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Carême

  • Carême 2017, 3ème dimanche, 19 mars

    « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : "donne-moi à boire" »…

    2017-03-19-Samaritaine-1.jpg« En demandant à la Samaritaine de lui donner à boire, Jésus avait un si grand désir d’éveiller la foi dans son cœur, qu’il fit naître en elle l’amour même de Dieu ». (Liturgie du 3e dimanche de Carême)

    Thérèse chante cette rencontre :

    « Rappelle-toi qu'au bord de la fontaine
    Un Voyageur fatigué du chemin
    Fit déborder sur la Samaritaine
    Les flots d'amour que renfermait son sein ».

    « L’Évangile m’apprend et mon cœur me révèle » … Elle lit l’Évangile avec le cœur

    « Ah ! je connais Celui qui demandait à boire
    Il est Le Don de Dieu, la source de la gloire,
    C'est Lui, L'Eau qui jaillit
    C'est Lui qui nous a dit :
    « Venez à moi. »

    Elle va ainsi au cœur de la Révélation. Elle comprend Dieu, et le chemin par lequel on va sûrement à Lui : « par la confiance et l’amour »… Le chemin par lequel Il vient en nous…

    2017-03-19-Samaritaine-2.jpg« Il me semblait entendre Jésus me dire comme à la Samaritaine: "Donne-moi à boire !" … En disant "donne-moi à boire", c’était l’amour de sa pauvre créature que le Créateur de l’univers réclamait. Il avait soif d’amour »…

    Notre conversion est là. « La sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique, elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père »… Avec Jésus et grâce à Lui.

    « J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse,
    Restant mon appui sans aucun retour,
    Aimant tout en moi même ma faiblesse…
    Ne me quittant pas, la nuit et le jour ».

    « Dieu est l’Amour, c’est-à-dire le don de soi. Il est la plénitude jaillissante qui a besoin de se verser dans notre néant ... Se donner est donc son être, sa vie, sa joie. Plus nous sommes faibles et vides, impuissants et inachevés, plus il trouve en nous de capacité à le recevoir. Ainsi notre amour à nous consiste surtout à accueillir son effusion de vie, comme son Amour à Lui consiste à la répandre ». (Dom Guillerand – Silence cartusien)

    C’est un chemin de vérité, qui prend du temps, toute une vie...
    Donc c’est aussi un chemin de lutte et d’intranquillité…

    « Tu cherches Dieu mais il est là,
    À t’attendre où tu ne viens pas,
    Dans la profondeur de ton moi… »
    (Marie Beaudouin-Croix – Lignes d’oraison)

    Mais il est là… Jésus n’est pas au bout du chemin ; il est sur le chemin… Il est LE chemin…
    Saint Augustin a dit un jour : « La Parole s’est exprimée comme elle a pu ; le reste c’est au cœur de le comprendre. »

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

     

  • Carême 2017, 2ème dimanche, 12 mars

    « Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les emmena à l’écart » …


    2017-03-12-A-l'écart.jpgNous continuons notre chemin de Carême, à l’écart, chacun(e) et tous ensemble.
    À l’écart, pour un retour en soi, pour un cœur à cœur avec Dieu.
    À l’écart, par la prière, le jeûne et le partage.
    À l’écart, pour bientôt « monter à Jérusalem » et y accompagner Jésus.
    À l’écart, pour "re-venir" à l’essentiel : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu … et ton prochain comme toi-même ». 

     

    2017-03-12-Thérèse-1.jpgNotre sœur Thérèse l’a compris : « Il n'y a que l'amour qui puisse nous rendre agréables au Bon Dieu ... cet amour est le seul bien que j'ambitionne ».
    « Vivre d’Amour », c’est notre vocation. Car Dieu, qui n’est qu’Amour, nous a créés par amour, et pour aimer.
    « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit. Je l’aime ! Car il n’est qu’Amour et Miséricorde !... » Aimer, c’est accepter d'être aimé… Infiniment. Sans condition. Pour toujours.

    Aimer, c’est croire que Dieu est bon "quand même". « Je chante ce que je veux croire » dans la nuit de la foi, dans la tentation du doute, du désespoir et du blasphème.

    Aimer, c’est croire que Dieu a soif de mon amour, si pauvre soit-il par lui-même. « Voilà donc tout ce que Jésus réclame de nous, il n'a point besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour ... Ah ! je le sens … il trouve, hélas ! peu de cœurs … qui comprennent toute la tendresse de son Amour infini ».

    Aimer, c’est s’aimer soi-même. « Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s'aimer humblement soi-même, comme n'importe lequel des membres souffrants de Jésus Christ » (Bernanos - Journal d'un curé de campagne).

    Aimer, c’est essayer d’aimer… C’est aimer "quand même", « semant la paix, la joie dans tous les cœurs » … "Aimer quand rien n’est aimable" ! (Bienheureux Maurice Tornay - martyr au Tibet 1910-1949).
    « Vivre d'Amour, c'est essuyer ta Face, c'est obtenir des pécheurs le pardon » ...

    Aimer, c’est demander la grâce d’aimer ...

    « Divin Jésus, écoute ma prière, par mon amour je veux te réjouir.
    Tu le sais bien, à toi seul je veux plaire. Daigne exaucer mon plus ardent désir.
    Du triste exil j'accepte les épreuves, pour te charmer et consoler ton cœur.
    Mais en amour change toutes mes œuvres, Ô mon Époux, mon Bien-Aimé Sauveur …
    Divin Sauveur, à la fin de ma vie, viens me chercher, sans l'ombre d'un retard.Ah ! montre-moi ta tendresse infinie et la douceur de ton divin regard.

    2017-03-12-Thérèse-2.jpg

    Avec amour, oh ! que ta voix m'appelle, en me disant : Viens, tout est pardonné.
    Repose-toi, mon épouse fidèle, viens sur mon cœur, tu m'as beaucoup aimé ».

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

  • Carême 2017, 1er dimanche, 5 mars

    2017-03-05-Désert.jpg« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable »…

    Le Temps du Carême est un appel du Seigneur. Il nous invite à l’accompagner au désert. Pour cheminer vers Pâques… comme jadis le Peuple de Dieu en marche vers sa liberté.
    Il s’agit de se "re-mettre" en route… Se "re-mettre" à son écoute car « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » !

    Pour "re-découvrir" son projet d’amour, de bienveillance et de miséricorde… Et en vivre ! Personnellement. Librement.
    Car « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. Il n’y a qu’un seul Dieu. Il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (I Timothée 2, 4-6).

    Voilà "pour-quoi" Jésus commence sa mission en affrontant Satan au désert. Pour le vaincre par la Parole de Vérité et nous donner de participer à sa victoire.
    N’ayons pas peur du désert, quel qu’il soit... C’est le lieu de la rencontre avec Dieu ! Et donc du salut !

    « Celui qui fait la vérité vient à la lumière »… Doucement. Avec Lui, sous son regard… En paix… En "re-mettant" tout en Lui… Avec patience et confiance. Car « il faut se "re-donner" sans cesse » et « c’est la confiance, et rien que la confiance, qui doit nous conduire à l’amour » comme le proclame Thérèse de Lisieux, notre petite sœur universelle !

    Grâce à Lui, tout "re-devient" chemin ! « Le désert et la terre de la soif, qu’ils se "ré-jouissent" ! Le pays aride, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! »… (Isaïe 35,1)

    Quelle que soit notre manière personnelle - et en même temps tous ensemble - d’aller au désert pendant ces 40 jours, que ce soit pour y "re-trouver" Jésus. Pour nous "re-tourner" vers Lui. Pour nous "re-poser" sur son Cœur ! Pour laisser la source de vie "re-jaillir" en nous. Pour "re-devenir" qui nous sommes et "re-vivre" grâce à Lui !

    Ce sera aussi et surtout pour sa joie à Lui… Car sa joie, c’est de se donner ! C’est de sauver ! C’est de faire vivre ! Il est vainqueur ! « Je suis venu pour qu’ils aient la vie … en abondance » !

    2017-03-05-Jésus-et-l'enfant.jpgUne seule condition, indispensable : consentir à se "re-tirer" dans le désert intérieur de notre être profond. Pour l’y rencontrer, le laisser faire et se laisser faire.

    Un chartreux a écrit : « Tout le monde, bien sûr, ne peut ni ne doit vivre en moine ou en ermite. Mais il n’est pas de chrétien qui puisse se passer d’un ermitage intérieur où il puisse rencontrer Dieu. »

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie.

  • Carême dans la Ville 2017, la retraite en ligne des Dominicains

    La Communion Béthanie vous recommande Carême dans la ville 2017, à partir de ce mercredi des Cendres, 1er mars.

    Vivez un carême dynamique grâce à cette retraite en ligne, qui cette année s'adapte aussi à tous les formats et à tous les écrans. Découvrez la parole de Dieu proche de vous, grâce à un frère ou une sœur dominicaine.

    careme2017.jpgCette année, le thème sera « Ceci est mon corps », Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26, verset 26.

    Le corps. Auparavant mortifié, méprisé ou ignoré, il est maintenant soigné, adulé et librement exposé au risque d'être réduit à un simple objet et de susciter convoitise et violence.

    Pour vous inscrire et rejoindre des milliers de retraitants, vous pouvez vous rendre sur le site Carême dans la Ville 2017.

    Chaque dimanche du Carême, Sylvain, un ami de la Communion Béthanie, vous proposera un texte de méditation jusqu'à Pâques 2017, le 16 avril.

  • Carême 2017

    « Oh ce regard, je ne l'oublierai jamais ! »

    2017-03-01-enfant-réfugié.jpgConnaissez-vous ce chant de Noël Colombier que je chantais en aumônerie de collège lorsque j'étais adolescent ?
    Ce chant parle de l'amour de Jésus qui se cristallise dans son regard.
    Un regard qui aime, qui espère.
    Un regard d'infini respect posé sur les êtres, sur la création.
    J'aime ce chant ! En boucle, il m'arrive encore aujourd'hui de le chanter avec une sœur de notre Communion Béthanie : https://www.youtube.com/watch?v=YYqSclWXB9s

    Dans ma chair, je viens de vivre ces paroles :
    Dimanche 19 février à 16h., je suis dans le TGV Paris-Montpellier.
    Je viens de vivre une rencontre lumineuse et tellement profonde avec notre conseil.
    À peine arrivé dans le train, je me rends aux toilettes.
    Toutes les toilettes sont fermées. J'attends patiemment le contrôleur. Il arrive et déverrouille les portes...
    J'entre... Un enfant est là, assis, caché, apeuré.
    Oh, ce regard, je ne l'oublierai jamais ! Oh ce regard, je ne l'oublierai jamais !
    Il me fait comprendre qu'il est malade, il ne parle pas français.
    Le contrôleur est encore là. Il appelle un collègue.
    Très vite, nous comprenons que cet enfant est un jeune migrant qui a réussi à se cacher là.
    Il est admirablement pris en charge par le personnel de la SNCF. Il descendra en gare de Valence... Je ne le reverrai plus.

    Petit, ton regard ne me quittera pas durant ce carême 2017 et bien au-delà.
    Au cours de ce temps de grâce, souvent, je prierai : « Seigneur, je suis l'aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir »

    Notre Communion Béthanie n'a pas vocation à entrer dans les débats partisans ou idéologiques.
    En France, dans les mois qui viennent, chacun(e) se positionnera selon sa conscience, selon sa réflexion.

    Ceci-dit, nous n'accepterons jamais, au nom de l'Évangile de Jésus, un modèle de société qui exclurait l'autre.
    Avec moi, voulez-vous laisser le message du pape François, pour le carême 2017, faire son chemin en vous ?

    « ... Ouvrir la porte de notre cœur à l'autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas... Ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l'aimer, surtout lorsqu'elle est faible... »


    C'est un ami de notre Communion Béthanie qui nous accompagnera pendant ces dimanches de carême, jusqu'aux fêtes pascales.
    À travers lui, j'exprime ma vive gratitude à tous nos ami(es) qui prient avec nous et pour nous.

    Saint carême 2017 à chacun(e) !

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

  • Carême 2016, Pâque, 27 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La Résurrection et La Pentecôte

     

    La Croix ne sera pas le dernier mot, la liberté de l’Esprit s’attestera dans la Résurrection, mais la Résurrection sera une confidence faites aux intimes et non pas une proclamation au grand jour. Jésus n’ira pas confondre ses ennemis en se montrant à eux dans un défi qui les tuerait, c’est dans une confidence à ses intimes qu’il apparaîtra comme vainqueur de la mort sous une forme d’homme libre, puisque ses manifestations s’adapteront à chacun selon ce qu’elles veulent signifier pour chacun. D’ailleurs, les disciples ne sauront que faire de cette Résurrection…jusqu’à ce que , consumés par le feu de la Pentecôte, ils reçoivent ce baptême qui les intériorise et les amène à reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes, Jésus étant intérieur à l’homme. La résurrection concerne notre vie d’aujourd’hui et chacun de nous est appelé, avec une urgence infinie, à ressusciter. Si Dieu n’est pas pour nous la respiration de la liberté et de l’amour, alors il n’est pas intéressant. Il ne l’est que s’Il apparaît vraiment au cœur de la vie comme une source qui ne cesse de la renouveler en en faisant une aventure infinie.

     

    Seigneur Père, merci pour ton Esprit qui a relevé ton Fils d’entre les morts. La Vie l’a définitivement emporté sur la mort. Donnes moi la grâce de vivre en ressuscité chaque jour, moi qui suis ta fille, ton fils, et qui veut marcher sur les pas du Christ vainqueur.

  • Carême 2016, 6ème dimanche, 20 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    Il faut sauver Dieu

    Parce que la Passion de Jésus-Christ révèle dans le temps l’éternelle passion de Dieu pour l’homme, Dieu sera éternellement crucifié tant qu’il y aura un seul être, une seule créature qui dira non. Il n’y a pas de partialité en Dieu. Dieu n’est pas une mère qui discerne entre ses enfants ; chaque créature est l’objet d’une tendresse infinie et, tant qu’il y en aura une seule qui ne sera pas engrangée dans les moissons éternelles, Dieu sera crucifié. C’est cela l’Enfer, l’Enfer de Dieu, l’Enfer dans la lumière de la Croix, l’Enfer auquel nous condamnons Dieu et dont il faut absolument le délivrer. C’est la seule façon d’entendre l’appel de la Croix. Il ne s’agit pas d’un sacrifice offert à un Moloch par un innocent traqué et abandonné, il s’agit de cette innocence du Dieu révélé en Jésus. Il s’agit de la Passion d’un Dieu qui est mère, infiniment plus que toutes les mères, et dont la justice maternelle comporte cette substitution de l’innocence infinie à la culpabilité illimitée. Et si cela est vrai, il faut absolument renverser toutes les perspectives : ce n’est pas nous, c’est Dieu qu’il faut sauver. Il faut sauver Dieu de nous-mêmes, comme il faut sauver la musique de notre bruit, la vérité de nos fanatismes et l’amour de notre possession. La Croix est finalement la cicatrisation de toutes les blessures que Dieu n’a pas cessé d’endurer au cours de l’Histoire, puisque tous les maux et les catastrophes qui ont affecté l’Univers, la Vie et l’humanité, ont été autant de blessures dans le Cœur de Dieu.

     

    Seigneur Jésus, Toi qui as consenti à te laisser blesser, merci de venir habiter ma grande blessure. Donnes moi la grâce de m’abandonner en Toi dans la confiance, Toi qui connaît le poids des jours et la dureté du chemin…

  • Amie de l’aube - méditation du Carême dans la ville du lundi 14 mars 2016

    La Communion Béthanie vous invite à découvrir la méditation du Carême dans la ville de ce jour proposée par notre prieur. Vous pouvez aussi l'écouter sur le site du Carême dans la ville à la date du lundi 14 mars 2016.


    « Ah ! De grâce, mes frères, quoi que vous ayez fait, quoi que vous fassiez, ne désespérez jamais de la Miséricorde de Dieu. »

    Bienheureux Jean-Joseph Lataste


    Amie de l’aube, jamais je ne t’appellerai « femme adultère ». Je refuse de te coller une étiquette, comme si tu n’étais que cela…
    Tu souffres de cette souffrance qui a pour nom la honte. La honte, tu peux l’avoir traversée une heure, six mois, dix ans, elle laisse une trace indélébile en toi.

    femme adultere.jpgUn lycéen m’a, un jour, fait comprendre cette honte. Comme toi, sa vie intime a été jetée en pâture, comme toi, il a été mis à nu contre son gré. Lui sur les réseaux sociaux, toi dans le temple de Jérusalem, devant un aréopage de religieux.
    Il me disait : « J’ai envie de raser les murs. Non, en fait, j’ai envie de me transformer en mur. » Voilà la honte : emmurer vivant.

    Paralysante. Elle ôte les forces physiques et morales, telle est cette honte : mortifère.
    Un regard bienveillant, délicat, pudique, aucune question qui pourrait te gêner, rien qui concerne ta vie intime, cette discrétion, nous essayons de la vivre au quotidien.

    Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ?

    Dans ta chair vulnérable, tu entends alors la Parole : « Je vais ouvrir ton tombeau et je t’en ferai sortir. Je te ramènerai sur ta terre. La terre de l’innocence retrouvée, la terre de la réconciliation, te voilà enfin au milieu du temple véritable : le cœur de Dieu. Là, tu accueilles la vie, le don inouï de la Miséricorde.

    Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
    Autrement dit, va et désormais crois au pardon sans limite, quoi qu’il arrive…

    Amie de l’aurore, l’aube s’est levée, te voilà passée de la honte à la lumière. Pâque de Jésus-Christ. Car le Christ vivant est aussi le Christ de tes abîmes, et le Christ vivant de tes abîmes est aussi celui de ta résurrection.



    Frère Jean-Michel Dunand,
    prieur de la Communion Béthanie.

     

     

     

  • Carême 2016, 5ème dimanche, 13 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    L’aboutissement normal de la prière

    La prière consiste, dit-on parfois, à se mettre seul en face de soi-même, mais je ne suis jamais seul ! Tout le ciel est au-dedans de moi, je ne puis m’approcher de moi-même que sur la pointe des pieds, comme disait le poète, précisément parce que je ne suis pas tout seul, parce que tout le Sacré est au-dedans de moi. Tout le sacré est au-dedans de nous et la charité fraternelle se nourrit du sacré. Faire oraison sur la vie, faire oraison sur les autres, c’est le plus sûr moyen, sans violer leur secret, de respecter leur vocation divine ; et c’est le meilleur moyen, sans rien faire que d’exister en état d’agenouillement intérieur, de susciter en eux une vie divine dont ils sont porteurs et qui est leur grandeur et leur joie. Il faut finalement que la prière aboutisse à ce sanctuaire que nous sommes, pour construire cette Eglise vivante qui a son Centre au plus intime de nous-mêmes.

     

    Seigneur, merci pour ta Présence qui s’offre en moi, quoi que je fasse, quoi qu’il arrive. Apprends-moi à habiter mon corps pour t’y retrouver et donne-moi la grâce de T’écouter au cœur du fin silence que tu habites…

     

  • Carême 2016, 4ème dimanche, 6 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La Trinité nous ouvre le cœur de Dieu

    La Trinité nous ouvre le cœur de Dieu. Elle nous apprend que Dieu n’est pas quelqu’un qui s’admire, se célèbre, s’encense et s’aime.

    Parce qu’en Lui, toute la vie jaillit, jaillit, jaillit, comme une communication qui va du Père au Fils, du Fils au Père, dans l’unité du Saint-Esprit.

    La Trinité nous apprend qu’en Dieu il y a l’Autre, qu’en Dieu « Je est un Autre », qu’en Dieu la Vie, c’est « Tu es moi », le Père disant au Fils, le Fils au Père, et le Père et le Fils au Saint-Esprit, et le Saint-Esprit au Fils et au Père.

    En Dieu il y a trois foyers d’amour, trois foyers de communication où toute la Vie divine, constamment, se renouvelle dans un don inépuisable.

    Seigneur, Ta Vie vivante m’entoure depuis toujours et pour toujours. Apprends-moi à rentrer dans la danse du don, danse trinitaire. Donnes-moi la grâce de recevoir et de redonner cette source bienfaisante, jour après jour…