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Carême

  • Carême 2018, Vendredi-Saint, le 30 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Ombre et lumière dans la solitude du désert

    Moïse dit à l’Éternel : « Si tu ne marches pas en personne avec nous, ne nous fais pas partir d’ici ! » Il répondit : « Ce que tu viens de dire, je le ferai car tu as rencontré ma faveur et je te connais intimement. » Il dit : « Fais-moi donc voir ta gloire ! » Il répondit : « Je ferai passer toute ma bonté devant toi (…).
    Exode 33, 15.17-19

    Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit: « Maintenant, le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. »
    Jean 13, 31-32

    2018-03-30-Emerveillement.jpgNous sommes en plein désert, après le drame du Veau d’Or, un lieu plus que jamais caractérisé par la solitude sur fond de multiples abandons ou sentiments d’abandon. L’abandon d’un Dieu libérateur par son peuple a entraîné l’abandon de ce peuple par son Dieu. Tout cela parce que le peuple s’était cru lâché : son leader charismatique tardait à redescendre de la montagne où il bénéficiait d’entretiens intimes avec l’Éternel.

    Abandonné par son peuple, Dieu n’est pas lâché par Moïse, mais c’est uniquement parce que ce dernier cherche à le convaincre de revenir sur sa décision. Or malgré sa réponse favorable, une preuve de la bonne foi divine (si j’ose dire) est demandée : « Montre-moi ta Gloire ! » (pour que je sois sûr que tu m’as exaucé). Accordé. Et Moïse verra, lui dit l’Éternel, quelque chose qu’on peut traduire comme sa bonté, sa beauté ou sa splendeur. En hébreu, c’est le mot tov, que l’on trouve au début de la Genèse, quand il est dit que Dieu vit que ce qu’il avait créé était beau, ou bon. Ce mot désigne aussi des richesses, des biens matériels donnés en témoignage de bienveillance, ou de respect.

    Comment ne pas associer cette beauté divine à des cadeaux de la vie reçus en des circonstances très diverses : dans la nature, à l’occasion de telle ou telle manifestation artistique ? Et que dire du privilège de voir un visage illuminé, transfiguré par cette expérience ?

    La compréhension de la gloire divine a changé avec la venue de Jésus. Pour l’auteur de l’évangile de Jean, celles et ceux qui ont connu Jésus ont vu en lui, dans ses paroles et ses actes, dans le destin qu’il assume jusqu’à la mort sur la Croix et la Résurrection, une manifestation de la gloire du Père qui est amour et justice.

    Ce qui n’empêche pas que parfois, souvent, toujours peut-être, une voix en nous exprime un sentiment d’abandon dans ce monde qui nous apparaît être un lieu de laideur, d’horreur et de désolation. Or, ma conviction, c’est qu’il existe, également à l’intérieur de notre être, une autre voix, que l’on peut faire correspondre avec le personnage de Moïse. Laissons-lui une chance de répondre : J’entends tes plaintes, je comprends ta peur du vide : nous sommes des vivants, marqués par la finitude, par notre condition mortelle, par le mal et l’injustice. Malgré tout, je peux témoigner que Celui qui nous donne la vie laisse des traces de sa beauté et de sa bonté partout. Autour de nous et en nous. Ton désir de le connaître, le souvenir ou la nostalgie des moments de grâce, la souffrance de ce qui t’apparaît comme une absence, c’est aussi une marque de Lui en toi.
    Amen

    Jean-Paul Guisan
    Prédication donnée initialement au temple de Champel à Genève le 11 mars 2018 (adaptation)

  • Carême 2018, 6ème dimanche, 25 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Un brin de fierté

    Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, près de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est devant vous : dès que vous y entrerez, vous trouverez un ânon attaché que personne n’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu’un vous dit : “Pourquoi faites-vous cela ?” répondez : “Le Seigneur en a besoin et il le renvoie ici tout de suite.” » Ils sont partis et ont trouvé un ânon attaché dehors près d’une porte, dans la rue. Ils le détachent. Quelques-uns de ceux qui se trouvaient là leur dirent : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Eux leur répondirent comme Jésus l’avait dit et on les laissa faire. Ils amènent l’ânon à Jésus ; ils mettent sur lui leurs vêtements et Jésus s’assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur la route et d’autres des feuillages qu’ils coupaient dans la campagne. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Béni soit le règne qui vient, le règne de David notre père ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Et il entra à Jérusalem dans le temple. Après avoir tout regardé autour de lui, comme c’était déjà le soir, il sortit pour se rendre à Béthanie avec les Douze.
    Marc 11, 1-11 (TOB)

    Le lendemain, la grande foule venue à la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem ; ils prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient, le roi d’Israël. » Trouvant un ânon, Jésus s’assit dessus selon qu’il est écrit : Ne crains pas, fille de Sion : voici ton roi qui vient, il est monté sur le petit d’une ânesse. Au premier moment, ses disciples ne comprirent pas ce qui arrivait, mais lorsque Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent que cela avait été écrit à son sujet, et que c’était cela même qu’on avait fait pour lui. Cependant la foule de ceux qui étaient avec lui lorsqu’il avait appelé Lazare hors du tombeau et qu’il l’avait relevé d’entre les morts, lui rendait témoignage. C’était bien, en effet, parce qu’elle avait appris qu’il avait opéré ce signe qu’elle se portait à sa rencontre. Les Pharisiens se dirent alors les uns aux autres : « Vous le voyez, vous n’arriverez à rien : voilà que le monde se met à sa suite ! »
    Jean 12, 12-19


    2018-03-25-anon.jpgLes temps de la honte sont révolus, voilà me semble-t-il le grand enseignement de ce texte.

    Dans une perspective queer, nous ne devons pas seulement lire le texte en cherchant des excuses à ce que nous sommes. Tant que nous sommes dans un monde où dominent l’hétéropatriarcat, la misogynie, l’homophobie, la transphobie, nous, personnes LGBTQI et alliées, pouvons-nous considérer comme destinataires principales de ce texte et des bonnes nouvelles qu’il contient.

    Quelles bonnes nouvelles ?

    1ère bonne nouvelle : Jésus connaît notre chemin : signe que Dieu nous accompagne.
    « Vous trouverez… » « Si l’on vous dit… » prédit-il.
    Jésus sait combien la pression sociale vise à maintenir l’aliénation. Il n’y a qu’à voir l’ânon dont on dit qu’il est « attaché » / « dehors » / « dans la rue ». On pourrait penser que cet ânon n’a aucune importance. Pourtant, la réaction de l’extérieur est surprenante : « qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » (sous-entendu : « cet ânon qui pourrait rester tranquillement là »).

    2ème bonne nouvelle : On peut décourager les Pharisiens à force de persévérance.
    Dans la traduction de Bayard, Jn 12, 19 est ainsi traduit : « vous voyez bien qu’on est perdants, ils s’en vont tous derrière lui ». La fierté des disciples désarme les Pharisiens.
    Cette persévérance doit être nourrie d’amitié comme Jésus qui après son entrée à Jérusalem va à l’écart, à Béthanie, chez ses amis Marthe, Marie et Lazare.

    3ème bonne nouvelle : Nous pouvons entrer dans la fierté révélée par Jésus.
    Les disciples entrent dans Jérusalem aussi. Ils sont fiers. Ils suivent Celui qui donne toute légitimité.
    Plus important encore, cette fierté n’est pas réservée aux Douze. On peut voir en Jn que tous les témoins de la sortie du tombeau (du placard ?) de Lazare savent quelle force de vie se dégage de Jésus.

    4ème bonne nouvelle… question : que devient l’ânon ?
    Jésus a volé l’ânon pour recevoir l’honneur qui lui était dû, et avec lui, dû à celles et ceux qui le suivent. C’est, je crois, un exemple d’auto-organisation pour nos mouvements qui balancent généralement entre deux options. Première option : la fin est dans les moyens. Deuxième option : la fin (recevoir ce qu’on mérite, la fierté) justifie les moyens (voler un âne).

    Jésus a choisi.

    Vous voyez bien qu’on est gagnantes, gagnants.
    Allons-nous-en toutes, tous derrière Jésus.

    Amen.

    François Thollon-Choquet
    Prédication donnée initialement au rendez-vous « Open Kulte » du 18 mars 2018 à Bruxelles.

  • Carême 2018, 5ème dimanche, 18 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    2018-03-18-Parole-au-Cœur.jpgDes jours viennent – oracle du SEIGNEUR – où je conclurai avec la communauté d’Israël – et la communauté de Juda – une nouvelle alliance. Elle sera différente de l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères quand je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte. Eux, ils ont rompu mon alliance ; mais moi, je reste le maître chez eux – oracle du SEIGNEUR. Voici donc l’alliance que je conclurai avec la communauté d’Israël après ces jours-là – oracle du SEIGNEUR : je déposerai mes directives au fond d’eux-mêmes, les inscrivant dans leur être ; je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour moi. Ils ne s’instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : « Apprenez à connaître le SEIGNEUR », car ils me connaîtront tous, petits et grands – oracle du SEIGNEUR. Je pardonne leur crime ; leur faute, je n’en parle plus.

    Jérémie 31, 31-34.

    « Et si la Loi menait à la Parole.. et la Parole au Cœur.. là où le Bien-Aimé nous rafraichit de sa Présence.
    Là où nous sommes rencontrés à l'intime de l'intime,
    au plus risqué de nous-même,
    nous pouvons entendre un Eternel "tu es aimé-e, qui que tu sois, quoi que tu traverses" !

    Oser habiter le cœur, là où est le trésor ! Y demeurer, c'est prêter l'oreille d'abord à ce qui s'y dit,
    plutôt qu'à toute autre autorité aussi sage et "reconnue" soit-elle.

    Car, dans ce cœur à cœur,
    la Parole qui relève est là,
    Dans l'accueil du plus vulnérable est la force,

    La Parole qui enfante est là,
    Dans l'accueil du minuscule nous grandissons,

    La Parole qui donne vie aux textes est là,
    Dans l'accueil de ce qui nous déplace est notre justesse,

    La Parole qui est embrasse tout ce que nous sommes est là,
    dans le silence du cœur.

    "Ils ne s'instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : "Apprenez à connaitre le Seigneur", car ils me connaîtront tous, petits et grands. »

    Brigitte

     

  • Carême 2018, 4ème dimanche, 11 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.
    Ep 2, 4-10

    2018-03-11-Disciples-arc-en-ciel.jpgOn peut l'écrire plus grand, mais pas plus clair : nous sommes aimé-e-s d'un excessif grand amour, nous sommes des vivant-e-s, des gracié-e-s, des sauvé-e-s, des ressuscité-e-s, des hommes et femmes créé-e-s dans le Christ. Quelqu'un me disait l'autre jour que Carême est un temps propice pour entrer dans notre profondeur ; c'est donc un temps propice pour trouver tous ces aspects qui font partie de notre être le plus intime.

    Nous pouvons recevoir de cette manière une invitation constante à accueillir ce don en nous et à consentir à l'agir de Dieu, et de ce fait Lui dire en toute humilité : « Je te loue de ce que je suis, une créature si merveilleuse » Ps 139 [138], 14. Si en ce Carême nous entrons dans cette louange et cette action de grâce pour le don et l'action de Dieu, nous pouvons alors vivre cette résurrection. Elle nous est donnée et nous sommes appelé-e-s à en être témoins et à répandre ainsi la vie autour de nous.
    Et chaque jour sera une Pâque, un « passage du Seigneur ».

    Manuel, frère de la Communion Béthanie

     

  • Carême 2018, 3ème dimanche, 4 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Prière de midi

    Un appel qui ne faiblit pas
    Dieu de bonté,
    toi qui sèmes une terre nouvelle,
    par ta grâce, nos yeux aperçoivent de nouveaux horizons
    où les opprimés connaissent la libération,
    les affligés, la joie
    et le monde divisé, l'unité.

    En ce milieu du jour,
    que l'utopie de ton royaume reste allumée dans mon coeur
    comme un appel qui ne faiblit pas,
    jusqu'à ce qu'il trouve son sens ultime.

    Que mes pas soient d'espérance,
    que mes bras oeuvrent pour la paix,
    et que mes lèvres proclament avec amour
    une litanie passionnée pour la vie.

    Luciano José de lima dans Livre des Prières de la Société luthérienne. (Ed. Olivetan)

    Jésus lui dit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »
    Luc 9,62

    2018-03-04-charrue.jpgJésus veut nous dire que le Royaume de Dieu est constitué d’hommes et de femmes qui regardent en avant, comme le laboureur regarde droit devant lui pour tracer des sillons bien alignés.
    Celui qui met la main à la charrue de l’Evangile est invité à ne pas regarder en arrière. Notre inclination naturelle est de toujours vouloir regarder en arrière mais aussi à droite et à gauche. Les remords qui pointent le bout de leur nez sont multiples et parfois ils viennent des mauvais choix que nous avons pu faire dans le passé et des occasions manqués. « Hier c’était mieux, plus facile ». Et il y a la terrible comparaison aux autres qui nous fait parfois regretter ce à quoi nous avons renoncé pour suivre le Christ.

    Vivre l’Evangile fait de nous des hommes nouveaux qui ne sont pas sans cesse ballottés entre hier et aujourd’hui. Suivre le Christ c’est résolument regarder vers un futur nouveau, comme Paul qui s’est écrié : « oubliant le chemin parcouru et tout tendu en avant, je m’élance vers le but ». Phil 3,13-14
    Puissions-nous nous laisser entraîner par ces paroles en ce temps de Carême pour nous recentrer sur l’essentiel et pour être plus proche de notre Seigneur.

    Jean

  • Carême 2018, 2ème dimanche, 25 février

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    2018-02-25 Transfiguration.jpgSix jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux, et ses vêtements devinrent éblouissants, si blancs qu’aucun foulon sur terre ne saurait blanchir ainsi. Elie leur apparut avec Moïse ; ils s’entretenaient avec Jésus. Intervenant, Pierre dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. » Il ne savait que dire car ils étaient saisis de crainte. Une nuée vint les recouvrir et il y eut une voix venant de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le ! » Aussitôt, regardant autour d’eux, ils ne virent plus personne d’autre que Jésus, seul avec eux. Comme ils descendaient de la montagne, il leur recommanda de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme ressuscite d’entre les morts. Ils observèrent cet ordre, tout en se demandant entre eux ce qu’il entendait par « ressusciter d’entre les morts ».

    Marc 9, 2-10


    Ce texte de la transfiguration m’interroge toujours. Je me retrouve si souvent dans la peau de Pierre.

    Si souvent, nous nous trouvons confrontés à des événements inattendus et beaux qui nous réjouissent et nous ne savons pas comment réagir.

    Que ce soit un paysage de rêve, des nuages aux couleurs flamboyantes, une rencontre avec des ami-e-s, des frères, des sœurs, une musique qui nous transporte d’allégresse ou un tableau qui nous tire les larmes. Tout comme Pierre nous aimerions retenir le temps, nous aimerions nous installer dans ces moments de bonheur… Et puis il nous faut redescendre de la montagne, retrouver les réalités. Comme les disciples nous avons envie de crier notre joie. Parfois cela nous est possible et parfois il nous faut attendre, attendre…

    2018-02-25-Johann-Strauss.jpgCes moments extraordinaires sont là pour embellir notre vie, pour enraciner des souvenirs que nous pourrons ressortir aux heures sombres. Alors, ne nous étonnons pas de voir un aîné ou une aînée avoir sa larme à l’œil, un moment de transfiguration a resurgi de sa mémoire.

    Sacha

  • Carême 2018, 1er dimanche, 18 février

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.

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    2018-02-18-Jeûne.jpg« Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas,
    de nous humilier, si tu ne le sais pas ? »

    Or, le jour de votre jeûne, vous savez tomber sur une bonne affaire,
    et tous vos gens de peine, vous les brutalisez !
    Or vous jeûnez tout en cherchant querelle et dispute
    et en frappant du poing méchamment !

    Vous ne jeûnez pas comme il convient en un jour
    où vous voulez faire entendre là-haut votre voix.
    Doit-il être comme cela, le jeûne que je préfère,
    le jour où l’homme s’humilie ?
    S’agit-il de courber la tête comme un jonc,
    d’étaler en litière sac et cendre ?
    Est-ce pour cela que tu proclames un jeûne,
    un jour en faveur auprès du SEIGNEUR ?

    Le jeûne que je préfère, n’est-ce pas ceci :
    dénouer les liens provenant de la méchanceté,
    détacher les courroies du joug,
    renvoyer libres ceux qui ployaient,
    bref que vous mettiez en pièces tous les jougs !
    N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé ?
    Et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras,
    si tu vois quelqu’un nu, tu le couvriras :
    devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas.

    Alors ta lumière poindra comme l’aurore,
    et ton rétablissement s’opérera très vite.
    Ta justice marchera devant toi
    et la gloire du SEIGNEUR sera ton arrière-garde.

    Esaïe 58, 3-8.


    La période de Carême est l’occasion de regarder à l’intérieur de nous, de prendre conscience là où nous en sommes au milieu de l’hiver de cette année (version laïque) ou 40 jours avant la passion de Jésus-Christ (version chrétienne). Lucidité sur nos motivations et sur ce que cache notre religiosité.

    Comme du temps du prophète Isaïe, il y a souvent un monde entre ce que nous vivons, nous disons et nos pensées profondes. S’en rendre compte est un premier pas bénéfique qui nous permettra de quitter plus facilement nos pensées parasites lors de nos prochaines prières. Cette nouvelle pratique pourrait être l’une des bénédictions de ce Carême.

    2018-02-18-Joug.jpgLe texte d’Esaïe nous donne la recette d’un jeûne qui plait au Seigneur : Hotter les jougs, appliquer la justice, donner à manger, offrir l’hospitalité, procurer le vêtement… « Bref, que nous mettions en pièces tous les jougs ! », alors la gloire de Dieu nous poussera en avant.

    N’est-ce pas le temps de se laisser modeler par ce texte biblique ?

    Sacha

  • Début du Carême 2018

    Pour ce Carême 2018, j'ai demandé à nos ami(es), sœurs et frères des Églises issues de la Réforme de nous accompagner.
    Ils nous offriront les méditations des dimanches du Carême, des Rameaux et de Pâques.
    Qu'ils en soient vivement remerciés.

    Ici, une parole est prononcée d'une étonnante nouveauté.
    Elle nous libère du hasard, de l'absurde, de toutes les formes de légalisme.
    Elle nous donne la douceur comme tâche...

    Dans la solitude et le silence du cœur, entrer en relation avec le Dieu vivant afin d'être plus présent aux autres et à soi-même.
    Comme j'aimerais que l'on puisse appliquer à notre Communion Béthanie ce verset du Siracide 11,3 :

    2018-02-14-Abeille.jpg« L'abeille est petite parmi les êtres ailés, mais ce qu'elle produit est d'une douceur exquise »

     Médite cette Parole au fil de ce Carême, et...

    Laisse Dieu arracher le chiendent,
    Ne t'en crois pas capable.
    L'héroïsme est vain.
    Préfère l'abandon...

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

  • Carême dans la Ville 2018, la retraite en ligne des Dominicains

    La Communion Béthanie vous recommande Carême Retraite dans la ville 2018, à partir du mercredi des Cendres, 14 février.

    Vivez un carême dynamique grâce à cette retraite en ligne adaptée à tous les formats et à tous les écrans. Découvrez la parole de Dieu proche de vous, grâce à un frère ou une sœur, dominicaine ou laïque.

    Cette année, le thème sera « Tu m'as relevé », psaume 29.

    careme 2018.jpgAinsi nous rejoindrons le cri du psalmiste quand il a touché le fond. De là, il crie vers Dieu. Et il a été entendu. Expérience troublante d'une présence à son écoute, à ses côtés : « Je t'exalte mon Dieu, tu m'as relevé. »

    Pour vous inscrire et rejoindre des milliers de retraitant·es, vous pouvez vous rendre sur le site Carême Retraite dans la Ville 2018.

    En Communion Béthanie, des  sœurs et frères des Églises issues de la Réforme nous accompagnerons en nous offrant les méditations des dimanches du Carême, des Rameaux et de Pâques, jusqu'au 1er avril.



  • Carême 2017, 6ème dimanche, 9 avril

    « Je t’aime, Jésus » !

    La Semaine Sainte nous convie au silence intérieur de l’amour …

    « Au soir d’Amour », Le Christ est mort pour nous, pour nous tou(te)s.

    2017-04-09-mains.jpgEn février 1940, un prêtre accusé d’être homosexuel est envoyé au camp de Sachsenhausen. Un témoin raconte : « Le tourment qu’on lui infligea fut particulièrement douloureux … ruisselant de sang, le visage décomposé, il regardait au loin sans bien comprendre… Il murmura ces mots : "Et pourtant, l’homme est bon, c’est une créature de Dieu" … Il priait en silence, remuant simplement les lèvres … Les SS l’attachèrent à un banc et se mirent à le frapper … J’avais le sentiment d’assister à une version moderne de la Crucifixion. A la place des soldats romains, les brutes d’Hitler et un banc au lieu de la Croix. Le lendemain matin, au terrain de parade, nous devions porter le prêtre … Le SS se jeta sur lui avec furie s’apprêtant à le frapper de nouveau : "Sale porc, dis ce que tu es !" … Mais 2017-04-09-croix.jpgl’inimaginable se produisit subitement ... Du ciel assombri sortit un rayon de soleil qui vint soudain illuminer le visage tuméfié du prêtre. Il n’éclaira que lui au milieu des milliers de prisonniers assemblés ... Il régnait un silence impressionnant, et tous ceux qui étaient présents regardèrent fixement le ciel, stupéfaits de ce qui s’était passé. Le sergent lui-même interrogea quelques secondes les nuages, puis laissa retomber sa main levée et s’éloigna sans mot dire… Le prêtre baissa la tête et murmura d’une voix mourante : "Merci mon Dieu … je sais que mon heure est venue…" Le soir, à l’appel, nous le déposâmes au bout du rang avec les autres morts de la journée… »

    « Au soir d’Amour » !

    2017-04-09-paix.jpg« Jésus aussi a vécu en des temps de violence … Il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne, et il a enseigné à ses disciples à aimer ses ennemis … Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié … C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi à son tour, un instrument de réconciliation. Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. » Pape François.

    En silence, laissons descendre en nous cette parole adressée par Jésus à une amie : « Ce n’est ni le saint ni le pécheur que je préfère, c’est celui qui m’aime le plus »…


    « Je t’aime, Jésus » !

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie