, nous emplirions notre temps de prière aussi naturellement que nous respirons.
    Orienter le cœur là où est son trésor : telle est la discipline ordinaire, l'art familier de l'amour.

    Parfaite verticale il ne s'agit plus de toi, il ne s'agit plus de nul être au monde, maintenant s'élève l'acclamation :
    Gloire,
    Gloire,
    Dieu est Dieu !

    Tu t'élances vers lui comme l'alouette dans le ciel, la pesanteur n'est plus, ne subsiste qu'un chant :
    Saint est son nom
    sa miséricorde s'étend d'âge en âge
    éternel est son amour. »



    Votre frère Jean-Michel+,
    prieur de la Communion Béthanie.

     

     

    photo de l'entrée église Saint-Corneille, dans le Tarn


  • Chemin d'Emmaüs - dimanche 30 juin 2013 à Ville d'Avray

    Pèlerinage d'un jour, ouvert à tous, et particulièrement aux personnes directement ou indirectement concernées par l'homosexualité.

    Prière, partage, rencontre
    Dimanche 30 juin 2013 de 9h45 à 17h, à Ville d'Avray dans les Hauts-de-Seine, avec Mgr Daucourt, évêque de Nanterre, des prêtres, des diacres et des laïcs du diocèse.

    Rendez-vous à 9h45, place Charles de Gaulle, 92410 Ville-d'Avray.
    Pas d'inscription préalable. Apporter son pique-nique.

    Programme :
    09h45 rassemblement dans une salle et prière d'envoi,
    10h00 marche en forêt,
    11h00 partage de la Parole par petits groupes - marche,
    12h30 pique-nique - rédaction de questions pour un échange - marche,
    14h00 échange avec l'évêque - marche,
    15h30 méditation,
    16h00 messe.

    Parking : la Fontaine du Roy (à gauche de l'église, rue de Saint-Cloud)
    SNCF : gare de Sèvres – Ville-d'Avray à 1km.

    Renseignements :
    06 12 91 56 15
    chemindemmaus92@free.fr




  • En ta personne, Jésus, tu as tué la haine

    Je vous invite, une fois encore, avec une profonde intensité à prier cette courte invocation inspirée de la lettre de l'apôtre Paul aux Éphésiens.

    Aujourd'hui et demain, notre Communion Béthanie, souhaite être un espace de paix et de réconciliation.
    Je sais que notre démarche n'est pas toujours comprise dans le contexte français actuel.
    Nous ne sommes pas appelés à « jouer toutes les partitions ».
    Nous souhaitons êtres fidèles à notre vocation priante.

    Nous prions dans le silence.
    Nous désirons être un visage où rayonne l'Évangile de la paix.
    C'est là notre unique combat.

    Je tombe à genoux. Je fais mienne du plus profond de mon cœur d'homme, de frère prieur, la finale de l'encyclique du bienheureux pape Jean XXIII Pacem in terris dont nous fêtons le 50e anniversaire :

    christ 01.jpg« Que le Christ, enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserer les liens de l'amour mutuel, user de compréhension à l'égard d'autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. »

     

     



    frère Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie


  • Élection du pape François

    Une religieuse franciscaine, amie de notre Communion Béthanie, vient de m'écrire au soir de ce mercredi 13 mars :
    « Joie et action de grâces pour le pape François. Ce nom est une promesse. »

    francois-1er_4.jpgJe fais mienne cette parole.

    Je pense à l'instant à un passage du livre du frère Eloi Leclerc, La sagesse d'un pauvre, livre que je lis chaque année depuis mes 13 ans.

    « Nous devons être au milieu des hommes, des témoins pacifiés du Dieu vivant, des êtres sans convoitises et sans mépris, capables de devenir réellement leurs amis. C'est notre amitié qu'ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu'ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ.
    Le monde est en attente de l'homme fraternel... »

    Notre Communion Béthanie prie en Communion d'Église :
    Que Jésus, à la prière de saint François, donne à Son Église, la pauvreté !
    Elle rayonnera Sa Lumière, douce, humble.
    Sa parole sera cordiale.

    « Si vous restez pauvres, le Seigneur vous bénira », saint François à sainte Claire et aux premières clarisses.


    Votre frère, Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie



  • Benoît XVI va renoncer à son ministère

    benoitxvi.jpg« Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer de façon adéquate le ministère pétrinien », a déclaré ce jour Benoît XVI.

    Saluons la décision d'un homme humble. Prions pour que le Souffle nous propulse au grand large.

    Notre Communion Béthanie, petite cellule d’Église, prie :
    « Jésus le Christ, nous t'en prions, pour que l’Église rayonne Ta lumière, donne lui Ta pauvreté », liturgie des Heures.


    Très fraternellement,
    Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie.


  • « Écoute, mon fils »

    Ce sont les premiers mots de la règle de saint Benoît.

    Comme frère de notre Communion Béthanie, je m'engage à garder un profond silence dans le débat actuel, un silence que j'espère priant et écoutant.

    « Donne ta note juste... juste ta note »
    (Citation extraite des premières lignes de mon livre témoignage : Libre, De la honte à la lumière)
    Je ne suis pas appelé à jouer toutes les partitions !

    Ce matin, je reçois, dans le silence de la prière ces lignes de Ronan.
    Notre Communion Béthanie ne servira jamais de fer de lance, ni d'un côté, ni d'un autre, là n'est pas notre vocation.

    Notre vocation, simple, pauvre : prier, écouter, cheminer avec...
    Aimer ou plutôt essayer d'aimer
    .

    Dans le silence de ce matin, je prie, j'écoute. J'essaie d'aimer.

    « Avec ou sans parole, exprimer la beauté d'une vie intérieure » frère Roger+ de Taizé.

    Affection de votre frère,
    Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie.



    Mail reçu de la part de Ronan

    Toi qui as manifesté, ce dimanche, lors de ce que tu appelles « Manif pour tous » à Paris, je te connais depuis bien longtemps.

    Depuis ma plus tendre enfance tu as sans cesse tenté de me détruire, de me contraindre à refuser ce que je suis, de m'enfermer dans une vie qui n'était pas la mienne. Tu as pris l'identité de proches, de camarades de classe, de collègues de travail, de voisins...

    Longtemps, alors que j'étais jeune, plus fragile que maintenant, seul, ton emprise sur moi était forte. Parfois tu m'as malmené, souvent tu m'as insulté, ridiculisé, humilié, moqué mes manières, toujours tu as considéré que j'étais inférieur à toi. C'est face à toi et à ta haine de moi que je me suis construit ; j'ai appris à t'affronter, à contrer tes pseudos arguments, à te pousser dans tes retranchements, à te combattre et à ne plus jamais te laisser m'atteindre.

    Je te connais bien plus que tu ne me connais ; je sais combien tes paroles peuvent parfois être faussement bienveillantes. Combien de fois ne t'ai je entendu dire : « Mais toi Ronan c'est pas pareil » ou « Toi Ronan tu n'es pas comme ces "folles" ! » Alors, je te le dis, et ne cesserai jamais de te le répéter : « Je suis une folle, un pédé, une tapette, un homo et je n'ai ni à être fier, ni à être honteux de ce que je suis ».

    Jamais je ne cesserai de te combattre. Jamais je n'oublierai combien tes propos et ton comportement ont pu, plus jeune, m'atteindre et jamais je ne te laisserai poursuivre tranquillement ton œuvre qui détruit tant de jeunes chaque année. Tu es responsable du suicide des jeunes homos qui n'arrivent pas à s'accepter, qui ne peuvent s'autoriser à être ce qu'ils sont, tout simplement, parce que ton entourage leur est immensément hostile.

    Toi l'homophobe, ce n'est pas parce que tu étais venu en nombre ce dimanche à Paris que tu as raison. Tu es la haine. Tu es le rejet. Tu te crois fort et puissant, mais tu es le passé, tu es la laideur, l'obscurité... Il va falloir t'y habituer. Bientôt j'aurai autant de droits que toi et la supériorité que tu penses avoir sur moi ne sera qu'un lointain souvenir. Mon avenir est rempli d'espoir, le tien ne sera qu'aigreur.



  • Belle et paisible rentrée à tous après la pause estivale

    Le jeudi 6 septembre nous reprendrons notre service Pause-Prière par la publication sur ce blog et l'envoi hebdomadaire des intentions de notre Communionà nos ami(e)s. Vous pouvez nous les partager en les envoyant sur le mail de notre Communion.


    « Devant Dieu ce ne sont pas tes travaux qui comptent, c'est toi.
    C'est toi qui as du prix à ses yeux, et non pas ce que tu fais.
    Tu n'as rien à prouver devant Dieu, tu es sa fille, son fils ».
    Frère Jean-Marie Gueullette, OP in Laisse Dieu être Dieu en toi.

    jesus amour.jpgSuite à l'actualité du mois d'août dernier, face aux prochains mois en France, j'ai invité mes sœurs et frères en Communion Béthanie à dire chaque jour vers midi, dans le secret du cœur :
    « En sa personne, Jésus a tué la haine » (cf. Ep 2, 13-16)

    Si vous le souhaitez, vous pouvez vous joindre à notre démarche de paix, de réconciliation.
    Pas une goutte de mépris n'entrera dans le Royaume des cieux.

    Au seuil de cette rentrée, je suis heureux de vous inviter à lire le livre de notre ami Claude Besson, Homosexuels catholiques. Sortir de l'impasse (lire plus bas). Cet ouvrage arrive à point !

    En ce monde fragilisé, en ce monde où les peurs se transforment parfois en haine, en violence, notre Communion Béthanie souhaite être une source de non violence, une source qui murmure à chacun : « Tu es aimé par le Christ, son visage est le visage de l'Amour ».


    Votre frère Jean-Michel+,
    prieur de la Communion Béthanie.

     


    Claude Besson, Homosexuels catholiques. Sortir de l'impasse



  • Nomination d'un chargé de mission pour l'accueil et l'accompagnement spirituel des personnes homosexuelles

    Au seuil de cet été, je suis très heureux de vous offrir ci-dessous l'homélie donnée par le père Michel-Pierre, lors de la retraite œcuménique : Carrefour des Chrétiens Inclusifs 2012.
     
    mainsjointesspiritualite.jpgCe même père Michel-Pierre qui est conseiller théologique de notre Communion Béthanie, vient d'être nommé officiellement : chargé de mission pour l'accueil et l'accompagnement spirituel des personnes homosexuelles, par son archevêque, monseigneur Christophe Dufour (Aix-en-Provence).
     
    Nous assurons le père Michel-Pierre de notre prière pour ce service.
    Je veux aussi remercier chaleureusement monseigneur Christophe Dufour pour son attention pastorale.
    Nous prions pour lui, pour la fécondité de son ministère épiscopal.
     
    Bel été à vous toutes et à vous tous.
     
    Les seules frontières de l’Église sont celles de la charité
    cardinal Charles Journet
     
    Avec vous sur le chemin,
    votre frère, Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie.

    ______________________________________________________________

    Homélie de Michel-Pierre : « Il n'y a pas de honte à être aimé de Dieu »
    Lors de notre retraite 2012 sur le théme "Y a pas de honte à être aimé-e-s de Dieu", Michel-Pierre nous a donné à entendre cette homélie que nous partageons aujourd'hui avec vous.

    Au long de ces journées, avec bonheur et attention, j'ai écouté, regardé, réfléchi, prié comme vous sur ce thème. Au cours de nos rencontres, conférences, échanges, dialogues et célébrations, une question n'a cessé de m’interroger : « Il n'y a pas de honte à être aimé de Dieu », oui ! Mais en quoi et pourquoi ? Deux paroles me revenaient en mémoire; l'une d'Alexandre Soljenitsyne : «J'ai toujours vécu de pourquoi » ; l’autre d'André Malraux, peu avant sa mort, dans son dernier livre, « Lazare » (ce n'est peut-être pas un hasard) : « Il n'y a pas d'autres réponses aux questions de l'homme que l'approfondissement de ses questions. » L'une d'entre nous, à propos d’un atelier évoquait la « spirale en profondeur », cette ligne tournant autour du même axe, mais jamais au même niveau.

    À la manière du promeneur dans un grand et vaste parc, comme de celui qui s’étend sous nos yeux, j'ai marché avec vous pendant ces trois jours, m’arrêtant plus attentivement près de trois parterres.

     Le premier, celui de la conscience, pour recueillir deux belles fleurs : le prix et l'identité.
    - « Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix  et je t'aime » (Is 43,4). Quel est ce prix qui me fait si précieux dans le regard de Dieu ? En quoi suis-je pour lui un être étonnant, merveilleux ? Seigneur, je sais que tu m’aimes, mais au fond dans quel profond j’ai tant de prix à tes yeux ?
    - « Je suis » (Ex 3,6). Dans le buisson ardent, Dieu s'est révélé à Moïse par cette expression « Je suis ». Ce Dieu qui dit de lui-même « je suis » me permet de dire  moi aussi « Je suis », car Dieu ne peut se dire s’il ne le dit à quelque qui est, donc qui peut dire aussi « je suis » ; ceci s'appelle une identité, j'ai une identité, je suis une identité, je suis identifié par ce Dieu qui me parle de lui, de son identité ; cette identité, ce « je suis » qui est mien, aux yeux de Dieu compte beaucoup, et me donne mon prix inestimable, ma valeur précieuse.
    - Par révélation de Dieu, je reconnais mon identité, qui je suis, mais je ne le sais pas totalement ni parfaitement, car je ne suis pas Dieu. « Je suis », au plus profond, au plus intime de moi-même, et beaucoup plus riche, donc plus complexe que ce que j'en sais. Les autres peuvent aussi m’identifier avec mes caractéristiques personnelles, tel que je leur apparais ; ce n'est pas tâche facile, ils ne sont pas moi-même, ils ne me connaissent pas en mon être le plus intime.
    - Dieu connaît parfaitement mon identité, c'est la raison pour laquelle ce que je suis d’un tel prix à ses yeux. Ce précieux que je suis, Dieu le qualifia dans l'acte créateur, il lui donne sa qualité. Quand il est créé le monde et les choses, la terre et les animaux, l'univers et des plantes, il nous est dit : « Dieu vit que cela était bon ». Mais quand il créé l'être humain, ce « bon » n'est pas suffisant, il n’est pas assez fort, il y a un manque ; l'Ecriture ajuste alors « Dieu vit que cela était très bon ». Ce « très bon » qualifie mon identité profonde et personnelle, l'être humain que je suis et qui me porte dans l'existence, ce point originel le plus intérieur de moi-même où jaillit mon « je suis » ; il est pas repérable par moi-même, c’est l’acte par lequel Dieu me crée, c'est à ce point là que Dieu aime totalement, inconditionnellement et définitivement l'être humain que je suis.
    - Au cœur du cœur de l’identité, nous pouvons aller plus loin pour rechercher, préciser, nommer ce plus précieux, où en moi repose et vit l'image divine ; nous l’appelons justement la conscience : non pas d'abord la conscience morale, qui est d’ordre pratique, mais ce que les philosophes appellent la conscience ontologique, la conscience d'exister, je suis, je sais que je suis.
    - J'ai aimé entendre l'une d'entre nous, lors de la première causerie, parler de « l'examen de conscience » ; j'aime bien cette expression, mais uniquement dans le sens qu'elle a utilisé: « le lieu d'une prière d'alliance » , ce lieu où je reçois ma vie comme un don du Dieu vivant, où je prends mon existence et mon identité, ou je prends conscience que je suis capable d’être moi-même. Être créé et vivre en tant que tel, est bien un acte à l'intérieur d'une alliance, ce qui vaut bien une prière, bien mieux qu'un examen de conscience au sens moral voire « inquisiteur ».
    - Dans un atelier, un texte proposé évoquait le fondement le plus profond de l'être, là où se fonde en nous notre conscience, « mon temple intérieur, le Saint des Saints, où personne d'autre que Dieu et moi-même ne peuvent pénétrer », un lieu d'alliance où je suis le « grand prêtre » pour développer le dialogue avec le créateur. Car ma conscience n'est pas simplement à usage rationnel, mais le sanctuaire sacré, où se célèbre le culte véritable « en esprit et en vérité ».

    Le deuxième parterre où je me suis arrêté, l'autorité ; j'y ai cueilli de magnifiques plantes en pleine floraison, en tout cas ces jours-ci : la liberté et la différence.
    - Les théologiens, les philosophes, les artistes, les amoureux ont en commun cette affirmation que la liberté est le bien  propre de l'être humain. La liberté, on se bat pour elle, on se bat contre elle, elle est toujours là ; elle peut être exaltée ou bafouée, utile ou utilisée, libre ou emprisonnée, elle est toujours là, manifestation de notre conscience d'être humain, énergie de notre agir, force de déploiement de nos potentialités au maximum de leur richesse, en assumant ce que nous sommes, en faisant monter du plus profond de notre être ce que nous sommes.
    - C'est pourquoi, contrairement à ce que l'on peut dire ou penser, la liberté ne consiste pas d'abord à choisir entre le bien et le mal ; c'est une définition pratique mais tout à fait insatisfaisante, pouvant fausser beaucoup d’enjeux. Je suis libre pour me choisir, je suis libre pour me choisir comme être vivant et identifié, libre pour me choisir avec mes différences et même par mes différences, d'ailleurs sur notre carte d'identité on note quelques différences : couleur des yeux, taille. Mon identité profonde est composée de façon complexe, inextricable, avec ma nature physique, mon tempérament, mon éducation, mes inclinations, mon métier, mes valeurs, mes amours, mes échecs, mes fractures ; tout cela ne forme pas des approximations ou des paramètres plus ou moins agréables ou utiles, ils constituent mon terreau avec mes semences et leurs promesses, tout ce ‘matériau’ que  je suis ; j’ exerce en pleine  conscience ma liberté de me choisir, choisir ce « très bon » que je suis aux yeux de Dieu, pour le  faire fructifier et ainsi lui rendre grâce.
    - Un verset du livre des Proverbes me plaît beaucoup, je le médite souvent : « Dieu créa l'homme à son image et le remit à son conseil ; il ne s’agit pas ici du conseil de Dieu, mais du conseil de l'homme, l’homme en son conseil. Dieu créateur laisse l'homme à la charge de l'homme, à sa propre responsabilité d’homme; j'aime ici dire que ce conseil de l'homme est sa conscience, le lieu où siège ses conseillers personnels, la raison, l'intelligence, la volonté ; mais ce conseil est présidé par la liberté, qui après discernement choisit.
    - Mon conseil de conscience présidée par la liberté est donc appelé à exercer une tâche éminemment importante et grave, l'autorité. Selon la terminologie latine, autorité signifie : augmenter, croître, grandir, développer, épanouir. J'exerce mon autorité dans le conseil de ma conscience, sous la vigilance attentive et active de ma liberté pour grandir et me développer selon mon identité et toute mes capacités différentes et variées. L'expression ‘en mon âme et conscience’ renvoie à cet exercice de l’autorité, voila ma responsabilité.
    - Je crois, pas simplement comme une opinion mais comme un acte de foi, je crois que là, en ma responsabilité, je suis précieux aux yeux de Dieu, que là, il m'aime par-dessus tout, à cause de ce don qu'il m'a fait d'être remis à mon conseil, dans la liberté qu'il m'a donné, me choisir comme un bien, pour mon bien et le bien des autres.
    - Cela rappelle le  texte de Paul Tillich,  travaillé hier, sur le courage de l'individualisation et le courage de la participation, mais n'est-ce pas un seul et même courage que celui de choisir d'être et d'être avec d'autres êtres.

    Enfin, du troisième parterre, je cueille cette plante apparemment épineuse, dont on peut se méfier : l'institution, avec celles qui croissent et fleurissent tout prés : Jésus et l’Église.
    - J’aime particulièrement l’institution, (hum !!!) celle de l’Église, mais à cause de cette phrase du prologue de Jean, véritable faire-part étonnant, déclaration d'amour de Dieu pour l'être humain : « le Verbe s'est fait chair ». Dieu, Fils éternel, Parole divine, épouse la chair de l'humanité, consent à la chair de l'humanité pour vivre avec elle une alliance nouvelle et éternelle , oui, dans la chair, avec la chair et pour la chair, au-delà de la mort. En quittant la chair terrestre dans sa mort, le Christ n'a pas abandonné à la terre la chair d'humanité, il l’a pris avec lui en sa résurrection selon la chair, pour en faire une chair dans l'éternité. N’est-ce pas pour cela, comme l’a exprimé avec une très juste intuition l’un de nous, que  « Jésus n’a jamais eu honte de la chair ? alors qu’il en a connu les besoins et les fragilités, les vulnérabilités et les blessures. «C’est par ses blessures que nous sommes sauvés », proclame, sans honte, l’apôtre Pierre.
    - L'incarnation du Fils de Dieu, Parole éternelle dans la chair est un consentement charnel. Désormais dans notre chair d'humanité repose, vit, respire, se dit, se donne la Parole de Dieu. Son Verbe est dans la chair pour dire le sens de la chair comme le verbe dans la phrase en donne la signification. Depuis l'Incarnation, il n'y a plus de Parole divine définitive hors de la chair et dans toute chair ; donc toute chair, sans aucune exclusion, est habitée par une Parole de vie divine, elle en porte les semences, et capable d’en exprimer les croissances. Paul l’affirme : « La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche, elle est dans ton cœur» (Rom 10,8).
    - Jésus n'a pas fondé une institution, ni plus prolongé les institutions juives de son temps, le temple, les lois, les sacrifices ou le sacerdoce cultuel; il les a même déclarés caduques ; d'ailleurs de nombreux témoignages de l'Évangile nous signifient bien qu'il était plutôt anti institutionnel et même anticlérical ; d'ailleurs, ces institutions et leur clergé le lui ont bien rendu puisqu'ils l'ont conduit à la croix.
    -  Jésus n'a pas bâti un monument, il n'a pas écrit une constitution avec des lois et des décrets pour gérer ce qu'il transmettait aux apôtres. Mais alors, que leur a-t-il laissé ? Il les a institués dans le mystère de son Incarnation, il les a fondés dans le mystère de sa Paque, en sa mort et sa résurrection, il les a incarnés dans le mystère de sa chair eucharistique, son corps et son sang livré, versé entre leurs mains pour qu'il la perpétue jusqu'à la fin des temps. L’Église est instituée dans la chair du Christ, celle que nous nous lui avons donné, et qu’il nous a rendue, chair pardonnée et réconciliée, chair guérie et ressuscitée, toujours livrée « pour nous et pour la multitude », afin nous ayons la vie en abondance. Ceci est « très bon » et de quel prix aux yeux de Dieu !
    - Nous-mêmes, à la suite des apôtres et disciples, nous sommes institués dans la chair du Christ, puisque nous prenons et mangeons son corps, et buvons son sang ; nous sommes ainsi constitués en Église ; membre du Christ  et membre de l’Église, ceci est la force de notre témoignage d’amour pour l’humanité. Bien sûr, il faut quelques institutions, organisations, lois communes, ministères et rites,  pour faire vivre la communauté, mais  ce n'est pas d'abord en eux que se trouvent nos raisons de vivre, d’aimer et de croire.
    - L’Église est extensible, sans limite ni frontière ; si on peut dire qui en fait parti, nul ne peut jamais dire qui n'en fait pas partie, puisque l’Église est ce corps organique et vivant tissé des relations de chacun avec le Christ Seigneur, dans la communion fraternelle de nos compagnonnages quotidiens.

    Voici donc mon bouquet de fleurs, il me faut maintenant les lier d’un seul et symbolique ruban ; je l'ai glané dans le chant de la prière de lundi matin « L'arc-en-ciel en signe d'alliance éternelle », en bel accord avec cette intuition du philosophe Jean Guitton : « La couleur est la gloire de la lumière. » La lumière descend d'une seule clarté en ligne droite et directe du ciel ; l'arc-en-ciel se compose de plusieurs et harmonieuses couleurs, se fréquentant de façon très proche, sans confusion ni exclusion, sur le mouvement d'une courbe souple reliant le ciel et la terre, sans que l'on sache si elle naît du ciel pour rejoindre la terre ou si elle jaillit de la terre pour s’unir au ciel. L’Église, chaque Église et toute Église, est ce signe qui relie la terre et le ciel où chacun est si précieux aux yeux de Dieu, en la conscience de son existence et dans le déploiement de ces différences. L’Église est ce signal entre le ciel et la terre pour dire cette alliance du Christ et de l'humanité. Devenons libres, et avec autorité, jouons la différence de nos existences en toute couleur, gloire de Dieu, notre lumière.



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  • In memoriam, frère Antoine Lion

    Notre Communion Béthanie salue la mémoire du frère Antoine Lion, dominicain, décédé le 22 mai dernier, co-fondateur en 1990 de l'association Chrétiens Sida.

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    Cette association nationale œcuménique s'est donnée pour objectifs d'aider les chrétiens « à réfléchir aux implications culturelles et sociales, éthiques et pastorales, de l'infection au VIH/ SIDA », mais aussi à « prendre toutes les responsabilités dans la lutte contre la maladie et sa prévention », à « marquer leur attention et leur solidarité avec les personnes touchées et leurs proches » et à « faire évoluer les mentalités ».
     
    Nous rendons grâce pour frère Antoine, qui a su, par son action, son à-propos et sa prière, faire bouger les lignes.
    Un véritable fils de saint Dominique : du cœur aux marges de l’Église, des marges au cœur de l’Église !
     
    Frère Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie.




    Lien vers le couvent des dominicains ici