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Retraites - Page 3

  • « Quelle moisson abondante ! », « Quel grand cru ! » ...

    Retraite de la Communion Béthanie au carmel de Mazille, du 4 au 7 juillet 2013

    Le sentiment partagé est unanime : cette retraite de la Communion Béthanie a marqué les cœurs et frappé les esprits, ce que les coteaux du Beaujolais, tout proches, même baignés de soleil en ce début d'été, ne sauraient à eux seuls expliquer. Le mouvement d'ensemble prend racine dans la joie intense de nous retrouver comme d'accueillir de nouveaux visages, un désir qui a été particulièrement comblé cette saison-ci tant nous étions nombreux et unis ! Il a trouvé son impulsion dans une parole de réconfort et une proposition de consolation, invitant chaque participant à creuser la petite source qui irriguera chacun et chacune … pour l'apaiser, certes, mais aussi le bousculer, pour le guérir, oui, mais aussi le déplacer … de ce premier mouvement naît donc un commencement puis un autre … ainsi sommes-nous allés de commencement en commencement durant ces quatre jours, portés et nourris par la Parole de notre Seigneur et l'enthousiasme de tous !

    mazille.jpgLe vendredi matin a véritablement ouvert ce temps de la retraite, d'emblée riche d'impressions agréables et de signes forts. En effet, le chant des oiseaux a séduit tout le monde dès le réveil tandis qu'un soleil, encore au début de sa course, éclairait les près d'herbes vertes de sa lumière diaphane. Nous nous sommes réunis autour de Michel-Pierre pour une étude consacrée à Joseph et à l'impact de Nazareth dans l’Évangile, un moment de réflexion puis d'échange permettant à chacun de puiser dans le torrent de cette Parole remuante la force de relire les événements de son existence afin de travailler le consentement, celui que nous accordons à Dieu comme à notre vie … d'y travailler, mais aussi de le formuler et de le prier, de le renouveler et de s'en réjouir. En route sur ce chemin escarpé mais prometteur de la Parole comme véritable source, les sœurs … toutes les sœurs … du carmel de Mazille nous ont offert  le visage de la fraternité sans réserve … accommodant la retraite de leur service chaleureux, certes, mais l'accompagnant surtout de leur présence lumineuse, à l'écoute et dans le partage, nous unissant à  l'église par leur sincère dévouement. Quelle grâce avons-nous reçue, durant quatre jours, de recevoir le Seigneur par de si beaux visages! Quelle grâce avons-nous reçue, à l'occasion d'une rencontre avec sœur Marie-Agnès et une partie de la communauté,  d'exprimer en toute simplicité la place de la prière dans nos vies : celle du carmel d'une part, fixée par la règle dans le cadre d'une vie communautaire ; celle de la communion Béthanie d'autre part,  fixée par une union fraternelle en Vérité, dans un charisme de charité et de discrétion ! 
       
    Cet accueil inconditionnel, doux et profondément humain, nous y avons tous été sensibles ! Nous l'avons d'ailleurs manifesté spontanément auprès de frère Aloïs,  prieur de la communauté de Taizé, qui nous a fait l'honneur et l'immense joie d'une visite le samedi après-midi. Réunis autour de lui – ensemble avec lui – la parole de chacun a pu trouver sa juste note lorsque nous avons évoqué le tumulte médiatique de l'année écoulée et ses résonances douloureuses. Dans le respect mutuel, dignement, les avis se sont succédé, loin de toute prétention à l'exhaustivité ou à la compétition argumentative ; chacun contribuant à l'harmonie de l'ensemble, de sorte qu'un réel apaisement s'est dégagé de cet exercice d'expression libre, là où auraient pu surgir des dissensions paralysantes ou des désaccords patents. La grâce de notre Seigneur participe, là aussi, à ce bel équilibre entre la liberté de chacun et la cohérence de l'ensemble, une union qui reste un abreuvoir et un refuge pour les museaux que nous sommes !  Le soir, c'est donc le cœur léger que nous avons célébré, avec toutes les carmélites, le vœu de charité de notre sœur Marie-Agnès, et que nous avons vécu, à cette occasion, un des temps forts de cette retraite. En effet, l'engagement de l'un(e) d'entre nous est toujours une fête car c'est la bonne santé féconde  de la Communion Béthanie qui s'enracine et s'approfondit au cœur de nos vies pour nous (re)mettre en marche et donner du fruit. Du reste, une bonne nouvelle ne venant jamais seule, l'Eucharistie du lendemain  a également célébré l'accueil de notre sœur Loan, une volonté ainsi exprimée au sein du carmel de Mazille d'accomplir sa compromission à nos côtés par une célébration d'accueil rendue publique, honorée de surcroît d'une proposition adressée sans détour à notre prieur Jean-Michel, l'invitant à éclairer l'assemblée, en quelques mots rapides mais explicites, sur la vocation de la Communion Béthanie et sa mission de passerelle auprès des personnes homo-sensibles et trans-identitaires désireuses de mener une vie avec le Christ et en lien avec l'église. L'assemblée des fidèles a reçu ce message de profonde humanité avec attention et intérêt, avec émotion même, ce que les sourires bienveillants et les paroles de soutien ont confirmé à la sortie de la messe.
       
    La retraite s'est ainsi achevée en début d'après-midi, dans le joie et la bonne humeur des cœurs (mais aussi des ventres ! ) bien nourris, dispersant les uns et les autres vers de multiples destinations à travers la France … et la Suisse !  Le sentiment d'un partage unifiant et vivifiant domine et comble dès à présent nos cœurs de réconfort et de consolation, confiants que nous sommes dans la promesse des futures moissons comme dans l'assurance affermie de n'être plus jamais seul(e)s … non par le jeu d'une quelconque forme d'illusionnisme trompeur, mais par la grâce d'une foi que nous recevons chaque jour par notre prière, que nous fortifions dans nos retraites puis dans nos coeurs, et à laquelle nous consentons par un discernement inspiré et un élan fraternel sans cesse renouvelés.


    A chacun et à chacune, un bel été !
    De tout cœur,
    Patrick, un frère de la Communion Béthanie



  • Notre prochaine retraite d'été : Nazareth : prière et travail

    Dans un peu plus d'un mois notre Communion Béthanie vivra sa retraite d'été. Joie de plonger dans le silence et la fraternité.
     
    Dès à présent, un grand merci à nos sœurs pour leur accueil fraternel et leur vrai partage.
    Merci de prier avec nous et pour nous.
     
    Nous méditerons ensemble sur le thème : Nazareth : prière et travail.
     
        * Comment dans notre vie quotidienne vivre notre dimension contemplative?
        * Comment vivre notre travail sous le Regard de Dieu?
     
    Après ces mois douloureux, nous serons heureux de goûter dans un même lieu, notre amitié priante.
     
    Les sœurs et frères de notre Communion Béthanie ont écoutés de nombreuses confidences cescarmel de la paix.jpg derniers mois.
    Nous déposerons tous ces visages blessés par l’Église auprès du Seigneur de toute tendresse.
     
    Je me permets de vous livrer quelques lignes de l'opinion de Monique Hebrard, dans laquelle je me reconnais pleinement.
     
    Cette opinion parue dans le journal La Croix, sous le titre :
    L’Église a loupé une marche.
     
    « Nous voici aujourd'hui devant une France divisée entre "pro" et "anti" "mariage pour tous" A cette différence près que si les catholiques "anti" se sont affichés et ont été abondamment encouragés par les évêques, beaucoup d'autres se sont tus pour ne pas envenimer les choses et ne pas s'opposer de front à leur curé, mais se sont sentis pris en otages par l'attitude d'une Église dans laquelle ils se sentaient mal à l'aise.
     
    Beaucoup de personnes homosexuelles chrétiennes sortent de cet épisode profondément blessées ou en état de rupture (certaines demandant l'annulation de leur baptême)...
     
    Ils se sont sentis stigmatisés, rejetés. J'en connais plusieurs qui n'ont pas pu continuer à aller à la messe, tant chaque annonce appuyée de la prochaine manif les blessait.
     
    Mon propos n'est pas de défendre une position "anti" ou "pro" mariage pour tous.
    Là n'est pas la question. Mais je fais partie de ces catholiques profondément attristés par ces neuf mois que nous venons de vivre depuis le 15 août 2012. Je venais juste de terminer un livre qui m'avait plongé dans l'infinie tendresse de Jésus et je mesurais plus que jamais la distance qu'il y a souvent entre les propos officiels de l’Église et l'esprit de l'Evangile. Je ne mets pas en cause l'écoute aimante de certains pasteurs, elle existe; je parle de ce que "les gens" ont vu et entendu. Malheureusement, ils ont retenu que l’Église était "contre les homos"...
     
    Qu'auraient attendu de l’Église tous ces catholiques qui sont rentrés dans leur douloureuse et silencieuse coquille ?
    Qu'elle ouvre toutes grandes ses portes à l'écoute des homosexuels et aux dialogues internes, à une réflexion approfondie sur la façon dont ces évolutions anthropologiques pourraient être évangélisées. Qu'elle donne publiquement un souffle d'espérance au lieu d'afficher ces menaces pessimistes, car l'Apocalypse biblique n'est pas le catastrophisme; c'est l'annonce d'un Royaume de justice, de bonheur et d'Amour. »


    Depuis août 2012, je n'ai eu de cesse d'inscrire notre Communion Béthanie dans sa vocation priante, silencieuse, à l'écoute de toutes et tous.

    Chaque jour vers midi nous avons priés : « Jésus, en ta personne, tu as tué la haine ».
    Nous poursuivrons notre chemin de paix et de non violence, avec nos ami-es d'autres groupes chrétiens ou d'autres traditions religieuses.
     
    Mais maintenant, j'appelle l’Église a un minimum de cohérence.
    Manifester contre l'homophobie et le respect des personnes homosexuelles, c'est bien !
    Nous attendons avec vigilance les actes concrets.
    Car nos paroles sont vraies lorsque ce sont nos actes qui parlent.
     
    J'ai débuté mon service prieural, il y a quelques années, par ces paroles : « Dieu dit du bien de nous ! »
    Les personnes transgenres, les personnes homosensibles, les femmes, les hommes de notre monde attendent une vraie parole d'estime, de bénédiction.
     
    Rien, ni personne ne nous empêchera de la vivre, de la rayonner, de la dire.
     

    Affection de votre frère, Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie





  • Retour sur notre récollection des 23, 24 et 25 novembre, à Versailles

    Cette année, ce sont les sœurs du Cénacle qui nous ont accueillis très fraternellement dans le calme de leur propriété, en plein cœur  de Versailles. Sainte Thérèse Couderc,  leur fondatrice aimait à inviter chacun  à « se livrer sans réserve à la conduite de l'Esprit » : c’est donc ce que nous avons tenté de faire ensemble durant ces heures.

    Le thème retenu était celui du Magnificat

    magnificat.jpgC’est donc par une grande action de grâce que notre récollection s’est ouverte vendredi.  Au cours de la veillée de prière, Jean-Michel a simplement commencé par égrener les moments phares de la Communion Béthanie, depuis sa genèse. Ce furent ensuite les personnes que le Seigneur a mis sur notre route que nous Lui avons demandé de bénir. Puis, ce sont chacun des frères, sœurs et amis de notre communion que notre Prieur a nommé un à un, en rendant grâce pour son charisme – sa note propre : richesse communautaire précieuse et renouvelée.
    Cette récapitulation dans l’action de grâce a été aussi l’occasion d’annoncer de nouvelles missions : B. et P. ont ainsi été nommés sous prieurs, et M. chargé d’accompagner le cheminement des nouveaux frères et sœurs qui s'engagent dans notre Communion. Ce fut ensuite un moment bien touchant que celui qui suivit où nous étions invités à venir nous trouver personnellement les uns les autres pour nous bénir réciproquement de tout ce que nous avions reçu les uns par les autres.

    Le lendemain, après un petit déjeuner en self, la prière des laudes nous rassembla dans l’oratoire des sœurs. Puis ce fut un temps de lectio divina nourrissant que nous donna P. autour du texte du Magnificat mis en parallèle avec le texte de l’obole de la veuve, au temple de Jérusalem. Evoquant tour à tour plusieurs degrés de lecture, P. nous entraîna dans la contemplation de ces deux femmes, étonnamment proches par leur destin et par les dispositions de leur cœur. Chacun pu prolonger sa lecture spirituelle de ces textes dans le silence de la prière personnelle jusqu’à l’heure du déjeuner.

    L’après-midi fut un temps d’échange avec notre ami Claude Besson, auteur d’un tout récent et remarquable ouvrage : « Homosexuels Catholiques, sortir de l’impasse » aux Éditions de l’Atelier. Le repas du soir fut l’occasion d’accueillir un autre grand ami de la Communion Béthanie en la personne de Ludovic Mohamed, charismatique fondateur de HM2F, groupe des homosexuel(le)s musulman(e)s. En début de soirée, il prit la parole pour présenter son « collectif citoyen pour un islam de France véritablement inclusif, & une laïcité véritablement respectueuse de toutes les croyances. » Moment émouvant s’il en est que de poser ainsi les pierres de fondation d’une communion inter religieuse ouvrant de si belles perspectives. Puis ce samedi s’acheva par le visionnage d’un film sur la transsexualité que suivi un débat avec nos amies si chères : L., A.-G. et I.. Jean-Michel aura l’occasion de le rappeler : les personnes transgenres sont très particulièrement les bienvenues dans le cœur, la prière et la réflexion de notre Communion, car elles portent des questions fondamentales dont les réponses nous concernent tous.   

    L'accueil de deux nouvelles sœurs
    La matinée du dimanche nous a rassemblés sous un timide soleil. Mais la chaleur était pourtant bien austatut_priere.jpg rendez-vous : celle de la célébration d’accueil d’A.-M. et d'É. Célébration à laquelle s’étaient joints N., amie de la Communion ainsi que le frère et la belle-sœur d’A.-M. Les gestes simples, dépouillés et si parlants de cette liturgie ont nourri une fois encore l’âme de tous et nous renouvèlent dans nos propres engagements.

    Remise du livret de prière : « Voici le livret de prière de notre Communion. Qu’il soit notre essentiel trait d’union et une invitation à devenir intercesseur pour le monde. Les frères et sœurs de la Communion Béthanie, ainsi que tous ceux et celles qui se sont confiés à notre prière, ont besoin de toi. Qu’ils puissent un jour te bénir de ta prière fidèle. »

    Remise de la lumière : « Reçois aussi cette lumière ; qu’elle soit le signe de ta vocation de veille et de joie. Comme les vierges sages de la parabole qui avaient de l’huile en réserve, puisses-tu, par ton amour, entretenir cette flamme, afin que ta lampe, même vacillante à certaines heures, puisse soulever "le lourd manteau de la nuit". »

    Puis ce fut un temps de partage fraternel sur ce que nous venions de vivre durant ces heures, et qui fut récapitulé par la messe du Christ Roi que célébra P. « Nous sommes les sujets d’un royaume qui ne peut disparaître car il est fondé sur l’amour. » Les chants à plusieurs voix, qui nous avaient porté jusque-là durant chaque célébration, prenaient une ampleur et une beauté qui disait assez la communion des cœurs et des vies. Ce fut donc une occasion idéale pour remercier les sœurs du Cénacle présentes pour leur accueil fraternel, ainsi que P. et J.-B. dont nous avions beaucoup entendu parler, mais dont nous faisions seulement la connaissance à présent.

    Le repas de midi fut joyeux mais un peu expédié, car un autre rendez-vous attendait à l’autre bout de Paris celles et ceux qui le pouvaient. Une équipe de France 2 souhaitait effectuer un tournage dans le cadre de l’émission « Complément d’enquête » qui sera diffusée le 29 novembre, à 22h15. Nous nous rendîmes donc chez les sœurs de Sainte-Clotilde où sœur A.-M., supérieure générale et amie de notre Communion Béthanie, acceptait de nous recevoir. L’essentiel de ce tournage était l’office de vêpres, prié dans l’oratoire de la rue de Reuilly. Puis ce fut le temps de quelques témoignages.
    Cette aventure se termina par un goûter qui prolongea le partage avec l’équipe du tournage. Nous espérons que le cœur de notre mission a été compris de l’intérieur et  pourra être retranscris en images.


    Un frère de la Communion Béthanie.



  • Récit de notre retraite d'été : Confiance, Foi et Contemplation

    Les membres de la Communion Béthanie étaient impatients de se retrouver, du 5 au 8 juillet dernier, pour leur traditionnelle retraite d’été. Cette impatience n’a pas été déçue. En effet, nous étions tout à la joie de nous rencontrer à Notre-Dame de Myans, d’échanger des nouvelles de chacun et de chacune, et tout simplement de nous revoir pour partager ces quelques jours ensemble, tout à la convivialité comme à la prière, tout à la simplicité comme au recueillement.

    notre_dame_de_myans 2.jpgD’emblée, ce qui nous a séduit à Myans, c’est l’accueil sans réserve qui nous a été manifesté par toute l’équipe de la maison.

    La session d’été 2012 avait pour thème Confiance, Foi et Contemplation. Cette thématique a multiplié les approches et permis un enchaînement d’exposés, courts mais denses, de lectures et de partages, aussi riches que variés.

    Il était proposé à chacun d’envisager l’accomplissement de notre vie chrétienne comme une danse à trois temps et d’accueillir ainsi la « divine douceur ». Dans le sillage de notre réflexion, de belles surprises attendaient notre fraternité : la présentation du sanctuaire et de son cadre historique par un amoureux du site, a constitué une première parenthèse enchantée, tandis que la visite amicale de monseigneur Ballot, partageant avec nous le repas avant de se livrer à un échange « à cœur ouvert », a été reçue comme un signe encourageant.

    Cette session d’été 2012 annonçait également pour la soirée du samedi 7 juillet une célébration notre_dame_de_myans 3.jpgtémoignant de la vitalité de notre Communion Béthanie : fêter l’Entrée en Nazareth de notre frère M. et le Vœu de charité de nos frères P. et M. Une joie de partager ensemble ce cheminement en Christ, augmentée le dimanche 8, par la célébration d’Accueil de notre sœur I.

    Nous sommes repartis heureux du temps partagé et des liens fraternels toujours plus resserrés, car, malgré les distances géographiques que nous avons reprises, nous restons reliés par la prière.


    Des frères de la Communion Béthanie

     

  • Retraite juillet 2011 à Tarascon

    En ce début de juillet 2011, la Communion Béthanie a choisi le cadre provençal et historique de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, pour y organiser sa traditionnelle retraite d'été. A cette occasion, les sœurs du monastère de la Visitation nous ont accueillis durant quatre jours, prodiguant à notre intention les soins d'une hospitalité sans réserve.

    Tarascon Visitation 0.jpgC'est donc au milieu des champs de lavande, sous l'égide d'un soleil radieux -bercés surtout par le murmure bruyant des cigales !- que nous avons entamé une réflexion sur la parole et le silence. C'est aussi dans ces circonstances que nous avons d'abord eu la joie de nous retrouver, pour partager ensemble une chaleureuse convivialité autant qu'une féconde méditation sur les Écritures. 
     
    Le premier temps est donc celui des retrouvailles entre frères et sœurs de la Communion, quand se mêlent les nouvelles que l'on donne à tous, et les confidences qu'on se livre plus intimement, par le jeu des rencontres et des affinités. A ce titre, l'après-midi du samedi 8 juillet aura été exemplaire, puisqu'un déplacement en Arles a été organisé pour les volontaires désireux d'insérer un moment de détente, au cœur d'un programme soucieux par ailleurs de préserver son exigence.
    Tarascon Visitation 1.jpg
    Le second temps, se combinant harmonieusement avec le premier, est plutôt celui des tables rondes aucours desquelles se succèdent dès le jeudi matin des interventions et des commentaires de textes, des échanges et des parcours bibliques. Le rythme est soutenu car la durée même de la retraite impose une programmation dynamique ; il est toutefois maîtrisé dans la mesure où le recueillement et les silences sont le principe même des dispositions intérieures qui permettent à chacun de recevoir et de laisser infuser ce qui se dit, ce qui se passe, ce qui s'échange. La retraite, c'est aussi un quant à soi sauvegardé, au milieu de tous.

    Le troisième temps, couronnant merveilleusement les deux premiers, constitue aussi le poumon même de la Communion, celui qui assure sa pérennité par la vitalité de son renouvellement. En effet, chacun d'entre nous éclaire son chemin de vie à la lumière de l'Évangile et peut alors, en toute liberté et à son rythme, le signifier par la Communion Béthanie, en s'engageant en son sein. Ainsi en est-il d'un frère qui a choisi d'accomplir son entrée dans le temps de Nazareth, fixé le soir du vendredi 7 juillet, afin que s'enracinent par le silence et la Parole ces textes tirés des Écritures, "jusqu'à ce qu'ils éveillent, un écho, une soif, un désir".

    Tarascon Visitation 3.jpgNe trouve-t-on pas justement, par la résonance du terme écho, la proposition d'une belle médiation entre la parole et le silence ? C'est finalement le temps de l'accueil d'un autre notre frère, qui marquera le dimanche 10 juillet, à la fois comme une belle surprise -pour une participation à la retraite qui n'était, au début, que l'expression d'une sincère curiosité- et comme un beau cadeau ! Il n'est pas de signe d'espérance plus probant, en effet, qu'une retraite qui s'achève sur une porte qui s'ouvre pour l'un de nos frères.


    Un frère de la Communion Béthanie

     

    Si la relation peut s'établir, n'est-ce pas par le biais de la parole ? Celle de Dieu quiTarascon Visitation 4.jpgdescend jusqu'à nous et qui se fait entendre, entre autres, par l'intermédiaire des Écritures. Mais aussi la nôtre, qui, écho de la sienne, monte vers lui dans la prière. Et Jacob reçoit ce don alors qu'il vient de perdre ses sécurités, qu'il est affronté à la solitude et à l'inconnu dans le silence de la nuit.

             
    Sœur Emmanuelle Billoteau 

     


  • Retraite de l'Avent 2010

    Le premier week-end de l'Avent est l'occasion, pour la Communion Béthanie, de réunir ses membres afin de fêter ensemble ce moment privilégié de la liturgie, riche d'espérance et de promesses. Il est ainsi des rendez-vous, reconduits d'année en année qui deviennent des traditions attendues par tous.
    Chacun s'est donc décidé à affronter les rigueurs de l'hiver pour gagner et Paris, et plus précisément, dans le 12e arrondissement, la congrégation des sœurs de Sainte-Clothilde. L'accueil chaleureux et bienveillant qui nous a été réservé a rendu ce temps de recueillement à la fois convivial et confortable !

    avent 1.jpgTrois temps forts rythmèrent ce bref séjour, insufflant aux retrouvailles chaleureuses des personnes l'esprit harmonieux et unitaire de notre Communion.

    Il s'agit tout d'abord d'une approche de la spiritualité propre à Charles de Foucauld que deux sœurs, venues à Paris spécialement pour l'occasion, ont eu la gentillesse de nous faire partager les principes : « Mon apostolat doit être l'apostolat de la bonté. En me voyant, on doit se dire : Puisque cet homme est si bon, sa religion doit être bonne » écrivait cet ancien homme du monde, devenu moine chez les Trappistes et ermite à Nazareth, missionnaire enfin au Sahara, au milieu des Touaregs.

    La célébration eucharistique, le dimanche, ressourça ensuite notre foi en direction de la JérusalemAvent 2.jpg céleste comme véritable sanctuaire au-dedans de chaque homme. Chacun de nous, faut-il le rappeler, porte en lui cette part de Dieu, inaliénable et salutaire, qu'aucune prise de position sectaire ne saurait lui enlever. Cette espérance, incarnée par le Christ dont l'Avent constitue l'annonce, résonne donc pour tout homme, quelles que soient sa condition et sa nature, comme le signe de son appartenance au monde à qui Dieu fait signe de manière inconditionnelle.

    Dans ce sens, le week-end est enfin un moment de partage plus informel sur des réalités humaines, en apparence plus prosaïques, associées au quotidien, tantôt heureux, tantôt douloureux, des personnes homosexuelles et transgenres qui essaient de vivre une vie avec le Christ dont elles sont comme tout homme, une image et non une offense.

     
    noel.jpgDe la vie précieuse de chacun, il est également accordé tout son prix à la Communion Béthanie.
    Merci, Seigneur, de partager avec nous aussi, ta foi et ton espérance qui nous rassurent ! 


    Un frère de la Communion Béthanie



  • Retraite juillet 2010

    Retraite de la Communion Béthanie à Tamié du 1er au 4 juillet 2010

    Tamié.jpgChaque année, avant la dispersion naturelle des grandes vacances, il est proposé aux membres de la Communion Béthanie de se retrouver pour une retraite estivale associant recueillement et convivialité, temps forts liturgiques et moments de partage. En ce début juillet 2010, le cadre de l’abbaye de Tamié a été choisi pour permettre à chacun de vivre ce temps de retrouvailles, en paix avec lui-même comme en harmonie avec les autres. Les charmes de la Savoie ont certes contribué au succès de cette rencontre ; l’accueil chaleureux des frères n’y a pas moins participé également, de sorte que le charisme de la Communion Béthanie s’affirme autant dans sa vocation d’ouverture au monde et à l’Eglise que dans la fraternité et l’unité qu’elle cultive en son sein. Aussi, l’arrivée progressive de chacun des membres tout au long de la journée du 1er juillet a-t-elle permis les effusions que manifeste la joie de se revoir avant que ne s’applique la « dure » règle du silence propre à l’abbaye de Tamié et imposée aux moines comme aux retraitants !

    La première journée de la retraite, le vendredi 2 juillet, commence donc par un petit-déjeuner dans le réfectoire, marqué par Réfectoire 2.JPGun « silence bavard », tant il est difficile pour les membres de la Communion Béthanie de se contenter du langage des yeux ! Plus sérieusement toutefois, un premier enseignement, proposé par notre frère Pierre, sera l’occasion de réfléchir et d’échanger : il a pour sujet  le texte de l’Evangile de Jean relatif à l’onction de Béthanie (chapitre 11, versets 55 et suivants … ; chapitre 12, versets 1 à 12) et s’inscrit dans une réflexion problématique plus large sur « Béthanie, parfum d’Evangile : En quoi la Communion Béthanie est dans l’Eglise un lieu d’Eglise ? Quelle est sa note particulière, singulière ? ». L’après-midi ne nous réduit nullement au silence, si bien que chacun participe – par sa présence comme par une prise de parole spontanée et libre – à une rencontre avec le frère Marco autour du texte que l’Evangile de Jean consacre cette fois à la résurrection de Lazare. Ces activités donnent le ton, celui d’un partage sérieux mais sans dogmatisme des textes de l’Evangile, une indépendance qui marque sans doute cette « note singulière » de la Communion Béthanie : un regard exigeant sur les textes et les traditions, dépourvu de tout académisme. La soirée achève ce premier jour de retraite sur une double « solennité » : celle de l’Accueil de frère Patrick dans le temps de Nazareth de celui de notre frère Manuel, tous deux entourés de la bienveillance des membres de la Communion Béthanie, une assistance enrichie de la présence d’une retraitante de l’abbaye, sensible à notre démarche. Aussi, nous sommes-nous sentis accueillis à notre tour, autant par les moines de Tamié (ce que nous avons déjà souligné) que par la plupart des autres retraitants qui se sont peu à peu mêlés à nous au fil de la retraite.

     

    fontaine.jpg

    La deuxième journée de la retraite, le samedi 3 juillet, commence a nouveau par un petit-déjeuner dans le réfectoire, marqué par une indiscipline de plus en plus prononcée, tant les paroles et la convivialité prennent le pas – avec une certaine mesure néanmoins – sur le silence, de règle pourtant. Une « légèreté » nécessaire avant une rencontre programmée avec Monseigneur Philippe Ballot, archevêque de Chambéry. Ce temps de discussion commence par un témoignage personnel, celui de Monseigneur Ballot lui-même qui raconte avec une certaine faconde le parcours qui est le sien : à la fois celui d’un homme et celle d’un homme d’Eglise. Certaines questions, relatives notammendécoration autel.JPGt à la « singularité » des personnes homosensibles et transgenres au sein de l’église, nourrissent ensuite un débat, animé certes, mais toujours marqué du sceau de la franchise comme de la courtoisie. Plus lyrique quoique tout aussi personnelle, l’après-midi est livrée aux bons soins de frère Didier qui nous régale de ses talents d’artiste en expliquant avec une bonhomie gourmande l’art des compositions florales, qui nous émeut également en évoquant la mémoire de frère Christophe, moine-martyr de Tibhirine, pour un temps d’abord moine à l’abbaye de Tamié. La soirée achève cette deuxième journée de retraite par le vœu de Charité de notre sœur Christine, une cérémonie émouvante et intense au cours de laquelle les liens qui unissent les membres de la Communion Béthanie trouvent une expression particulièrement sensible et humaine notamment au moment du lavement des pieds. Chacun laissera ensuite éclater sa joie autour d’un pot : on y exprime tout simplement le bonheur d’être ensemble. Un mouvement de bonne humeur que gâchent à peine les « CHUT » qui nous rappellent par intermittence … la « dure » loi du silence !croix Tamié.jpg

    La troisième journée de la retraite, le dimanche 4 juillet, sera aussi la dernière. Le rythme s’accélère, marqué par la grande diversité des activités : l’Eucharistie, à l’occasion de laquelle une église bondée confirme la renommée de l’abbaye, et les préparatifs du départ, un dernier temps de partage en guise de bilan … et un déjeuner au cours duquel un autre ton est donné à la retraite : celui d’une convivialité festive enfin accomplie, inhérente à la Communion Béthanie. 

    On se quitte, alors, mais on demeure en lien par la pensée et la prière, enrichis par une retraite qui unifie la Communion Béthanie tout en re-mettant chacun en perspective. Aussi, le regret de se quitter le cède-t-il très vite à la certitude de se retrouver… lors de la prochaine retraite d’hiver.

    Un frère de la Communion Béthanie


    Prière

    Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi ; sans toi rien n’est fort et rien n’est saint. Multiplie pour nous tes gestes de miséricorde afin que, sous ta conduite, en faisant un bon usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ceux qui demeurent.

     

     


  • Retour de notre retraite de Cabanoule

    Retraite de Cabanoule de 1er au 4 juillet

    Durant notre temps de retraite; nous avons eu la chance de recevoir, pour la première fois cette année, la visite d’un évêque ami. Pendant une matinée nous avons bénéficié de son éclairage sur les Béatitudes, à la suite duquel il nous a proposé un moment de partage.

    Cabanoule04.jpgLes psaumes était le thème central de notre retraite. Plusieurs temps de réflexion et d’échanges étaient programmés.
    Notre frère P. nous a donné un éclairage sur leur apport spécifique dans la Bible. Des réflexions sur les psaumes de l’office de la Communion Béthanie en particulier ont été illustrées par notre sœur B., ainsi que nos frères E.-M. et G. (psaumes 22, 130 et 132). Enfin, mère E., prieure du monastère, nous a transmis son expérience personnelle des psaumes et leur importance dans la structure de la journée de la communauté.

    Notre retraite s’est conclue par deux temps forts remplis d’une grande joie; celui de l’accueil et du vœu de charité de nos frères M. et E.

    Un frère de la Communion Béthanie.

     

     

    photo: monastère de Cabanoule à Anduze

  • Retraite de juillet 2009

    Notre Communion Béthanie en retraite d'été


    Du 1er au 5 juillet 2009, notre Communion Béthanie vivra sa retraite d'été au monastère de la Paix-Dieu, dans le diocèse de Nîmes.
    Merci à nos sœurs pour leur accueil si fraternel qui les pousse, cette année encore, à nous offrir la totalité des chambres de l'hôtellerie.

    Cabanoule 07 choeur.jpgMerci de prier pour nous, en particulier pour notre petit frère M. qui vivra sa célébration d'Accueil et notre petit frère E.l son Vœu de Charité.
    Nous méditerons sur les psaumes et sur leur façon de structurer notre prière personnelle, communautaire, et notre vie en Communion.
    Notre frère P. nous y aidera, ainsi que nos sœurs de Cabanoule.
    Nous aurons aussi la très grande joie d'accueillir un Évêque ami, qui passera plusieurs heures parmi nous.
    Nous vous emportons tous dans l'élan de notre modeste prière.
    Qu'elle se joigne au Souffle de Celui qui fait toutes choses nouvelles!

    «Heureux,
    vous les tendres,
    vous les doux,
    vous les têtus de la douceur.
    Vous faites reculer l'intégrisme.
    Heureux,
    vous les transparents,
    pas les tout propres,
    pas les tout blancs,
    pas les moralisants,
    pas les interdisants,
    les brûlants,
    les désirants.
    Avec vous la passion a encore un avenir.
    Mais que je suis triste pour vous, les desséchés, les clôturés, les amidonnés, les faux inspirés, les voleurs d'intériorité.»
    Gabriel Ringlet, Éloge de la fragilité.

    Bel et paisible été à tous, pour vous je demeure en tenue de service.


    Votre petit frère, Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie.
  • Retraite de Toussaint 2008

    Retraite de Toussaint 2008 des Fraternités monastiques de Jérusalem

    Nos frères et sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem proposent une retraite en ligne sur le thème: «Heureux êtes-vous !» Matthieu 5.
    Si vous le souhaitez, vous pourrez ainsi suivre le parcours proposé avec l'évangile des Béatitudes : 9 jours pour méditer chacune des Béatitudes.

    Fraternités Jérusalem.gifNous vous invitons à découvrir cette retraite, suivie par plus de 1 600 participants, depuis le portail des Fraternités monastiques de Jérusalem, en cliquant ici.

    Belle retraite à vous.

    Stéphane,
    votre frère.



    photo extraite du portail des Fraternités monastiques de Jérusalem