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Carême - Page 2

  • Carême 2016, Pâque, 27 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La Résurrection et La Pentecôte

     

    La Croix ne sera pas le dernier mot, la liberté de l’Esprit s’attestera dans la Résurrection, mais la Résurrection sera une confidence faites aux intimes et non pas une proclamation au grand jour. Jésus n’ira pas confondre ses ennemis en se montrant à eux dans un défi qui les tuerait, c’est dans une confidence à ses intimes qu’il apparaîtra comme vainqueur de la mort sous une forme d’homme libre, puisque ses manifestations s’adapteront à chacun selon ce qu’elles veulent signifier pour chacun. D’ailleurs, les disciples ne sauront que faire de cette Résurrection…jusqu’à ce que , consumés par le feu de la Pentecôte, ils reçoivent ce baptême qui les intériorise et les amène à reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes, Jésus étant intérieur à l’homme. La résurrection concerne notre vie d’aujourd’hui et chacun de nous est appelé, avec une urgence infinie, à ressusciter. Si Dieu n’est pas pour nous la respiration de la liberté et de l’amour, alors il n’est pas intéressant. Il ne l’est que s’Il apparaît vraiment au cœur de la vie comme une source qui ne cesse de la renouveler en en faisant une aventure infinie.

     

    Seigneur Père, merci pour ton Esprit qui a relevé ton Fils d’entre les morts. La Vie l’a définitivement emporté sur la mort. Donnes moi la grâce de vivre en ressuscité chaque jour, moi qui suis ta fille, ton fils, et qui veut marcher sur les pas du Christ vainqueur.

  • Carême 2016, 6ème dimanche, 20 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    Il faut sauver Dieu

    Parce que la Passion de Jésus-Christ révèle dans le temps l’éternelle passion de Dieu pour l’homme, Dieu sera éternellement crucifié tant qu’il y aura un seul être, une seule créature qui dira non. Il n’y a pas de partialité en Dieu. Dieu n’est pas une mère qui discerne entre ses enfants ; chaque créature est l’objet d’une tendresse infinie et, tant qu’il y en aura une seule qui ne sera pas engrangée dans les moissons éternelles, Dieu sera crucifié. C’est cela l’Enfer, l’Enfer de Dieu, l’Enfer dans la lumière de la Croix, l’Enfer auquel nous condamnons Dieu et dont il faut absolument le délivrer. C’est la seule façon d’entendre l’appel de la Croix. Il ne s’agit pas d’un sacrifice offert à un Moloch par un innocent traqué et abandonné, il s’agit de cette innocence du Dieu révélé en Jésus. Il s’agit de la Passion d’un Dieu qui est mère, infiniment plus que toutes les mères, et dont la justice maternelle comporte cette substitution de l’innocence infinie à la culpabilité illimitée. Et si cela est vrai, il faut absolument renverser toutes les perspectives : ce n’est pas nous, c’est Dieu qu’il faut sauver. Il faut sauver Dieu de nous-mêmes, comme il faut sauver la musique de notre bruit, la vérité de nos fanatismes et l’amour de notre possession. La Croix est finalement la cicatrisation de toutes les blessures que Dieu n’a pas cessé d’endurer au cours de l’Histoire, puisque tous les maux et les catastrophes qui ont affecté l’Univers, la Vie et l’humanité, ont été autant de blessures dans le Cœur de Dieu.

     

    Seigneur Jésus, Toi qui as consenti à te laisser blesser, merci de venir habiter ma grande blessure. Donnes moi la grâce de m’abandonner en Toi dans la confiance, Toi qui connaît le poids des jours et la dureté du chemin…

  • Amie de l’aube - méditation du Carême dans la ville du lundi 14 mars 2016

    La Communion Béthanie vous invite à découvrir la méditation du Carême dans la ville de ce jour proposée par notre prieur. Vous pouvez aussi l'écouter sur le site du Carême dans la ville à la date du lundi 14 mars 2016.


    « Ah ! De grâce, mes frères, quoi que vous ayez fait, quoi que vous fassiez, ne désespérez jamais de la Miséricorde de Dieu. »

    Bienheureux Jean-Joseph Lataste


    Amie de l’aube, jamais je ne t’appellerai « femme adultère ». Je refuse de te coller une étiquette, comme si tu n’étais que cela…
    Tu souffres de cette souffrance qui a pour nom la honte. La honte, tu peux l’avoir traversée une heure, six mois, dix ans, elle laisse une trace indélébile en toi.

    femme adultere.jpgUn lycéen m’a, un jour, fait comprendre cette honte. Comme toi, sa vie intime a été jetée en pâture, comme toi, il a été mis à nu contre son gré. Lui sur les réseaux sociaux, toi dans le temple de Jérusalem, devant un aréopage de religieux.
    Il me disait : « J’ai envie de raser les murs. Non, en fait, j’ai envie de me transformer en mur. » Voilà la honte : emmurer vivant.

    Paralysante. Elle ôte les forces physiques et morales, telle est cette honte : mortifère.
    Un regard bienveillant, délicat, pudique, aucune question qui pourrait te gêner, rien qui concerne ta vie intime, cette discrétion, nous essayons de la vivre au quotidien.

    Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ?

    Dans ta chair vulnérable, tu entends alors la Parole : « Je vais ouvrir ton tombeau et je t’en ferai sortir. Je te ramènerai sur ta terre. La terre de l’innocence retrouvée, la terre de la réconciliation, te voilà enfin au milieu du temple véritable : le cœur de Dieu. Là, tu accueilles la vie, le don inouï de la Miséricorde.

    Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
    Autrement dit, va et désormais crois au pardon sans limite, quoi qu’il arrive…

    Amie de l’aurore, l’aube s’est levée, te voilà passée de la honte à la lumière. Pâque de Jésus-Christ. Car le Christ vivant est aussi le Christ de tes abîmes, et le Christ vivant de tes abîmes est aussi celui de ta résurrection.



    Frère Jean-Michel Dunand,
    prieur de la Communion Béthanie.

     

     

     

  • Carême 2016, 5ème dimanche, 13 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    L’aboutissement normal de la prière

    La prière consiste, dit-on parfois, à se mettre seul en face de soi-même, mais je ne suis jamais seul ! Tout le ciel est au-dedans de moi, je ne puis m’approcher de moi-même que sur la pointe des pieds, comme disait le poète, précisément parce que je ne suis pas tout seul, parce que tout le Sacré est au-dedans de moi. Tout le sacré est au-dedans de nous et la charité fraternelle se nourrit du sacré. Faire oraison sur la vie, faire oraison sur les autres, c’est le plus sûr moyen, sans violer leur secret, de respecter leur vocation divine ; et c’est le meilleur moyen, sans rien faire que d’exister en état d’agenouillement intérieur, de susciter en eux une vie divine dont ils sont porteurs et qui est leur grandeur et leur joie. Il faut finalement que la prière aboutisse à ce sanctuaire que nous sommes, pour construire cette Eglise vivante qui a son Centre au plus intime de nous-mêmes.

     

    Seigneur, merci pour ta Présence qui s’offre en moi, quoi que je fasse, quoi qu’il arrive. Apprends-moi à habiter mon corps pour t’y retrouver et donne-moi la grâce de T’écouter au cœur du fin silence que tu habites…

     

  • Carême 2016, 4ème dimanche, 6 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La Trinité nous ouvre le cœur de Dieu

    La Trinité nous ouvre le cœur de Dieu. Elle nous apprend que Dieu n’est pas quelqu’un qui s’admire, se célèbre, s’encense et s’aime.

    Parce qu’en Lui, toute la vie jaillit, jaillit, jaillit, comme une communication qui va du Père au Fils, du Fils au Père, dans l’unité du Saint-Esprit.

    La Trinité nous apprend qu’en Dieu il y a l’Autre, qu’en Dieu « Je est un Autre », qu’en Dieu la Vie, c’est « Tu es moi », le Père disant au Fils, le Fils au Père, et le Père et le Fils au Saint-Esprit, et le Saint-Esprit au Fils et au Père.

    En Dieu il y a trois foyers d’amour, trois foyers de communication où toute la Vie divine, constamment, se renouvelle dans un don inépuisable.

    Seigneur, Ta Vie vivante m’entoure depuis toujours et pour toujours. Apprends-moi à rentrer dans la danse du don, danse trinitaire. Donnes-moi la grâce de recevoir et de redonner cette source bienfaisante, jour après jour…

  • Carême 2016, 3ème dimanche, 28 février

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    Sommes-nous vraiment chrétien ?

    Notre vie chrétienne est souvent une mise en scène, un faux-semblant… Nous nous arrangeons pour faire de bonnes œuvres qui nous donnent le sentiment que nous sommes en règle. Nous recevons des sacrements dont nous attendons une sanctification sans un engagement total et foncier de nous-mêmes, et l’on pourrait dire de chacun de nous ce que disait un poète arabe à sa fiancée Leïla qui venait à lui avec une parure extravagante et dans un nuage de parfums : « Ôte-toi de là ! Ôte-toi de là ! Tu m’empêches de voir Leïla, la vraie Leïla. »

    Cela veut dire que tu es, et que tu as de toi-même un personnage truqué ! Ce n’est pas cela que je cherche en toi ! Va me chercher la vraie Leïla, la Leïla authentique, celle qui est pour moi une source, une origine, un commencement, un mystère inépuisable.

    Seigneur, merci pour l'être que je suis, visage, corps et coeur. Donne-moi la grâce de consentir à être moi-même, à m'accueillir en vérité, pour me donner et transmettre ta vie.

  • Carême 2016, 2ème dimanche, 21 février

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La vraie grandeur par le vide intérieur

    « Pour donner à l’homme toute sa taille et toute sa grandeur, il n’y a qu’un seul chemin : c’est que l’homme se vide de lui même, qu’il renonce à toute possession et soit délivré de toutes ses adhérences, c’est qu’il devienne un espace illimité de lumière et d’amour, qu’il soit capable conduire, revivre et achever tout l’Histoire en donnant à l’univers un nouveau départ.

    Et ce n’est possible que dans ce vide intérieur et cette évacuation de soi qui est, en l’homme comme en Dieu, la condition de toute grandeur, de toute liberté, et de toute efficacité.
    Toute notre existence est comprise dans cette alternative : je suis en moi ou je suis en Dieu. Il n’y a pas de milieu.

    Le programme est simple mais la réalisation difficile, car on ne peut pas décréter une rencontre et fixer l’heure où l’amour jaillira. Il n’y a pas de chemin qui débouche infailliblement sur un échange d’intimités. Rien n’est plus libre, plus imprévu et plus gratuit.

    Tout ce que l’on peut faire c’est d’écarter les obstacles qui rendent un tel échange impossible, et ils se résument tous dans le bruit qu’on fait avec soi même et autour de soi.

    La seule chance de nous quitter est de neutraliser notre attention, de retirer paisiblement notre audience à toute cette mêlée confuse d’appétits et de revendications, d’éteindre le courant psychique qui alimente ce tumulte, dans un recueillement où se creuse toujours plus profondément le vide qui nous rend disponibles.
    Quand le silence total s’établit, c’est que déjà s’annonce la Présence qui remplit l’espace engendré par le retrait du moi. »

    Seigneur, l’absence est le lieu de Ta Présence. Apprends moi à ouvrir en moi de larges espaces pour t’y rencontrer. Donnes moi la grâce de devenir une cathédrale de silence où ta Parole pourra raisonner et me toucher…

  • Carême 2016, 1er dimanche, 14 février

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul VI pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ».

    Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

     

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    En nous, le moi propriétaire fait obstacle à la grandeur

     

    « Ce qui fait obstacle à la grandeur de l’homme, ce n’est pas sa corporéité, c’est l’esprit de possession qui le rive à lui même, c’est ce moi dans lequel nous sommes englués, ce moi propriétaire qui se fait le centre de tout, qui veut tout accaparer, ce moi qui n’est qu’une résultante de notre préfabrication que nous n’avons pas choisie et qui nous est plaquée depuis notre conception, notre naissance et notre histoire infantile.

     

    Nous sommes ainsi dominés par un moi qui est simplement la projection et le résultat de toutes les influences cosmiques qui ont pesé sur nous ou sur nos ancêtres.

     

    Nous sommes constamment sur le chemin de notre pesanteur. La merveille c’est que, de temps en temps, surgisse la lumière de cette Présence infinie, que nous soyons tout à coup dépassés par elle, envahis et transfigurés, que nous n’exprimions plus nos petits intérêts, que nous ne soyons plus- au moins pour un instant- qu’un élan vers cet Autre qui nous habite, et qui est la Vie de notre vie.

     

    C’est cela l’unique espoir de l’existence : ce trésor qui est confié à notre vie, cette possibilité de s’arracher à soi, de se perdre dans l’Autre et d’être, jusqu’au bout, l’affirmation de Jésus Christ. »

     

    Seigneur, apprends-moi à me désapproprier. Donnes-moi la grâce du décentrement afin que je puisse me laisser entraîner dans le mouvement du don. M’ouvrir à cet élan venu de Toi, qui m’entraine vers l’inconnu…

     

  • Carême dans la Ville 2016, la retraite en ligne des Dominicains

    « Dieu de toute miséricorde, tu enfouis notre passé dans le cœur du Christ et de notre futur tu vas prendre soin.
    Jésus le Christ, tu nous appelles à donner notre vie par amour et si, en chacun, il y a une part plus ou moins grande d'obscurité, il y a aussi ta présence, ton Esprit Saint. »
    Frère Roger de Taizé.

    desert2016.jpgLa Communion Béthanie vous recommande Carême dans la ville 2016, à partir du mercredi des Cendres, le 10 février. Cinq frères dominicains, la fraternité de Béthanie inspirée par le bienheureux Jean-Joseph Lataste et des parents d’enfants nous offriront chaque jour leur méditation.

    Cette année, le thème sera « C’est la miséricorde que je veux ! », Évangile selon saint Matthieu, chapitre 12, verset 7.

    Nous avons tous soif de miséricorde, de paroles, de gestes, de regards, de signes, de sacrements, de mains qui s'ouvrent, d'épaules qui soutiennent, de bras tendus. Nous avons besoin de miséricorde pour nous réveiller, nous relever, nous ressusciter. Dans le dynamisme de l'année jubilaire de la Miséricorde, à l'initiative du pape François, entrons dans le mystère : Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père.

    Pour vous inscrire et rejoindre plus de 80.000 retraitants, vous pouvez vous rendre sur le site Carême dans la Ville.

    Chaque dimanche du Carême, Béatrice et Jean-Denis, nos sœur et frère, vous proposeront un bref texte de méditation jusqu'à Pâques 2015, le 27 mars.



  • Carême 2015, dimanche des rameaux, 29 mars


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    En attendant d’être plongés avec le Christ dans les eaux vivifiantes de sa résurrection, nous voici au terme de notre route pascale.

    Quel chemin parcouru depuis ce mercredi des Cendres !
    Sommes-nous fatigués, essoufflés, vidés par ces différentes étapes de ce carême ou encore par le poids de nos soucis qui nous assaillent ou sommes-nous au contraire apaisés, renouvelés, réconciliés avec nous-mêmes et avec Dieu ?

    Deux événements sont relatés pour ce même dimanche des rameaux :
    Une foule en liesse acclame et bénit le fils de David en opposition à une foule criant sa haine et condamnant Jésus.

    Nos vies ne sont-elles pas un mélange de ces deux attitudes ?
    Nos visages ne sont - ils pas le reflet parfois d’un Pilate, d’un Judas, d’un Pierre ?

    Suivons le Christ pas à pas, Lui qui s’avance librement dans sa passion.
    Saurons-nous le reconnaître comme le centurion au pied de la croix et dire : « Vraiment, cet homme était le fils de Dieu » !

    Vivons ces jours saints aussi en communion avec nos frères qui souffrent de la persécution dans le monde entier.
    Osons entrer ensemble dans cette passion d’Amour.
    Jésus nous ouvre le chemin de la confiance et de la vie. Il nous rouvre la porte du jardin jadis fermé, la voie vers l’arbre de Vie.
    Alors, prenons-nous la main et n’ayons pas peur de marcher avec lui. Le Seigneur nous attend.

    Anne-Marie,
    s
    œur de la Communion Béthanie