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Retraites

  • Retraite de la Communion Béthanie aux Fontanilles, du samedi 21 au mercredi 25 juillet 2018

    Notre Communion Béthanie s’est retrouvée, cette année encore, à la Communauté de la Roche d’Or pour sa retraite d’été - cette fois-ci non plus à Besançon mais près de Perpignan, aux Fontanilles. « Monachisme intérieur et cohérence » était le thème de ces journées spirituelles et fraternelles qui rassemblaient 41 retraitant-e-s.

    Accueillir l’enfant…
    2018-07-21-25-CR-1.jpgLe Père Florin, fondateur de la Roche d’Or, disait que les Fontanilles ont un air de Terre Sainte ! Le paysage, le soleil, la végétation, la délicatesse de la communauté sont invitation au voyage intérieur pour « se laisser faire » et entrer en retraite… Dès les premiers instants de la veillée du samedi soir, le ton est donné par Jean-Michel, notre Prieur : nous sommes ici pour respirer, laisser vivre en soi l’enfant… Jésus s’est fait tout petit enfant, et il nous dit : « Laisse-moi enfin t’aimer… Laisse-moi aimer ton corps, ton esprit, ton âme… Désarme-toi… ». Cette vulnérabilité consentie - la fragilité assumée et transfigurée - nous sera rappelée à chaque moment de prière à la chapelle où, en ce soir d’été, la crèche de l’Enfant est faite avec les brindilles de paille que chacun et chacune vient y déposer. Ce soir, c’est Noël, bonne Nouvelle !...

    Aimer…
    2018-07-21-25-CR-3.jpgCe dimanche 22 juillet est la fête de sainte Marie-Madeleine, tant aimée en Communion Béthanie ! Christine nous parle de la charité - cœur de la foi chrétienne mais un mot aussi tellement galvaudé ! A partir de son expérience personnelle, puisant dans le judaïsme, l’Islam et le bouddhisme, puis dans la Tradition chrétienne, évoquant aussi l’art, elle nous invite à scruter les différents sens du mot « charité » pour aller jusqu’en sa signification profonde qui a ses racines dans la révélation de Dieu-Amour - Caritas. La charité est de Dieu et elle suscite une conversion toujours à renouveler pour rompre le cercle vicieux de la violence en nous : un appel incessant à « essayer d’aimer »… Car « si nul n’est obligé d’être ami, nul n’est dispensé d’être frère » - ce qui, en Communion Béthanie nous engage les uns avec les autres, et pour tous. Pour ne pas vivre « une foi cosmétique », selon le mot du pape François. Aujourd’hui une foule immense attend qu’on lui annonce le Christ Vivant et source de Vie - et particulièrement de très nombreux jeunes « LGBT+ » : serons-nous son visage, sa présence au cœur de ce monde ? « On ne donne Dieu que par rayonnement » disait Marthe Robin !

    Aimer en acte et en vérité… Dans notre vie, où est-ce facile ou difficile ? En quoi la charité construit l’autre et la communauté ? En petits groupes, durant l’après-midi, nous échangeons sur ces questions. Le fruit de cette réflexion est offerte au Seigneur dans les intentions de prière des Vêpres qui ouvrent l’Eucharistie dominicale. Nous pensons particulièrement à Christine qui doit quitter demain les Fontanilles pour se rendre au chevet de sa maman accidentée. L’amour en acte…

    Le silence…
    2018-07-21-25-CR-2.jpgLundi, Manuel et Brigitte nous parlent du silence - ce qui peut paraître antinomique mais est pourtant parfois nécessaire ! Manuel nous invite à une promenade biblique avec de grands silencieux qui sont surtout de grands écoutants … Marie de Béthanie, Abraham, Elie, Job. On retiendra particulièrement que « le silence est aussi l’obstination de celui/celle qui a trouvé sa juste place, telle Marie de Béthanie aux pieds de Jésus ».

    Brigitte nous murmure que le silence, c’est « s’effacer pour laisser être la présence »… A travers l’Écriture, nous écoutons différentes manières d’être du silence, sans oublier qu’il peut y avoir un silence mortifère… Pour « laisser être la présence », un juste discernement est donc toujours nécessaire : pour « laisser la place » à l’autre, à soi, à l’Autre.

    Durant l’après-midi, à la chapelle, Loan nous aide à entrer dans cette écoute silencieuse qui commence par l’écoute de soi. Et nous voilà en exercices pour apprendre à écouter son corps ! Découverte pour les uns, approfondissement pour d’autres… L’échange qui suit manifeste combien cet exercice est bon ! « Laisser être la présence », pour soi, pour les autres, pour l’Autre…

    A la veillée du soir, dans la joie, se renouvelle l’émouvante cérémonie du lavement des pieds pour le dixième anniversaire du vœu de charité de Brigitte. A genoux devant les siens, le Seigneur Jésus s’est mis à notre portée pour que nous puissions nous laisser regarder - et le regarder… Ce soir, Jean-Michel nous offre à chacune et chacun le cadeau du geste de l’onction des pieds - comme Marie à Béthanie - en signe de la présence du Christ en chacune et chacun.

    Monachisme intérieur…
    2018-07-21-25-CR-4.jpg« La Communion Béthanie désire être une communion d'alliance contemplative, dans le rayonnement de sainte Marie-Madeleine attestant le regard bienveillant et inconditionnel de Dieu sur toute femme et tout homme, particulièrement les personnes homosensibles et transgenres ». Elle désire vivre et offre un monachisme intériorisé. En ce mardi, Jean-Michel nous parle des fondamentaux que sont, en Communion Béthanie, la pudeur, la discrétion, et les conseils évangéliques.

    Loin d’un discours moralisateur, il nous invite à regarder Jésus, LE pudique, LE discret, LE pauvre, LE chaste, L’obéissant… S’inspirant du pasteur ermite Daniel Bourget il commente l’attitude de Jésus avec la femme accusée d’adultère : avec quelle discrétion, il relève cette femme aimée pour elle-même, en vérité… Si seulement ceux qui la condamnaient étaient restés, ils auraient aussi entendu, et pour eux-mêmes : « Va, je ne te condamne pas » ! Nous devons prier jusqu’à en être fatigués pour croire enfin que Dieu nous aime… Car sur ce chemin de l’unité intérieure que nous cherchons - de là le monachisme intériorisé ! - il nous faut consentir à toujours recommencer. Baptisés, nous sommes plongés dans le Mystère du Christ, de sa Mort et de sa Résurrection : vivre notre baptême, c’est regarder Jésus pour sans cesse réorienter sa vie, à partir de Lui et en Église… En définitive, comme nous le rappelait hier Manuel, à l’école de Jean de la Croix, il faut écouter Jésus : « Le Père a dit une parole qui est son Fils ; Et il la dit toujours dans un éternel silence ; Et c'est dans ce silence que l'âme l'entend ».

    Dans l’après-midi, des réunions en petits groupes manifestent et organisent la vie de la Communion Béthanie. Un échange - trop court ! - avec la communauté de la Roche d’Or est particulièrement apprécié : l’histoire de la fondation, le charisme de la communauté…

    Le soir la traditionnelle veillée festive nous rassemble avec la communauté pour chanter et partager ce qui a été vécu en ces jours intenses… De festive, elle devient un temps de prière, en action de grâces, les uns pour les autres, les uns avec les autres… Une action de grâces qui se continue, mercredi matin, dans l’Eucharistie. Ces jours de retraite sont offerts au Seigneur, avec une longue prière de bénédiction - un appel suppliant et bénissant aux quatre coins cardinaux, vers le monde entier, et particulièrement vers les personnes homosensibles isolées et persécutées.

    Il est venu le moment de se séparer. Mais les cœurs sont unis. Les Fontanilles signifient les petites fontaines… Auprès de Jésus, la source rejaillit sans cesse… Et le mot de Florin, fondateur de la Roche d’Or, résonne : « Continuez ! Continuez ! Tout est en avant » !

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

  • Communion en toute INTIMITE, au monastère de Chalais, du 16 au 18 mars.

    « Mais toi, tu étais plus intérieur que l’intime de moi, et plus haut que le sommet de moi-même » Saint Augustin


    Chères amies, Chers amis,

    2018-03-16-Chalaissous-la-neige.jpgLe printemps fait éclore ses bourgeons, et je suis bien en retard pour vous faire part de notre retraite d’hiver, qui a eu lieu il y a quelques semaines au monastère de Chalais, niché à flanc de montagne dans le massif de la Chartreuse. Sous la neige et le froid, nous étions bien, heureux de nous trouver ou de nous retrouver, frères, sœurs et amis-es transgenres (mais pas que !) de la Communion Béthanie. Nous avons ainsi pu accueillir avec joie Sophie, et Jérôme, qui nous rejoignaient pour la première fois.

    Le thème de ce weekend était l’intimité, thème autour duquel frère Grégoire a guidé notre réflexion et notre prière, avec Saint Augustin, Marthe et Marie, Marie-Madeleine, et le Cantique des Cantiques. Invitation à mieux comprendre le cœur de notre relation intime avec Dieu, à travers une théologie accessible et humaine. Mais aussi à mieux vivre l'intimité entre nous, grâce au temps d’accueil du vendredi soir préparé par Isabelle (la danseuse !) autour de la salutation à travers les cultures, et à l’activité corporelle proposée par Loan le samedi après-midi : marcher, se croiser, se regarder, se toucher, faire confiance et s’abandonner…

    Les sœurs dominicaines nous ont accueillis avec chaleur et simplicité, et ceux d’entre nous qui le souhaitaient ont pu partager avec elles la liturgie des heures, dans la magnifique église romane du monastère. Elles ont aussi partagé avec nous, en temps de groupe, un peu de leur vie et de la joie de vivre leur vocation. Comme toujours, la retraite est passée bien vite, et après la messe en musique, et le repas du dimanche, nous sommes repartis heureux de notre weekend, et tristes de nous quitter.

    Merci à toute la Communion d’être présente et vivante aussi pour nous, les personnes transgenres, merci pour votre accueil et pour votre prière !

    Isabelle N.

     

  • Weekend au centre spirituel du Cénacle de Versailles les 2 et 3 juin 2018

    2018-06-02-Weekend-au-centre-spirituel-du-Cénacle-de-Versailles-a.jpgLes premiers pas dans les Exercices Spirituels pour personnes homosexuelles et transgenres et proches « Va où ton cœur te mène » (Qo 11,9)

    Un WE pour s’initier au discernement, repérer les pièges qui nuisent à de bonnes décisions, comprendre que Dieu veut seulement qu’on soit heureux-ses.

    Quand ?                     Du samedi 2 (14h 30) au dimanche 3 (17h) juin 2018

    Où ?                             Centre spirituel du Cénacle à Versailles, 8 avenue de Paris - 78000 Versailles

    Intervenants :           Mme Brigitte Chazel, Communion de Béthanie et Sr Michèle Jeunet, rc

    Pour qui, pourquoi :  Pour des personnes homosexuelles, transgenres, leurs proches, leurs amis-es. Nos vies sont faites de décisions grandes et petites. Mais comment décider de manière à faire gagner la vie ? « Va où ton cœur te mène » Qo 11,9 est une bonne indication. Cela ouvrira à des pistes de discernement et nous libérera des fausses conceptions de la volonté de Dieu.

    Contenu du WE :       Écoute de soi en vue d’une décision, étapes à suivre pour discerner, temps d'échange temps de méditation guidée avec un récit biblique, vidéo : histoire d’Ignace de Loyola, célébration de la Parole en fin de WE

    Télécharger le pdf :  https://www.ndcenacle.org/fichs/17419.pdf

    Pour s'inscrire :         https://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=3610&id=24 Rubrique « s’inscrire » au milieu de la page


    2018-06-02-Weekend-au-centre-spirituel-du-Cénacle-de-Versailles-b.jpgMerci de diffuser largement ce message.

    Sororellement et fraternellement,
    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie.

  • Retraite d’Avent de la Communion Béthanie du vendredi 1er au dimanche 3 décembre 2017

    2017-12-01-couvent-de-la-Clarté-Dieu.jpgNotre Communion Béthanie s’est retrouvée chez les frères franciscains de la Clarté-Dieu à Orsay pour sa traditionnelle retraite d’entrée en Avent. 43 frères, sœurs et ami(e)s ont participé à ce temps de retrouvailles et d’amitié fraternelle.

    Jean-Michel notre Prieur - évoquant aussi les frères, sœurs et ami(e)s absent(e)s de corps mais présent(e)s d’esprit et de cœur - nous invitait en cette fête liturgique du Bienheureux Charles de Foucauld à entrer dans l’enfouissement de l’Avent et à « voir Dieu en tout être humain ».

    Entrer dans le regard de Dieu et de son Christ, voilà bien ce que cette retraite nous a permis de (re)faire. Cette année, sœur Anne Lécu, dominicaine de la Présentation, qui exerce la médecine en prison, est venue nous dérouler un long fil qui traverse la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse.

    2017-12-01-Anne,-JM-et-Manu.jpgL’Évangile de Jean (19, 23-24) nous rapporte que Jésus, en quittant les siens, leur a laissé sa tunique. Et le texte précise un détail inattendu et apparemment anodin : ce vêtement est tissé « d’une seule pièce, à partir du haut »… En tirant sur ce fil, nous voici entraînés à la recherche d’un secret : « À l’heure de sa mort, le Christ laisse à ceux qui sont là une tunique. Sa tunique. …Il nous la laisse. Elle est pour nous. Pour chacun. Car ce qu’il veut, c’est que nous soyons revêtus de sa vie, recouverts, abrités par lui » (Tu as couvert ma honte, Ed. du Cerf).

    La joie
    Dès les premiers versets de la Genèse, Dieu voit que « tout est très bon ». La Bible commence avec la Joie ! La Sagesse - le Verbe - s’écrie au commencement : « Avant les siècles, le Seigneur m’a faite pour lui, depuis toujours. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes » (Proverbes 8). Dieu éternellement jeune ne se lasse pas de sa création : il joue, il danse ! Et chacun de nous est son délice, sa joie !

    Nous sommes créés à la ressemblance de notre Dieu, nous sommes le cadeau que le Père fait au Fils (Jean 10, 29). Voilà le lieu de notre innocence foncière que rien ne peut atteindre. Voilà notre vocation : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis… Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour » (Eph 1).

    Voilà la bénédiction première, source du salut et cause de notre joie ! « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie » (Dt 30, 19)

    La honte
    Le récit de la Genèse nous montre Adam et Eve après la faute, dénudés et honteux. Emberlificotés dans les faussetés d’un dialogue mensonger avec le serpent, ils s’entraccusent et se cachent. Dieu vient à leur recherche et finit par les recouvrir d’une tunique de peau.

    Il y en aura des tuniques dans la Bible : en peau (celle d’Adam, celle qui recouvre la Tente dans le désert, celle d’Elie ou de Jean-Baptiste), précieuses (celle de Joseph, du grand prêtre, de Tamar, du fils prodigue, de Jésus). Il y a là un symbole de la Miséricorde qui - tels les fils de Noé - refuse de « voir la nudité » de l’être humain, ne juge pas et la recouvre.

    Dieu ne veut pas que nous sombrions dans la honte qui nous empêche de vivre. Il a bien fallu qu’un animal meure pour qu’Adam et Eve soient recouverts d’une tunique… Le Christ, l’Agneau de Dieu, est venu pour nous revêtir de Lui-même et vivre ! Pour rejoindre l’être humain honteux, le Christ est descendu plus bas que lui : il s’est tenu du côté des coupables… Et avant de mourir, il a voulu se mettre à genoux devant les siens pour leur laver les pieds - mystère cher à notre Communion Béthanie ! Il rend alors grâces à son Père pour le don qu’Il lui a fait de ses amis et il veut leur rendre leur dignité, leur innocence.

    2017-12-01-avec-la-bougie-de-l'Avent-dans-l'oratoire-où-nous-avons-eu-tous-nos-temps-de-prière.jpgLe jugement
    « Qui regarde vers Lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage » (Ps33, 6).
    Nous nous jugeons nous-mêmes. Nous sommes enclins à juger les autres. Dieu, lui, ne juge personne. Un jour, Jésus s’est abaissé vers la femme adultère et lui a apporté le salut, la vie : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus »… Les accusateurs de cette pauvre femme, en partant l’un après l’autre, se sont accusés en eux-mêmes et se sont privés d’entendre la parole qui sauve : « Moi non plus, je ne te condamne pas »…

    Le salut
    Et si le salut, c’était simplement de regarder vers Jésus en lui abandonnant notre pauvre vie, nos pauvres œuvres dont Lui seul sait ce qu’elles valent ? En nous reconnaissant vraiment pauvres et en essayant de vivre en conséquence ? En ne jugeant pas « la nudité » de nos frères et sœurs en humanité mais en cherchant à la recouvrir comme le fait le Sauveur ?...

    Voilà le fil de cette retraite. C’est « un peu » du secret de la Révélation, du secret de Dieu… Voilà ce qui a animé nos temps de prière personnelle et en commun. Voilà ce qui a suscité des questions, des partages de vie, évoquant des expériences parfois bien douloureuses… Voilà ce qui a entraîné la danse du Magnificat lors la belle prière de conclusion !

    Le dimanche de l’Avent, dans l’après-midi, il fallait se quitter pour aller en avant ! Vers la confiance audacieuse à laquelle Noël nous appelle ! Merci à Sœur Anne ! Merci à Jean-Michel ! Merci à tou(te)s !

    2017-12-01-couverture-du-livre-d'Anne-Lécu.jpg« Le secret de Dieu, c’est sa Miséricorde… L’urgence du moment, si nous confessons le Christ, c’est de proclamer sa Miséricorde. Devant Lui, nous sommes innocents » (Tu as couvert ma honte, Ed. du Cerf, conclusion).


    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

     

  • Proposition d'accueil de la part des sœurs du Cénacle à Versailles

    2017-09-01-Notre-Dame-du-Cenacle.jpgIl y a quelques années le centre Spirituel du Cénacle à Versailles a accueilli pour la première fois le Carrefour des Chrétiens Inclusifs. Ce fut pour la communauté des Sœurs du Cénacle qui anime ce centre une découverte et …une joie.
    De cette rencontre est né un partenariat pour l’animation d’un WE spirituel dans le programme du Centre. Et depuis nous accueillons aussi régulièrement la Communion Béthanie et depuis deux fois déjà les prêtres de David et Jonathan.
    Si d’autres mouvements LGBTI inclusifs voulaient y être accueillis nous le ferions avec joie.
    Seule condition : s’y prendre un an à l’avance pour réserver si c’est un WE !

    Vos sœurs du Cénacle


    Centre Spirituel du Cénacle de Versailles
    68 av. de Paris, 78000 Versailles
    01 39 50 21 56
    cenacle.versailles@wanadoo.fr
    http://www.ndcenacle.org

    Centre Spirituel du Cénacle de Versailles : un lieu pour se poser et être à l’écoute de soi, de sa vie, de la Parole de Dieu, afin d’éclairer son existence, faire l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu, s'épanouir dans tout son être, choisir en toute liberté dans l’esprit des Exercices d’Ignace de Loyola. Il est animé par une communauté de Sœurs du Cénacle et une équipe de laïcs collaborateurs.

     

  • Retraite 2017 à la Roche d’Or du 5 au 9 juillet 2017

    Retraite de notre Communion Béthanie à la Roche d’Or, du mercredi 5 au dimanche 9 juillet 2017.

    Notre Communion Béthanie a vécu sa retraite d’été près de Besançon, accueillie par la communauté de la Roche d’Or qui nous a accompagnés durant ces 4 jours.

    2017-07-05-Communauté-de-La-Roche-d'Or-2.jpg2017-07-05-Communauté-de-La-Roche-d'Or-3.jpgNous étions 50 frères, sœurs et ami(e)s. Certain(e)s arrivant pour la première fois, d’autres retrouvant les frères, sœurs et amis connus. Les absents envoyant un message fraternel de proximité spirituelle.

    La beauté du lieu et de la maison est reflet de l’accueil fraternel dont chacun(e) a pu apprécier la délicatesse et la discrétion. Le mot prononcé par le Père Roger, à notre arrivée, en dit long : « Bonheur de vous » … Il restera gravé dans nos cœurs!

    Au début de cette retraite, nous étions invités par Jean-Michel, notre Prieur, à nous ouvrir aux « surprises de l’Esprit Saint » et à « élargir notre tente » ! Avec les chants de la communauté, nous n’avions qu’à nous laisser entraîner : « Viens boire à la source, laisse-la t’irriguer… C’est une eau jaillissante qui apaise la soif»…

    Une retraite, à l’écoute de la Parole.
    Frère Grégoire (OP) nous a reconduits sur le chemin de la "lectio divina" - la Parole de Dieu méditée et contemplée. En évoquant des « surprises de l’Esprit » dans le Nouveau Testament, il nous a redit que la vie chrétienne est un combat dont l’un des enjeux est de retrouver, à travers les ruptures et les changements, la ligne de fond voulue par l’Esprit : là se trouve le chemin vers l’unité profonde. La conversion de Paul en est un exemple frappant : pour ce juif ardent, sa conversion n’est pas un reniement, mais un élargissement. Quelle surprise ! Parce qu’il est fils de Dieu, il peut assumer tout ce qu’il est, d’où il vient et où il est conduit … « Élargir sa tente »…

    Avec Manuel, nous avons redécouvert les conditions d’une relation spirituelle authentique. Pour être pleinement spirituelle, elle doit être pleinement humaine. C’est-à-dire conforme à notre être profond : chacun(e) est Maison de Dieu. Seul l’accord avec notre être profond permet de respecter l’autre et de l’accueillir tel qu’il est et pour lui-même. C’est une question de vérité qui établit la chasteté de la relation, quelle qu’elle soit. Parce que nous sommes à l’image du Père-Don total, du Fils-Accueil absolu, de l’Esprit-lien d’Amour. Cet idéal se vit dans nos limites mais avec le dynamisme du don qui permet de grandir vers la joie et la surprise de la rencontre. « Élargir sa tente »…

    Françoise, modératrice de la communauté, nous a entraînés avec fougue à la rencontre des femmes dans l’Évangile : la femme courbée, la cananéenne, la femme adultère, la veuve de Naïm, Marie de Béthanie… Chacune est quelque chose de l’humanité blessée, rejointe par le Seigneur, respectée, aimée infiniment. Et Jésus se sert de ces rencontres inattendues pour nous surprendre… « Élargir sa tente »…

    Une retraite, dans la prière.
    Une retraite est un temps privilégié de prière personnelle et commune. Les veillées ont été des moments forts : le signe de l’eau, où chacun(e) a pu plonger sa vie dans le Cœur du Christ, source de Vie … Le geste de l’onction qui nous rejoint(e)s dans notre grâce de Béthanie… La célébration de l’Eucharistie, durant laquelle la parole de Roger rapproche tant de Jésus tel qu’il est : « doux et humble de cœur ».

    Une retraite, vécue ensemble.
    Notre pèlerinage auprès du Bienheureux Père Lataste, fondateur au XIXème siècle des sœurs dominicaines de Béthanie, nous a plongés aussi dans la grâce de notre Communion et les surprises de l’Esprit. Mgr Daucourt nous raconte l’aventure de ce prédicateur qui, auprès des femmes de la prison de Cadillac, a été inspiré de fonder une communauté contemplative féminine dont la discrétion serait l’ornement : elles vivent ensemble le présent sans parler de leur passé, quel qu’il fût ! Car, dit le Père Lataste : « Pour se donner à nous, Dieu ne regarde pas ce que nous avons été mais ce que nous sommes … Dans son Ciel, Dieu ne vous demandera pas si vous êtes demeurées toujours fidèles, il vous demandera si vous l’aimez beaucoup »…

    Une retraite, pour suivre le Christ.
    Nous sommes appelés à la sainteté, à la suite du Christ ! La Communion Béthanie existe pour permettre et manifester le sérieux de l’engagement chrétien des personnes homosensibles et transgenres. Ensemble. Fraternellement. Car on n’est saint qu’avec ses frères et sœurs.

    2017-07-05-Communauté-de-La-Roche-d'Or-4.jpg
    Nous avons ainsi vécu l’accueil en la Communion Béthanie de M. ; l’entrée dans le temps de Nazareth de A. et N. chez les sœurs de Béthanie : tout un symbole ! Le vœu de charité de notre sœur E. avec l’émouvant geste du lavement des pieds… et le moment festif qui a suivi !

    Il est impossible d’exprimer tout ce qui s’est vécu pendant cette retraite. L’essentiel est invisible pour les yeux, et reste un secret de Dieu, une « surprise de l’Esprit » qui peut arriver après coup !… Le dimanche, après la célébration eucharistique, c’était déjà le départ…

    Le Père Florin Callerand, l’un des trois fondateurs de la communauté, qui repose à « la clairière » (quel beau mot pour dire « le cimetière » !) nous laisse son testament : « L'avenir s'ouvre beau... Continuez, continuez, tout est en avant»!

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie.

     

  • Weekend spirituel de familles Arc-en-ciel les 25-27 août 2017

     

    C'est avec plaisir que Communion Béthanie relaie le message suivant :

    Le pôle familles du Carrefour des Chrétiens inclusifs vous propose, du 25 au 27 août 2017 à La Croix en Brie (Seine et Marne), sa première retraite, « Et un petit enfant les conduira » Is 11,6.

    2017-08-25-27-Retraite-du-Pôle-Famille-CCI.jpgCette retraite conviviale permettra aux parents et aux enfants, et à toutes celles et tous ceux qui veulent les rejoindre, de partager un temps de spiritualité et de ressourcement dans un cadre bucolique, en contact direct avec la nature et les animaux.

     

    C’est un temps pour approcher la foi et la Bible de manière ludique, pour jouer, découvrir, créer, prier et discuter ensemble, parents, enfants et proches !

    La retraite "familles" part d'un constat :

    " Il est vrai que le CCI, notamment grâce à sa retraite annuelle, vise à toucher toute personne qui se sent concernée par la relation entre orientation sexuelle et/ou identité de genre et foi. Les actions du CCI s’adressent à tous et toutes et les familles y sont les bienvenues. En même temps, en tant que jeune parents, nous nous sommes rendu.e.s compte que les formats de nos rencontres et de nos actions n’étaient pas toujours ajustés à nos situations. Il est par exemple difficile de demander à tout jeune enfant d’écouter une conférence ou une étude biblique, de participer à une célébration qui lui semble parfois trop rigide et trop longue. L’idée d’une retraite pour les familles reprend cette préoccupation de trouver des temps et des lieux plus propices à l’inclusion des enfants dans nos moments de réflexion et de célébration.

    Cela rejoint aussi notre volonté, en tant que familles LGBTQI chrétiennes, de trouver un discours ajusté aux valeurs que nous souhaitons transmettre à nos enfants. Créer cet espace et ce temps spécifiquement dédiés aux familles LGBTQI chrétiennes et à celles et ceux qui veulent y participer nous permet de créer les bonnes conditions pour cela."

    La retraite est ouverte à tous et toutes, avec ou sans enfants, LGBTQI ou non, qui se sentent en phase avec ce projet et ont le désir de venir partager avec nous la Joie de cette première édition!

    Vous trouverez plus d'infos (et le bulletin d'inscription) sur notre site web et dans le document ci-joint :

    Merci de diffuser l'info auprès des personnes potentiellement intéressées de votre entourage. 

    Amicales salutations, 

    Le pôle famille

     

  • Retraite du CCI du 25 au 28 mai 2017

    Si vous avez manqué l’information, il est grand temps de vous inscrire :

    2017-05-25-28-CCI.jpgLe Carrefour des Chrétiens Inclusifs (CCI) organise sa traditionnelle retraite. Communion Béthanie est l’un des groupes participant à l’organisation.

    Sujet : La Création : Améliorons les finitions ! (Ps 139.14)
    Date : du jeudi 25 mai 2017 à 17h au dimanche 28 mai 2017 à 16h.
    Lieu : Maison ND du Chant d’Oiseau
    Av. des Franciscains, 3A
    1150 Bruxelles
    Belgique

    Formulaire d'information et d'inscription Vous pouvez envoyer votre inscription par e-mail à secretariat@chretiensinclusifs.org (inscription souhaitée pour le 15 avril mais c’est encore possible).

  • Les pépites de notre retraite chez les sœurs du Cénacle à Versailles les 27-28 novembre 2016

    2016-11-27-Senacle-à-Versailles.jpgUne maison chaleureuse, un parc aux couleurs flamboyantes, pour la retraite d’automne de la Communion Béthanie, nous avons une nouvelle fois eu la joie d’être accueillis à Versailles chez les sœurs du Cénacle.


    Nous étions une cinquantaine de retraitants, frères et sœurs et amis de la Communion venant de toute la France et de la Suisse.

    « Incarner la miséricorde »

    Pour cette édition 2016, Véronique Margron, dominicaine et théologienne, est venue nous offrir des paroles fortes sur le thème de la miséricorde. Une belle manière de prolonger l’élan initié par le pape François durant l’année jubilaire.

    « Mon Dieu ma miséricorde ! Que vont devenir les pécheurs ? ».
    Évoquant les mots de Saint Dominique, notre sœur Véronique a développé une stimulante réflexion sur le sens même du mot « miséricorde » chez le fondateur de l’ordre des dominicains. L’invocation en forme de cri de St Dominique remonte des entrailles bouleversées de celui qui voit la misère de l’autre. Cette façon d’ « avoir la misère à cœur » ne se réduit pas à de l’émotionnel. L’élan miséricordieux devra se traduire dans un agir. « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mathieu 25, 45). Mais attention, pour Dominique l’agir miséricordieux ne se réduit pas au FAIRE, à une liste de « bonnes œuvres » à exécuter par devoir. Cet agir est avant tout une manière d’ETRE au monde. Cette qualité de présence à moi-même, à Dieu et aux autres devient force de transformation. Recevoir de Jésus Christ sa façon d’être au monde fait de moi un co-créateur de miséricorde que mon corps de chair et d’Esprit pourra discrètement mais sûrement diffuser…

    La miséricorde est « puissance du minuscule »

    « Qu’est-ce que je peux y faire ? »
    Nous faisons tous l’expérience amère de nous retrouver impuissants face au trafic du monde. Sœur Véronique nous invite à recevoir la miséricorde comme une force, mais comme une puissance qui se déploiera dans l’humble ordinaire de notre quotidien. C’est la force du geste, du regard, de la parole, le minuscule qui porte fruit, comme la graine dans la terre. Il n’y a rien de dérisoire dans cet ordinaire puisque Jésus Christ, lui-même, l’a épousé.

    7 manières de dire la miséricorde

    2016-11-27-Véronique-Margron.jpgPoussant encore plus profond sa réflexion, Véronique Margron nous a invité à ré- entendre les paroles que Jésus prononce sur la Croix. Ce passage de la passion illustre bien comment le Christ, recevant la miséricorde de son Père, la redonne à la multitude des hommes, jusqu’à l’extrême de sa vie. Les 7 paroles du Christ en Croix commentées par Véronique sont de véritables « pépites spirituelles ». Ne pouvant tout restituer, en voici trois illustrations :

    « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc, 23.34)
    Alors que Jésus fait face à ses bourreaux, il remet à un autre, son Père, la question du pardon. Ce qui nous paraît souvent impossible, pardonner, est laissé à Dieu. Comme le dit sœur Véronique « A nous l’art du possible, à Dieu l’art de l’impossible ». Jésus, en adressant son « Pardonnes leur » rejoint toutes nos impossibilités de pardonner. Cette parole est aussi éminemment créatrice de miséricorde car elle ouvre un avenir aux bourreaux.

    « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15.34)
    Dans ce cri du Fils, il y a tous nos cris quand nous vivons la désolation, l’effondrement, la douleur abyssale. Jésus, vivant totalement la condition humaine vient habiter notre désolation. « Il ne nous sauve pas DU malheur. Il nous sauve DANS le malheur, y habitant avec nous. » Prends ton grabat-désolation et marches ! C’est encore la force créatrice de la miséricorde.

    « J’ai soif ! » (Jean 19.28)
    Jésus, celui qui est l’eau vive, a soif ! Et Il ne peut étancher sa soif lui-même, lui qui est l’eau vive des autres ! Lui, la miséricorde faite chair, nous implore car il n’est pas Dieu sans nous. Cette parole de Jésus fait de nous des co-acteurs de la miséricorde.

    Durant ce weekend, au cœur de l’eucharistie du premier dimanche de l’Avent, nous avons eu la joie de célébrer l’accueil en Communion Béthanie de notre frère M. Nous avons aussi accompagné notre frère B. dans son entrée dans le temps de Nazareth.

    En toute fraternité,
    Votre sœur Béatrice.

     

  • Retraite 2016 à Mazille du 6 au 10 juillet 2016

    Retraite annuelle d’été de la Communion Béthanie

    Un crucifix de bois très pauvre, posé sur deux bottes de foin. Les carmélites en tenue de travail qui nous invitent à chanter les vigiles au coucher du soleil devant les champs fraîchement fauchés. C’est ainsi que s’ouvre, sous la voûte d’un ciel étoilé bourguignon, notre retraite au Carmel de la Paix en ce mois de juillet 2016.
    Le champ des oiseaux, un soleil radieux, la danse des papillons autour des fleurs, nous nous retrouvons dans un environnement porteur qui nourrira notre intériorité au fils des jours. « Communion Béthanie, terre de silence et de miséricorde » tel est le thème choisi pour cette retraite d’été où chemine ensemble une quarantaine de frères, sœurs et amis.

    2016-07-10-Mazille---Soeurs.jpgAu commencement du chemin, Jean Michel, notre frère prieur, rappelle l’intuition phare de notre communion : oser descendre en nous, là où murmure la source de notre vie, Jésus, le Christ. En Communion Béthanie, nous sommes invités à vivre un monachisme intériorisé. Comme le moine et la moniale, nous désirons faire silence au cœur du monde et nous laisser transfigurer par Jésus. Ainsi nous deviendrons icône de Sa Présence. Ce chemin d’intériorisation est un chemin d’amour qui nécessite un travail patient, où il s’agira surtout de se laisser aimer. Dieu nous prend tel que nous sommes et nous apprendra peu à peu à bien orienter tous nos désirs. Car comme le dit Jean Michel, citant un moine orthodoxe, « Il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’y a que des herbes qui ne sont pas à leur place ». La communion sera aussi ce petit laboratoire où nous essayons d’aimer. Nous aimer nous-même, et aimer l’autre, sans jamais exercer sur lui de pouvoir, de séduction ou de manipulation. Cet « art d’aimer » avec justesse, chastement, nous est enseigné par Jésus lui-même. Enfin, notre monachisme intériorisé sera aussi intercession constante pour tous nos frères et sœurs en humanité.

    Pour plonger au cœur du thème de la miséricorde, notre frère Bernard nous offre un petit voyage au cœur de la Bible. Contrairement aux idées reçues, le Dieu de justice (assimilé à l’ancien testament et son « Dieu punisseur ») ne s’oppose pas au Dieu de miséricorde (les évangiles et son « doux Jésus »).
    Dès la Genèse, l’homme est tissé dans des entrailles de miséricorde, crée à l’image de son créateur, pour lui ressembler. C’est sa vocation d’aimer comme il est aimé. Or, quand l’homme s’éloigne, rate la cible de l’amour en se laissant berner par d’illusoires mirages, Dieu va faire œuvre de justice, non pas pour le brimer mais réorienter ses désirs. En quelque sorte, Dieu est touché aux entrailles quand il voit l’homme prendre des chemins de mort alors qu’il est né pour la Vie. Nous serons donc parfois émondé par notre Père, parce qu’il voit grand pour nous…Toute l’histoire biblique reprend cet équilibre entre justice et miséricorde de Dieu. Ne les opposons pas !

    À mi-chemin de la retraite les participants ont eu la joie d’être accueillis en clôture, pour rencontrer la communauté des carmélites. L’occasion d’échanger librement avec nos sœurs en toute fraternité. Sœur Marie Paule, prieure à Mazille, évoque le chemin parcouru par notre Communion depuis quelques années. « Vous avez mûri, l’Esprit est à l’œuvre ! »

    2016-07-10-Mazille---Silence.jpgL’arrivée à Mazille de Marie-Laure Durand, théologienne, ouvre une autre étape de la retraite. Nous approfondissons le thème du silence. Pour évoquer cette réalité décisive pour le priant, Marie Laure commence à parler…du bruit ! Bruit extérieur mais surtout bruit intérieur assimilable à une radio incessante qui nous envahie de jour comme de nuit…
    Pour rentrer dans le silence véritable il faudra d’abord reconnaître tout ce brouhaha interne fait de jugements, d’étiquetage sur tout, d’émotions envahissantes…
    Nous pourrons ensuite descendre plus profond et accueillir le réel dans sa complexité, ouvert à ce qui surgit, libéré de ce que l’on croit savoir sur soi, sur les autres et sur Dieu. Marie Laure évoque aussi ce que dit la bible sur le silence. Avec cet aspect crucial : le silence de Dieu. Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ? Or, ce n’est pas parce que je n’entends pas Dieu qu’Il ne me parle pas. Saurais-je l’écouter ? Je ne peux pas l’entendre si mon attente est trop précise. Le silence de Dieu interroge ma théologie, ma manière de penser le Tout Autre. Heureux silence qui me déloge de ce que je crois savoir. Bienfaisant silence qui m’entraine vers l’inconnu…

    Autre visite durant cette retraite à Mazille : Frère Émile de la communauté de Taizé, venu en voisin nous offrir trois mots clés chers à Frère Roger. Chercheur. Nous sommes tous des débutants en marche dans la vie spirituelle. L’Esprit est notre guide. Libre. Personne ne peut imposer la foi à un autre homme. Pas plus que Dieu ne s’impose à nous. Crée libre, à son image, nous inventerons une réponse personnelle à son appel. Confiance. Durant notre pèlerinage en ce monde, il sera bon d’oser la confiance. Cela suppose de sortir du scepticisme permanent, alibi pour ne rien entreprendre ! Et si la confiance était au commencement de tout ?

    La Communion Béthanie est une petite fraternité de prière qui s’élargit. Outre la venue durant cette retraite à Mazille de nouveaux amis, nous avons célébré la célébration d’accueil de notre sœur L. et de notre frère T. Nous avons aussi partagé la joie de notre sœur L. qui a prononcé son vœu de charité.
    La retraite s’est terminée dans l’action de grâce, chacune, chacun, repartant sur les chemins du monde, avec l’intime conviction que nous cheminons tous « de commencement en commencement » (Frère Roger)

    Béatrice, une sœur de la Communion Béthanie

  • In memoriam

    Nous venons d'apprendre le décès, ce samedi 9 avril au matin, de mère Marie-Thérèse.

    Nos sœurs du Carmel de la Paix à Mazille s'expriment ainsi :

    « Elle nous laisse la trace brûlante d'une vie donnée jusqu'au bout pour sa communauté, pour l'Eglise, pour la seule gloire de Dieu »
    Pour notre part, nous garderons de Mère Marie-Thérèse ce visage de bonté, ce doux sourire lors de nos retraites d'été au Carmel.

    2016-04-12-Mazille.jpgC'est avec cœur et gratitude que notre Communion Béthanie s'unira à la célébration d'A-Dieu ce mercredi 13 avril à 11h.

    En communion de joie pascale,

    votre frère, Jean-Michel+

    prieur de la Communion Béthanie

  • Weekend spirituel pour les personnes transgenres du 18 au 20 mars 2016

     

    2016-03-18-20-Centre-spirituel-de-saint-Hugues-de-Biviers.jpg


    La Communion Béthanie propose un weekend spirituel pour les personnes transgenres et celles concernées indirectement.

    Quand ?               Du vendredi 18 mars 2016 à 12h au dimanche 20 mars à 15h30.
                                  Possibilité d’arriver le jeudi soir.

    Où ?                     Centre spirituel de saint Hugues de Biviers en Isère, près de Grenoble
                                  313, chemin de Billerey / 38330 Biviers
                                  (http://www.sainthugues.fr/) Tel : 04 76 90 35 97

    Thème :               Passage

    Intervenants :    Jean-Michel, frère prieur de la Communion Béthanie
                                  Jean-Denis, frère de la Communion Béthanie
                                  Jean Raison, jésuite (à confirmer)
                                  Isabelle, sœur de la Communion Béthanie

    Des informations pratiques suivront.

    Le ton sera celui d'une grande liberté fraternelle, d'un profond respect du cheminement particulier, d'une réelle confidentialité : temps de partage, temps de méditation dans un cadre naturel magnifique, convivialité.

    Merci de diffuser largement ce message. 2016 03 18-20 Weekend spirituel pour les personnes transgenres.pdf

    Vous pouvez déjà exprimer une première inscription à
    isabelle.marre@yahoo.fr ou au 04 79 37 83 75

    Sororellement et fraternellement,
    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie.

  • Relecture de la retraite de novembre 2015 au Cénacle de Versailles


    2015-11-28-Cenacle.jpgNous nous sommes retrouvés une quarantaine de frères et sœurs et d’amis de la communion Béthanie. Joie des retrouvailles mais aussi joie de rencontrer de nouveaux visages : C., C., A., I. et L.

    Nous avons vécu un beau temps de prière le samedi matin suivi d’un temps où nous avons pu écouter le frère dominicain J. P. B. O. distinguer le pardon de la miséricorde. Puis au moment de la sieste, J. P. B. O. a réussi à nous tenir éveillé avec une interprétation renouvelée autour du récit de la samaritaine. Sa parole poétique et mystique a touché certains quand il a dit que « Le cœur est ouvert que s’il est broyé ». J. P. B. O. ému, a pleuré lorsqu’il a parlé du père Jean Joseph Lataste (qui a fondé la communauté des sœurs de Béthanie au 19ème siècle avec Mère Henri Dominique).

    Nous avons terminé l’après-midi avec un temps de prière où J.-M. a partagé plusieurs perles reçues d’une religieuse dont celle-ci : « Consentir à l’échec permanent ». Nous avons prié pour la réécriture, en février 2016, de la charte de la Communion Béthanie. La soirée fut festive avec la célébration de l’accueil de B., C., et N. Festive aussi par la célébration de la messe du premier dimanche de l’avent qui marque le début de l’année liturgique. Festive enfin par ce temps de partage autour de la guitare de B. et de D.

    Le dimanche matin, nous avons vécu un temps de prière en union avec les personnes qui travaillent pour la COP21. Prière sur la Création ; sur les minéraux, les végétaux, sur les animaux sauvages et domestiques. Puis nous avons pris un temps avec J. P. B. O. pour revenir sur le pardon, sur les figures bibliques,…

    Ce weekend a été un beau temps de communion avec un appel renouvelé à la pudeur, à la discrétion, et à la délicatesse pour les hommes et les femmes de notre temps qui sont traversés par le désir de transparence et d’immédiateté.

    J.-D.

     

  • Week-end pour les couples au Châtelard, 14-15 novembre 2015

    Chemins de vie chrétienne pour notre couple homosexuel : fidélité, fécondités …

    « Nous sommes en couple homosexuel depuis quelques années et désirons vivre à la lumière de l’Évangile notre chemin, pour un chemin de vie avec le Seigneur, entre nous et avec le monde. »

    Le lieu
    2015-11-14-15-Chatelard.jpgLe Châtelard (à 8 km de Lyon) propose un temps pour se poser, réfléchir, prier, échanger, à cette fin, du samedi 14 novembre 9h30 au dimanche 15 novembre 17h. Nous alternons entre des temps seul, à deux, et en groupe. L’animation est portée par un jésuite et un frère de la Communion Béthanie.

    Pour s’inscrire
    Vous passez par le site internet du Chatelard : www.chatelard-sj.org Sur la page d’accueil, vous cliquez sur « En pratique », puis, en-dessous, sur « Formulaires d’inscription » ; et là vous prenez « inscription standard ».

    Le week-end
    Sur 2 journées, cette pause ressourçante nous amènera à approfondir la fidélité et nos fécondités dans nos récits de vie. Chaque couple pourra relire son récit (1er temps, qui serait bon d’être préparé avant de venir), pour ensuite l’accueillir sous le regard de la foi, la fidélité (2ème temps), et des fécondités (3ème temps), pour se redire un projet de vie à deux. Comme évoqué, nous alternerons des temps seul, à deux, en groupe, autour de quelques pistes de réflexion ou, parfois, de prière.

    Le coût du séjour
    Le montant est évalué, par couple, sous la base suivante :
                                                                pension                animation           Total
    Si les 2 n’ont pas de revenu          117 €                    42 €                      159 €
    Si un seul perçoit un revenu         117 €                    75 €                      192 €
    Si les 2 ont un revenu                     117 €                    108 €                    225 €

    Ce montant couvre en fait à peine les frais de la Maison, mais en cas de difficultés financière, ne pas hésiter à nous en parler, à l’Accueil ou au directeur, en arrivant ou lors de l’inscription.

  • Retraite d’été de la Communion Béthanie chez les sœurs du carmel de MAZILLE, du mercredi 7 au dimanche 12 juillet 2015

    Comme la chaleur de l’été est lourde,
    Notre vie devient plus lourde
    En devenant plus féconde.
    Mon Dieu, aidez-nous à porter son poids
    Comme on porte le poids des jours d’été.
    Aidez-nous à porter ses tendances contradictoires,
    Comme on porte un orage qui ne dure pas.
    Aidez-nous à revenir sans cesse à votre grâce
    Comme à la seule source fraîche.


    Madeleine DELBRÊL

    2014 09 01 Mazille.jpg


                   Les frères et sœurs de la Communion Béthanie, entourés de leurs amis, sont doublement fidèles au début de ce mois de juillet, fidèles à la fois aux sœurs du carmel de Mazille – qui les accueillent avec un élan de joie véritablement inspiré par le cœur – et à leur retraite d’été annuelle qui ouvre un temps de fraternité conviviale et dynamique sur le thème Souviens-toi de ton avenir, riche d’une belle promesse d’accomplissement pour notre belle Communion Béthanie qui fête ses dix ans de croissance spirituelle et reçoit le beau cadeau de sa fécondité : la célébration du temps de Nazareth de notre sœur Elisabeth et l’accueil de cinq nouveaux frères et sœurs à l’issue d’un cheminement qui porte du fruit ! Durant ces quelques jours, il est offert à chacun(e) de se tenir debout et de se mettre en marche, de se ressourcer et de prier sur une terre de silence et de miséricorde afin de consentir à commencer, de se lever et de marcher au creuset de nos vies, sans cesse traversées par le tumulte mais qui expriment, même à la marge, un profond désir de Dieu ; à l’écoute surtout d’un Dieu qui a fait déborder jusqu’à nous sa grâce – là où nous sommes – nous inspirant de vivre un triduum pascal durant cette récollection, au rythme d’une alternance équilibrée entre les signes forts, donnés et reçus, et les temps de désert et de germination, jalonné aussi par trois enseignements d’une réelle profondeur en lien constant et nourri avec la liturgie proposée par le carmel.
                   Le premier enseignement est dispensé par une amie franciscaine de la Communion Béthanie, Elisabeth, et porte sur la vie fraternelle selon la règle de saint François. Deux points essentiels retiennent l’attention de l’auditoire et sont mis en résonance dans le cœur de chacun(e) : la fraternité tout d’abord, reçue et vécue comme un don et non comme une affinité élective car on ne se cherche pas des frères, le principe d’une diversité sans limite ensuite, à la base d’une vocation d’accueil inconditionnel et de partage sans retenue, au risque parfois de dérouter et de renverser les perspectives. En particulier, l’épisode de saint François en butte aux lépreux a beaucoup frappé : ce récit bipartite de la tentation de l’évitement , puis de la miséricorde de saint François descendant de cheval pour embrasser le lépreux illustre le cheminement lent et ardu de la conversion du cœur, de l’amer vers la douceur, une traversée accomplie par la grâce de Dieu et réalisée dans un geste d’accueil qui trouvera dans la cérémonie du lavement des pieds, en ce même jour de jeudi saint, un acte posé par chacun des participants de la retraite, renouvelant et enracinant dans le cœur l’un des fondamentaux de la Communion Béthanie : son charisme et sa vocation de service.
                   Le second enseignement est animé par notre frère Manuel qui nous présente un exposé clair et documenté sur les lignes de fractures, définies tout d’abord comme une altération profonde et irréversible dans nos besoins – c’est le temps du drame de la souffrance – mais aussi comme la possibilité d’une initiative de l’Amour de Dieu pour chacun(e) de nous, en qui il fait sa demeure, si nous y consentons – c’est le temps de la grâce qui unit en Dieu les larmes de l’homme et en l’homme la joie divine. Aussi à l’aune de nos vies cabossées, le salut se trouve-t-il, non pas dans un acharnement à la guérison, en vain, mais dans une disponibilité à la prière afin de laisser à Jésus le soin de regarder puis d’habiter nos lignes de fractures pour les transformer en dons. L’espérance portée par la prière consiste donc à vivre nos fractures avec le Christ afin qu’il nous rende la souffrance douce et souple. Cette belle mais difficile conversion à l’Amour de Dieu est le lieu d’une rencontre qui détourne l’homme de ses desseins héroïques ou mortifères pour suivre la voie de la miséricorde et du pardon. À chacun et à chacune – au regard de ce qui est blessé dans notre affectivité, notre chair et notre histoire – d’éclairer cette refondation à la lumière, par exemple, de la clémence et du pardon de Joseph pour ses frères, car si le mal reste le mal, la merveille est que Dieu peut en tirer du bien, ou encore de la joie de Jacob découvrant que Joseph est vivant, alors qu’il l’avait cru mort. Ainsi ce verset de Luc fait-il signe de cette joie du père retrouvant son fils : Mon fils que voilà était mort, et il est revenu ! En effet, Dieu ne prend pas le parti de notre «mort», il ne cesse au contraire de nous attendre et de nous solliciter. Autant dire que si nous prenons le temps de relire nos réalités humaines de retrouvailles, de pardon, à la lumière de la Bible et au souffle de l’Esprit, nous sommes conduits vers la contemplation de Dieu. Cette espérance inouïe nous rappelle donc que nos fractures – elles aussi – ont un avenir – mais oui ! – lorsque nous les laissons habiter, investir et transformer par le Seigneur. Cette espérance de salut, nous l’avons engagée et mise en pratique de pied ferme ce vendredi saint, en organisant un chemin de Croix qui a vu s’écouler respirations et chants, se succéder silences et méditations, tous ensemble, chacun à son rythme, sur ce même passage de la mort vers la vie, sur ce chemin de Croix nous unissant en vue de la Résurrection.
                    Le troisième et dernier enseignement nous est prodigué par notre frère Bernard, bibliste de formation, et prend la forme d’une causerie à saut et à gambade sur l’onction de Béthanie, équilibrant soigneusement témoignage personnel, culture biblique et analyses étymologiques. Comme un point d'orgue aux précédentes interventions, il y est confirmé que Béthanie signifie maison du pauvre. La parabole de cet Évangile est ainsi mise à profit pour solliciter chacun(e) d’entre nous au regard de sa foi et de ses engagements ; du fond de notre cœur, en effet, osons la question : Qu’est-ce que je donne ? Car C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra mes disciples rappelle le Christ, comme une invitation inlassablement renouvelée sur le ton d’une douce fermeté à aller toujours plus loin, plus loin encore …. À chacun(e) de nous, donc, de manifester la présence de Dieu au milieu des hommes – de tous les hommes – car nous sommes des lépreux, nous aussi, et c’est à ce titre que nous sommes appelés à œuvrer pour la gloire de Dieu. Certes, cette marche à la suite du Christ manifeste la radicalité de l’appel aux disciples et trouve dans la liturgie de la Parole de ce samedi, une interrogation «angoissée», à hauteur d’homme, exprimée par Pierre dans l’Évangile selon Matthieu : Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu’est-ce qu’il y aura pour nous ? Sur le base de cette première entrave, maladroite mais tellement naturelle … Il revient à chacun(e), à la lumière d'un cœur éclairé par l'Esprit et chemin faisant, de livrer au Seigneur, dans notre prière, ces interrogations légitimes mais transitoires qui travaillent notre désir de Dieu jusqu’à temps fixé où nous nous abandonnerons véritablement à Lui et dans une totale confiance, dans un amour au risque de se perdre.

    Avec le Seigneur, il est toujours question d’un choix préférentiel : si nous ne le plaçons pas en premier et n’en faisons pas l’ordonnateur de toute notre vie, nous risquons d’être exposés à ce qui en nous est «guerre», division, séparation plutôt qu’unité. Choisir de suivre Jésus en l’ayant placé en tête, en premier, en l’ayant vraiment accueilli au plus profond de nous-mêmes, nous conduit à trouver le vrai sens de notre vie, parce que sa source est en lui, et non pas en nous. Le préférer, c’est le mettre devant nous.

    Père Alexis HELG

    2014 10 21 Jean-Michel.jpg

    En cette retraite anniversaire de la Communion Béthanie où notre frère Jean-Michel a reçu une bénédiction solennelle afin de continuer à déployer son beau charisme de prieur et conduire ainsi la Communion Béthanie sur les pas du Christ, dans sa mission d’Eglise, merci à lui, merci également à Monseigneur Ballot et à frère Aloïs de nous honorer de leur bienveillante présence, merci enfin aux sœurs du carmel de Mazille de nous combler de leur chaleureux accueil.

    À chacun et chacune, frères, sœurs et ami(e)s de la Communion Béthanie, un bel été sur ce chemin de Vie ouvert par notre Seigneur, tous ensemble dans une belle unité, au rythme de chacun, sans contrainte d’uniformité.

    De tout cœur, Patrick, un frère de la Communion Béthanie.