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Retraites

  • Les pépites de notre retraite chez les sœurs du Cénacle à Versailles les 27-28 novembre 2016

    2016-11-27-Senacle-à-Versailles.jpgUne maison chaleureuse, un parc aux couleurs flamboyantes, pour la retraite d’automne de la Communion Béthanie, nous avons une nouvelle fois eu la joie d’être accueillis à Versailles chez les sœurs du Cénacle.


    Nous étions une cinquantaine de retraitants, frères et sœurs et amis de la Communion venant de toute la France et de la Suisse.

    « Incarner la miséricorde »

    Pour cette édition 2016, Véronique Margron, dominicaine et théologienne, est venue nous offrir des paroles fortes sur le thème de la miséricorde. Une belle manière de prolonger l’élan initié par le pape François durant l’année jubilaire.

    « Mon Dieu ma miséricorde ! Que vont devenir les pécheurs ? ».
    Évoquant les mots de Saint Dominique, notre sœur Véronique a développé une stimulante réflexion sur le sens même du mot « miséricorde » chez le fondateur de l’ordre des dominicains. L’invocation en forme de cri de St Dominique remonte des entrailles bouleversées de celui qui voit la misère de l’autre. Cette façon d’ « avoir la misère à cœur » ne se réduit pas à de l’émotionnel. L’élan miséricordieux devra se traduire dans un agir. « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mathieu 25, 45). Mais attention, pour Dominique l’agir miséricordieux ne se réduit pas au FAIRE, à une liste de « bonnes œuvres » à exécuter par devoir. Cet agir est avant tout une manière d’ETRE au monde. Cette qualité de présence à moi-même, à Dieu et aux autres devient force de transformation. Recevoir de Jésus Christ sa façon d’être au monde fait de moi un co-créateur de miséricorde que mon corps de chair et d’Esprit pourra discrètement mais sûrement diffuser…

    La miséricorde est « puissance du minuscule »

    « Qu’est-ce que je peux y faire ? »
    Nous faisons tous l’expérience amère de nous retrouver impuissants face au trafic du monde. Sœur Véronique nous invite à recevoir la miséricorde comme une force, mais comme une puissance qui se déploiera dans l’humble ordinaire de notre quotidien. C’est la force du geste, du regard, de la parole, le minuscule qui porte fruit, comme la graine dans la terre. Il n’y a rien de dérisoire dans cet ordinaire puisque Jésus Christ, lui-même, l’a épousé.

    7 manières de dire la miséricorde

    2016-11-27-Véronique-Margron.jpgPoussant encore plus profond sa réflexion, Véronique Margron nous a invité à ré- entendre les paroles que Jésus prononce sur la Croix. Ce passage de la passion illustre bien comment le Christ, recevant la miséricorde de son Père, la redonne à la multitude des hommes, jusqu’à l’extrême de sa vie. Les 7 paroles du Christ en Croix commentées par Véronique sont de véritables « pépites spirituelles ». Ne pouvant tout restituer, en voici trois illustrations :

    « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc, 23.34)
    Alors que Jésus fait face à ses bourreaux, il remet à un autre, son Père, la question du pardon. Ce qui nous paraît souvent impossible, pardonner, est laissé à Dieu. Comme le dit sœur Véronique « A nous l’art du possible, à Dieu l’art de l’impossible ». Jésus, en adressant son « Pardonnes leur » rejoint toutes nos impossibilités de pardonner. Cette parole est aussi éminemment créatrice de miséricorde car elle ouvre un avenir aux bourreaux.

    « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15.34)
    Dans ce cri du Fils, il y a tous nos cris quand nous vivons la désolation, l’effondrement, la douleur abyssale. Jésus, vivant totalement la condition humaine vient habiter notre désolation. « Il ne nous sauve pas DU malheur. Il nous sauve DANS le malheur, y habitant avec nous. » Prends ton grabat-désolation et marches ! C’est encore la force créatrice de la miséricorde.

    « J’ai soif ! » (Jean 19.28)
    Jésus, celui qui est l’eau vive, a soif ! Et Il ne peut étancher sa soif lui-même, lui qui est l’eau vive des autres ! Lui, la miséricorde faite chair, nous implore car il n’est pas Dieu sans nous. Cette parole de Jésus fait de nous des co-acteurs de la miséricorde.

    Durant ce weekend, au cœur de l’eucharistie du premier dimanche de l’Avent, nous avons eu la joie de célébrer l’accueil en Communion Béthanie de notre frère M. Nous avons aussi accompagné notre frère B. dans son entrée dans le temps de Nazareth.

    En toute fraternité,
    Votre sœur Béatrice.

     

  • Retraite 2016 à Mazille du 6 au 10 juillet 2016

    Retraite annuelle d’été de la Communion Béthanie

    Un crucifix de bois très pauvre, posé sur deux bottes de foin. Les carmélites en tenue de travail qui nous invitent à chanter les vigiles au coucher du soleil devant les champs fraîchement fauchés. C’est ainsi que s’ouvre, sous la voûte d’un ciel étoilé bourguignon, notre retraite au Carmel de la Paix en ce mois de juillet 2016.
    Le champ des oiseaux, un soleil radieux, la danse des papillons autour des fleurs, nous nous retrouvons dans un environnement porteur qui nourrira notre intériorité au fils des jours. « Communion Béthanie, terre de silence et de miséricorde » tel est le thème choisi pour cette retraite d’été où chemine ensemble une quarantaine de frères, sœurs et amis.

    2016-07-10-Mazille---Soeurs.jpgAu commencement du chemin, Jean Michel, notre frère prieur, rappelle l’intuition phare de notre communion : oser descendre en nous, là où murmure la source de notre vie, Jésus, le Christ. En Communion Béthanie, nous sommes invités à vivre un monachisme intériorisé. Comme le moine et la moniale, nous désirons faire silence au cœur du monde et nous laisser transfigurer par Jésus. Ainsi nous deviendrons icône de Sa Présence. Ce chemin d’intériorisation est un chemin d’amour qui nécessite un travail patient, où il s’agira surtout de se laisser aimer. Dieu nous prend tel que nous sommes et nous apprendra peu à peu à bien orienter tous nos désirs. Car comme le dit Jean Michel, citant un moine orthodoxe, « Il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’y a que des herbes qui ne sont pas à leur place ». La communion sera aussi ce petit laboratoire où nous essayons d’aimer. Nous aimer nous-même, et aimer l’autre, sans jamais exercer sur lui de pouvoir, de séduction ou de manipulation. Cet « art d’aimer » avec justesse, chastement, nous est enseigné par Jésus lui-même. Enfin, notre monachisme intériorisé sera aussi intercession constante pour tous nos frères et sœurs en humanité.

    Pour plonger au cœur du thème de la miséricorde, notre frère Bernard nous offre un petit voyage au cœur de la Bible. Contrairement aux idées reçues, le Dieu de justice (assimilé à l’ancien testament et son « Dieu punisseur ») ne s’oppose pas au Dieu de miséricorde (les évangiles et son « doux Jésus »).
    Dès la Genèse, l’homme est tissé dans des entrailles de miséricorde, crée à l’image de son créateur, pour lui ressembler. C’est sa vocation d’aimer comme il est aimé. Or, quand l’homme s’éloigne, rate la cible de l’amour en se laissant berner par d’illusoires mirages, Dieu va faire œuvre de justice, non pas pour le brimer mais réorienter ses désirs. En quelque sorte, Dieu est touché aux entrailles quand il voit l’homme prendre des chemins de mort alors qu’il est né pour la Vie. Nous serons donc parfois émondé par notre Père, parce qu’il voit grand pour nous…Toute l’histoire biblique reprend cet équilibre entre justice et miséricorde de Dieu. Ne les opposons pas !

    À mi-chemin de la retraite les participants ont eu la joie d’être accueillis en clôture, pour rencontrer la communauté des carmélites. L’occasion d’échanger librement avec nos sœurs en toute fraternité. Sœur Marie Paule, prieure à Mazille, évoque le chemin parcouru par notre Communion depuis quelques années. « Vous avez mûri, l’Esprit est à l’œuvre ! »

    2016-07-10-Mazille---Silence.jpgL’arrivée à Mazille de Marie-Laure Durand, théologienne, ouvre une autre étape de la retraite. Nous approfondissons le thème du silence. Pour évoquer cette réalité décisive pour le priant, Marie Laure commence à parler…du bruit ! Bruit extérieur mais surtout bruit intérieur assimilable à une radio incessante qui nous envahie de jour comme de nuit…
    Pour rentrer dans le silence véritable il faudra d’abord reconnaître tout ce brouhaha interne fait de jugements, d’étiquetage sur tout, d’émotions envahissantes…
    Nous pourrons ensuite descendre plus profond et accueillir le réel dans sa complexité, ouvert à ce qui surgit, libéré de ce que l’on croit savoir sur soi, sur les autres et sur Dieu. Marie Laure évoque aussi ce que dit la bible sur le silence. Avec cet aspect crucial : le silence de Dieu. Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ? Or, ce n’est pas parce que je n’entends pas Dieu qu’Il ne me parle pas. Saurais-je l’écouter ? Je ne peux pas l’entendre si mon attente est trop précise. Le silence de Dieu interroge ma théologie, ma manière de penser le Tout Autre. Heureux silence qui me déloge de ce que je crois savoir. Bienfaisant silence qui m’entraine vers l’inconnu…

    Autre visite durant cette retraite à Mazille : Frère Émile de la communauté de Taizé, venu en voisin nous offrir trois mots clés chers à Frère Roger. Chercheur. Nous sommes tous des débutants en marche dans la vie spirituelle. L’Esprit est notre guide. Libre. Personne ne peut imposer la foi à un autre homme. Pas plus que Dieu ne s’impose à nous. Crée libre, à son image, nous inventerons une réponse personnelle à son appel. Confiance. Durant notre pèlerinage en ce monde, il sera bon d’oser la confiance. Cela suppose de sortir du scepticisme permanent, alibi pour ne rien entreprendre ! Et si la confiance était au commencement de tout ?

    La Communion Béthanie est une petite fraternité de prière qui s’élargit. Outre la venue durant cette retraite à Mazille de nouveaux amis, nous avons célébré la célébration d’accueil de notre sœur L. et de notre frère T. Nous avons aussi partagé la joie de notre sœur L. qui a prononcé son vœu de charité.
    La retraite s’est terminée dans l’action de grâce, chacune, chacun, repartant sur les chemins du monde, avec l’intime conviction que nous cheminons tous « de commencement en commencement » (Frère Roger)

    Béatrice, une sœur de la Communion Béthanie

  • In memoriam

    Nous venons d'apprendre le décès, ce samedi 9 avril au matin, de mère Marie-Thérèse.

    Nos sœurs du Carmel de la Paix à Mazille s'expriment ainsi :

    « Elle nous laisse la trace brûlante d'une vie donnée jusqu'au bout pour sa communauté, pour l'Eglise, pour la seule gloire de Dieu »
    Pour notre part, nous garderons de Mère Marie-Thérèse ce visage de bonté, ce doux sourire lors de nos retraites d'été au Carmel.

    2016-04-12-Mazille.jpgC'est avec cœur et gratitude que notre Communion Béthanie s'unira à la célébration d'A-Dieu ce mercredi 13 avril à 11h.

    En communion de joie pascale,

    votre frère, Jean-Michel+

    prieur de la Communion Béthanie

  • Weekend spirituel pour les personnes transgenres du 18 au 20 mars 2016

     

    2016-03-18-20-Centre-spirituel-de-saint-Hugues-de-Biviers.jpg


    La Communion Béthanie propose un weekend spirituel pour les personnes transgenres et celles concernées indirectement.

    Quand ?               Du vendredi 18 mars 2016 à 12h au dimanche 20 mars à 15h30.
                                  Possibilité d’arriver le jeudi soir.

    Où ?                     Centre spirituel de saint Hugues de Biviers en Isère, près de Grenoble
                                  313, chemin de Billerey / 38330 Biviers
                                  (http://www.sainthugues.fr/) Tel : 04 76 90 35 97

    Thème :               Passage

    Intervenants :    Jean-Michel, frère prieur de la Communion Béthanie
                                  Jean-Denis, frère de la Communion Béthanie
                                  Jean Raison, jésuite (à confirmer)
                                  Isabelle, sœur de la Communion Béthanie

    Des informations pratiques suivront.

    Le ton sera celui d'une grande liberté fraternelle, d'un profond respect du cheminement particulier, d'une réelle confidentialité : temps de partage, temps de méditation dans un cadre naturel magnifique, convivialité.

    Merci de diffuser largement ce message. 2016 03 18-20 Weekend spirituel pour les personnes transgenres.pdf

    Vous pouvez déjà exprimer une première inscription à
    isabelle.marre@yahoo.fr ou au 04 79 37 83 75

    Sororellement et fraternellement,
    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie.

  • Relecture de la retraite de novembre 2015 au Cénacle de Versailles


    2015-11-28-Cenacle.jpgNous nous sommes retrouvés une quarantaine de frères et sœurs et d’amis de la communion Béthanie. Joie des retrouvailles mais aussi joie de rencontrer de nouveaux visages : C., C., A., I. et L.

    Nous avons vécu un beau temps de prière le samedi matin suivi d’un temps où nous avons pu écouter le frère dominicain J. P. B. O. distinguer le pardon de la miséricorde. Puis au moment de la sieste, J. P. B. O. a réussi à nous tenir éveillé avec une interprétation renouvelée autour du récit de la samaritaine. Sa parole poétique et mystique a touché certains quand il a dit que « Le cœur est ouvert que s’il est broyé ». J. P. B. O. ému, a pleuré lorsqu’il a parlé du père Jean Joseph Lataste (qui a fondé la communauté des sœurs de Béthanie au 19ème siècle avec Mère Henri Dominique).

    Nous avons terminé l’après-midi avec un temps de prière où J.-M. a partagé plusieurs perles reçues d’une religieuse dont celle-ci : « Consentir à l’échec permanent ». Nous avons prié pour la réécriture, en février 2016, de la charte de la Communion Béthanie. La soirée fut festive avec la célébration de l’accueil de B., C., et N. Festive aussi par la célébration de la messe du premier dimanche de l’avent qui marque le début de l’année liturgique. Festive enfin par ce temps de partage autour de la guitare de B. et de D.

    Le dimanche matin, nous avons vécu un temps de prière en union avec les personnes qui travaillent pour la COP21. Prière sur la Création ; sur les minéraux, les végétaux, sur les animaux sauvages et domestiques. Puis nous avons pris un temps avec J. P. B. O. pour revenir sur le pardon, sur les figures bibliques,…

    Ce weekend a été un beau temps de communion avec un appel renouvelé à la pudeur, à la discrétion, et à la délicatesse pour les hommes et les femmes de notre temps qui sont traversés par le désir de transparence et d’immédiateté.

    J.-D.

     

  • Week-end pour les couples au Châtelard, 14-15 novembre 2015

    Chemins de vie chrétienne pour notre couple homosexuel : fidélité, fécondités …

    « Nous sommes en couple homosexuel depuis quelques années et désirons vivre à la lumière de l’Évangile notre chemin, pour un chemin de vie avec le Seigneur, entre nous et avec le monde. »

    Le lieu
    2015-11-14-15-Chatelard.jpgLe Châtelard (à 8 km de Lyon) propose un temps pour se poser, réfléchir, prier, échanger, à cette fin, du samedi 14 novembre 9h30 au dimanche 15 novembre 17h. Nous alternons entre des temps seul, à deux, et en groupe. L’animation est portée par un jésuite et un frère de la Communion Béthanie.

    Pour s’inscrire
    Vous passez par le site internet du Chatelard : www.chatelard-sj.org Sur la page d’accueil, vous cliquez sur « En pratique », puis, en-dessous, sur « Formulaires d’inscription » ; et là vous prenez « inscription standard ».

    Le week-end
    Sur 2 journées, cette pause ressourçante nous amènera à approfondir la fidélité et nos fécondités dans nos récits de vie. Chaque couple pourra relire son récit (1er temps, qui serait bon d’être préparé avant de venir), pour ensuite l’accueillir sous le regard de la foi, la fidélité (2ème temps), et des fécondités (3ème temps), pour se redire un projet de vie à deux. Comme évoqué, nous alternerons des temps seul, à deux, en groupe, autour de quelques pistes de réflexion ou, parfois, de prière.

    Le coût du séjour
    Le montant est évalué, par couple, sous la base suivante :
                                                                pension                animation           Total
    Si les 2 n’ont pas de revenu          117 €                    42 €                      159 €
    Si un seul perçoit un revenu         117 €                    75 €                      192 €
    Si les 2 ont un revenu                     117 €                    108 €                    225 €

    Ce montant couvre en fait à peine les frais de la Maison, mais en cas de difficultés financière, ne pas hésiter à nous en parler, à l’Accueil ou au directeur, en arrivant ou lors de l’inscription.

  • Retraite d’été de la Communion Béthanie chez les sœurs du carmel de MAZILLE, du mercredi 7 au dimanche 12 juillet 2015

    Comme la chaleur de l’été est lourde,
    Notre vie devient plus lourde
    En devenant plus féconde.
    Mon Dieu, aidez-nous à porter son poids
    Comme on porte le poids des jours d’été.
    Aidez-nous à porter ses tendances contradictoires,
    Comme on porte un orage qui ne dure pas.
    Aidez-nous à revenir sans cesse à votre grâce
    Comme à la seule source fraîche.


    Madeleine DELBRÊL

    2014 09 01 Mazille.jpg


                   Les frères et sœurs de la Communion Béthanie, entourés de leurs amis, sont doublement fidèles au début de ce mois de juillet, fidèles à la fois aux sœurs du carmel de Mazille – qui les accueillent avec un élan de joie véritablement inspiré par le cœur – et à leur retraite d’été annuelle qui ouvre un temps de fraternité conviviale et dynamique sur le thème Souviens-toi de ton avenir, riche d’une belle promesse d’accomplissement pour notre belle Communion Béthanie qui fête ses dix ans de croissance spirituelle et reçoit le beau cadeau de sa fécondité : la célébration du temps de Nazareth de notre sœur Elisabeth et l’accueil de cinq nouveaux frères et sœurs à l’issue d’un cheminement qui porte du fruit ! Durant ces quelques jours, il est offert à chacun(e) de se tenir debout et de se mettre en marche, de se ressourcer et de prier sur une terre de silence et de miséricorde afin de consentir à commencer, de se lever et de marcher au creuset de nos vies, sans cesse traversées par le tumulte mais qui expriment, même à la marge, un profond désir de Dieu ; à l’écoute surtout d’un Dieu qui a fait déborder jusqu’à nous sa grâce – là où nous sommes – nous inspirant de vivre un triduum pascal durant cette récollection, au rythme d’une alternance équilibrée entre les signes forts, donnés et reçus, et les temps de désert et de germination, jalonné aussi par trois enseignements d’une réelle profondeur en lien constant et nourri avec la liturgie proposée par le carmel.
                   Le premier enseignement est dispensé par une amie franciscaine de la Communion Béthanie, Elisabeth, et porte sur la vie fraternelle selon la règle de saint François. Deux points essentiels retiennent l’attention de l’auditoire et sont mis en résonance dans le cœur de chacun(e) : la fraternité tout d’abord, reçue et vécue comme un don et non comme une affinité élective car on ne se cherche pas des frères, le principe d’une diversité sans limite ensuite, à la base d’une vocation d’accueil inconditionnel et de partage sans retenue, au risque parfois de dérouter et de renverser les perspectives. En particulier, l’épisode de saint François en butte aux lépreux a beaucoup frappé : ce récit bipartite de la tentation de l’évitement , puis de la miséricorde de saint François descendant de cheval pour embrasser le lépreux illustre le cheminement lent et ardu de la conversion du cœur, de l’amer vers la douceur, une traversée accomplie par la grâce de Dieu et réalisée dans un geste d’accueil qui trouvera dans la cérémonie du lavement des pieds, en ce même jour de jeudi saint, un acte posé par chacun des participants de la retraite, renouvelant et enracinant dans le cœur l’un des fondamentaux de la Communion Béthanie : son charisme et sa vocation de service.
                   Le second enseignement est animé par notre frère Manuel qui nous présente un exposé clair et documenté sur les lignes de fractures, définies tout d’abord comme une altération profonde et irréversible dans nos besoins – c’est le temps du drame de la souffrance – mais aussi comme la possibilité d’une initiative de l’Amour de Dieu pour chacun(e) de nous, en qui il fait sa demeure, si nous y consentons – c’est le temps de la grâce qui unit en Dieu les larmes de l’homme et en l’homme la joie divine. Aussi à l’aune de nos vies cabossées, le salut se trouve-t-il, non pas dans un acharnement à la guérison, en vain, mais dans une disponibilité à la prière afin de laisser à Jésus le soin de regarder puis d’habiter nos lignes de fractures pour les transformer en dons. L’espérance portée par la prière consiste donc à vivre nos fractures avec le Christ afin qu’il nous rende la souffrance douce et souple. Cette belle mais difficile conversion à l’Amour de Dieu est le lieu d’une rencontre qui détourne l’homme de ses desseins héroïques ou mortifères pour suivre la voie de la miséricorde et du pardon. À chacun et à chacune – au regard de ce qui est blessé dans notre affectivité, notre chair et notre histoire – d’éclairer cette refondation à la lumière, par exemple, de la clémence et du pardon de Joseph pour ses frères, car si le mal reste le mal, la merveille est que Dieu peut en tirer du bien, ou encore de la joie de Jacob découvrant que Joseph est vivant, alors qu’il l’avait cru mort. Ainsi ce verset de Luc fait-il signe de cette joie du père retrouvant son fils : Mon fils que voilà était mort, et il est revenu ! En effet, Dieu ne prend pas le parti de notre «mort», il ne cesse au contraire de nous attendre et de nous solliciter. Autant dire que si nous prenons le temps de relire nos réalités humaines de retrouvailles, de pardon, à la lumière de la Bible et au souffle de l’Esprit, nous sommes conduits vers la contemplation de Dieu. Cette espérance inouïe nous rappelle donc que nos fractures – elles aussi – ont un avenir – mais oui ! – lorsque nous les laissons habiter, investir et transformer par le Seigneur. Cette espérance de salut, nous l’avons engagée et mise en pratique de pied ferme ce vendredi saint, en organisant un chemin de Croix qui a vu s’écouler respirations et chants, se succéder silences et méditations, tous ensemble, chacun à son rythme, sur ce même passage de la mort vers la vie, sur ce chemin de Croix nous unissant en vue de la Résurrection.
                    Le troisième et dernier enseignement nous est prodigué par notre frère Bernard, bibliste de formation, et prend la forme d’une causerie à saut et à gambade sur l’onction de Béthanie, équilibrant soigneusement témoignage personnel, culture biblique et analyses étymologiques. Comme un point d'orgue aux précédentes interventions, il y est confirmé que Béthanie signifie maison du pauvre. La parabole de cet Évangile est ainsi mise à profit pour solliciter chacun(e) d’entre nous au regard de sa foi et de ses engagements ; du fond de notre cœur, en effet, osons la question : Qu’est-ce que je donne ? Car C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra mes disciples rappelle le Christ, comme une invitation inlassablement renouvelée sur le ton d’une douce fermeté à aller toujours plus loin, plus loin encore …. À chacun(e) de nous, donc, de manifester la présence de Dieu au milieu des hommes – de tous les hommes – car nous sommes des lépreux, nous aussi, et c’est à ce titre que nous sommes appelés à œuvrer pour la gloire de Dieu. Certes, cette marche à la suite du Christ manifeste la radicalité de l’appel aux disciples et trouve dans la liturgie de la Parole de ce samedi, une interrogation «angoissée», à hauteur d’homme, exprimée par Pierre dans l’Évangile selon Matthieu : Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu’est-ce qu’il y aura pour nous ? Sur le base de cette première entrave, maladroite mais tellement naturelle … Il revient à chacun(e), à la lumière d'un cœur éclairé par l'Esprit et chemin faisant, de livrer au Seigneur, dans notre prière, ces interrogations légitimes mais transitoires qui travaillent notre désir de Dieu jusqu’à temps fixé où nous nous abandonnerons véritablement à Lui et dans une totale confiance, dans un amour au risque de se perdre.

    Avec le Seigneur, il est toujours question d’un choix préférentiel : si nous ne le plaçons pas en premier et n’en faisons pas l’ordonnateur de toute notre vie, nous risquons d’être exposés à ce qui en nous est «guerre», division, séparation plutôt qu’unité. Choisir de suivre Jésus en l’ayant placé en tête, en premier, en l’ayant vraiment accueilli au plus profond de nous-mêmes, nous conduit à trouver le vrai sens de notre vie, parce que sa source est en lui, et non pas en nous. Le préférer, c’est le mettre devant nous.

    Père Alexis HELG

    2014 10 21 Jean-Michel.jpg

    En cette retraite anniversaire de la Communion Béthanie où notre frère Jean-Michel a reçu une bénédiction solennelle afin de continuer à déployer son beau charisme de prieur et conduire ainsi la Communion Béthanie sur les pas du Christ, dans sa mission d’Eglise, merci à lui, merci également à Monseigneur Ballot et à frère Aloïs de nous honorer de leur bienveillante présence, merci enfin aux sœurs du carmel de Mazille de nous combler de leur chaleureux accueil.

    À chacun et chacune, frères, sœurs et ami(e)s de la Communion Béthanie, un bel été sur ce chemin de Vie ouvert par notre Seigneur, tous ensemble dans une belle unité, au rythme de chacun, sans contrainte d’uniformité.

    De tout cœur, Patrick, un frère de la Communion Béthanie.

  • Week-end spirituel pour les personnes transgenres les 25 et 26 avril 2015

    2015-04-25-26-Centre-spirituel-de-saint-Hugues-de-Biviers.jpg

    La Communion Béthanie propose un week-end spirituel pour les personnes transgenres.

    Quand ?

    • du samedi 25 avril 2015 à 9h. 30 au dimanche 26 avril 2015 à 15h. 30

    Où ?

    • Centre spirituel de saint Hugues de Biviers en Isère, près de Grenoble
    • 313, chemin de Billerey / 38330 Biviers

    Thème :

    • Visages

    Intervenants :

    • Jean-Denis, ami de la Communion Béthanie
    • Isabelle, sœur de la Communion Béthanie
    • Jean-Michel, frère prieur de la Communion Béthanie

    Des informations pratiques suivront.

    Le ton sera celui d'une grande liberté fraternelle, d'un profond respect du cheminement particulier, d'une réelle confidentialité : temps de partage, temps de méditation dans un cadre naturel magnifique, convivialité.

    Merci de diffuser largement ce message.

    Vous pouvez déjà exprimer une première inscription à l'adresse mail suivante : libre.jeanmicheldunand@yahoo.fr

    Fraternellement,
    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie.

  • Retraite d’hiver de la Communion Béthanie chez les sœurs du Cénacle de Versailles, du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2014, premier week-end de l’Avent.


    L'Avent comme un temps pour réapprendre à vivre en présence du Seigneur. 
    2014-12-09-sœurs-du-Cénacle-de-VERSAILLES.jpgCette proposition féconde, inspirée des Évangiles, peut aussi bien donner le ton d’une récollection qu’exprimer un sentiment de paix retrouvée au terme d’une belle retraite. Aussi est-ce dans la joie et avec élan que les frères et sœurs de la Communion Béthanie, entourés de quelques-un(e)s de leurs ami(e)s, se réunissent chaque hiver en ce nouvel an liturgique. Ils savent en effet qu’ils seront nourris par la Parole et comblés  par les retrouvailles. 
    Un premier enseignement, animé par sœur Michèle Jeunet, éveille l'intérêt des retraitants dès le samedi matin en (re)situant les femmes dans l'Eglise, tant par la place qu'elles occupent dans les textes que par les fonctions qu'elles assurent dans l'institution. En substance, il s'agit d'éclairer les Écritures par une lecture féministe et inclusive, illustrée à cette occasion par une exégèse du passage de La Samaritaine.  Cette entrée en matière a permis une rencontre et un premier partage, suivis d'une méditation à la manière des exercices spirituels de St Ignace. L’après-midi s’organise ensuite autour d’une seconde intervention, celle d'Alice Chablis, venue parler d'un livre, intitulé Le Déni, dont elle est la co-auteure, et solliciter notre réflexion après avoir exposé son cheminement et son propos en termes clairs et précis. Il s’agit de témoigner des discriminations dont les femmes sont les victimes dans l'église, à l’aune d’une enquête approfondie et parfois sévère, mais toujours honnête et argumentée, à travers une Histoire de l’Eglise, notamment, qu’elle n’hésite pas à parcourir et à exploiter, pour étayer ses affirmations et mettre en lumière ses propositions. Les frères et  sœurs, leurs ami(e)s aussi, ont été sensibles à une approche dialectique qui met en tension la question de la singularité et le principe du bien commun. De même, le droit canon et le magister ont été évoqués dans leurs liens parfois problématiques avec la liberté et le charisme des hommes d’église en exercice, au quotidien, dans leur(s) paroisse(s). Un échange contradictoire a suivi certaines des conclusions énoncées, faisant émerger des variables et des divergences toujours intéressantes, et si les convictions des uns et des autres ont tenu ferme, le ton ne s’est jamais départi de cet esprit de fraternité qui nous unit.
    Au dîner, servi en abondance, avec toute la prodigalité et la bienveillance de nos hôtes,  a succédé une célébration eucharistique animée par Michel-Pierre : la liturgie de la Parole fut tout particulièrement l’occasion d’insister sur le sens et la signification de l’Avent …  à entendre comme le temps du désir, comme une mise en perspective stimulante qui, certes,  ne nie pas nos manques et nos attentes, mais qui choisit plutôt de tendre toute l’assemblée des croyants vers la fête de la Nativité prochaine comme un moment de joie intense et d’espérance confiante qui ne doivent plus faire aucun doute ! Chacun(e) a alors compris qu’une place l’attendait parmi les veilleurs, dans l'église comme dans le monde, durant tout ce mois de décembre, … Chacun(e) a également compris que cette joie, nous la partagions déjà ce soir-là, priant et entourant notre sœur Anne-Marie qui prononçait et fêtait son  entrée dans le Temps de Nazareth, à l'occasion d'un nouveau seuil, ô combien sérieux ! sur ce chemin offert par notre Seigneur au sein de la Communion Béthanie, l'engageant plus avant (Eh oui !) dans sa vocation de service … Si la célébration se veut simple, elle se donne aussi pour solennelle, grave et légère à la fois !  En effet, c’est parce qu’elle nous unit vraiment au Seigneur qu'elle noue plus solidement encore le lien fraternel qui nous rassemble. 
     Ce week-end, lumineusement chargé, est (trop) court mais intense. Il nous invite, chacun et chacune, à rendre grâce  pour tous ces beaux visages, visages nouveaux …  visages renouvelés ; il nous invite à recevoir chaque temps  d'échange et de partage comme un don gratuit qui répare et enchante nos vies, non pas en nous berçant d'une illusion grisante, mais en nous plongeant au cœur et au sein du réel, vigilants mais confiants, avec  Lui, dans le désir, toujours ... dans le déni, jamais !  

    À chacun et à chacune d'être veilleurs, 
    oui, veilleurs … mais veilleurs dans la joie !

    De tout cœur,
    Patrick, un frère de la Communion Béthanie

    Le dimanche matin nous avons partagé en 3 groupes sur « Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. » Psaume 63.5.
    Chaque groupe a préparé une prière que nous avons partagée avant de nous disperser :


    Prière 1 : 

    2014-12-09-slam.jpgPour ces visages,
    Comme des rivages,
    Je te bénis.
     
    Pour ces cœurs d’or,
    Quand je m’endors,
    Je te bénis.
     
    Pour ces rencontres,
    Sans fausse honte,
    Je te bénis.
     
    Pour cette confiance
    Quand je me lance,
    Je te bénis.
     
    Pour l’émotion
    Dans mon action,
    Je te bénis.
     
    Quand dire du bien,
    Ca fait le lien,
    Je te bénis.
     
    Pour tout ce don
    Dans le pardon
    Je te bénis.
     
    Quand je me tais,
    Que tu te tais,
    Je nous bénis.


    Prière 2 :
     
    2014-12-09-croiser-les-poignets.jpgSeigneur, toute ma vie, je veux te bénir.
    Pour la vie que tu nous confies non dénuée de nuit.
    A la grâce de la prière, nous cheminons et pouvons l’accepter.
    Avec toi, j’ai envie de marcher avec plus de joie dans le cœur.
    Avec toi, présent en chaque frère et sœur, je ne serai plus jamais seul.
    Donne-nous envie d’avoir envie même les jours où tout n’est que vanité.
    Je sais, aujourd’hui, que tu ne peux pas lâcher ma main.
    Béni sois-tu, Seigneur.


    Prière 3 :
     
    2014-12-09-chaque-jour-comme-un-cadeau.jpgToute ma vie, je vais te bénir :
    Pour le désir de la rencontre,
    Pour nous accepter tel que nous sommes,
    Pour retrouver la légèreté de l’enfant intérieur,
    Pour considérer chaque jour comme un cadeau.

    Tu es celui qui nous permet
    De dénouer nos nœuds.
    De nous dépouiller de certaines certitudes.

    Aujourd’hui est un présent.
    Veiller, c’est espérer.

  • Communion Béthanie sur RCF - Radios Chrétiennes Francophones

    2014 09 01 Mazille.jpgDans le cadre de l'émission "Contre-courant", un reportage concernant notre Communion Béthanie (retraite de juillet 2014 au Carmel de la Paix à Mazille) sera diffusé, sur le réseau national :


    Mercredi 10 septembre 2014 à 13h 32,
    Samedi 13 septembre 2014 à 14h.
     
    Celles et ceux qui veulent le podcast, merci de vous rendre dès mardi 9 septembre 2014 à la page :
    http://podcast.rcf.fr/emission/142046

    Très fraternellement, en Jésus le Christ,
    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie.