Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Carême

  • Carême 2017, 6ème dimanche, 9 avril

    « Je t’aime, Jésus » !

    La Semaine Sainte nous convie au silence intérieur de l’amour …

    « Au soir d’Amour », Le Christ est mort pour nous, pour nous tou(te)s.

    2017-04-09-mains.jpgEn février 1940, un prêtre accusé d’être homosexuel est envoyé au camp de Sachsenhausen. Un témoin raconte : « Le tourment qu’on lui infligea fut particulièrement douloureux … ruisselant de sang, le visage décomposé, il regardait au loin sans bien comprendre… Il murmura ces mots : "Et pourtant, l’homme est bon, c’est une créature de Dieu" … Il priait en silence, remuant simplement les lèvres … Les SS l’attachèrent à un banc et se mirent à le frapper … J’avais le sentiment d’assister à une version moderne de la Crucifixion. A la place des soldats romains, les brutes d’Hitler et un banc au lieu de la Croix. Le lendemain matin, au terrain de parade, nous devions porter le prêtre … Le SS se jeta sur lui avec furie s’apprêtant à le frapper de nouveau : "Sale porc, dis ce que tu es !" … Mais 2017-04-09-croix.jpgl’inimaginable se produisit subitement ... Du ciel assombri sortit un rayon de soleil qui vint soudain illuminer le visage tuméfié du prêtre. Il n’éclaira que lui au milieu des milliers de prisonniers assemblés ... Il régnait un silence impressionnant, et tous ceux qui étaient présents regardèrent fixement le ciel, stupéfaits de ce qui s’était passé. Le sergent lui-même interrogea quelques secondes les nuages, puis laissa retomber sa main levée et s’éloigna sans mot dire… Le prêtre baissa la tête et murmura d’une voix mourante : "Merci mon Dieu … je sais que mon heure est venue…" Le soir, à l’appel, nous le déposâmes au bout du rang avec les autres morts de la journée… »

    « Au soir d’Amour » !

    2017-04-09-paix.jpg« Jésus aussi a vécu en des temps de violence … Il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne, et il a enseigné à ses disciples à aimer ses ennemis … Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié … C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi à son tour, un instrument de réconciliation. Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. » Pape François.

    En silence, laissons descendre en nous cette parole adressée par Jésus à une amie : « Ce n’est ni le saint ni le pécheur que je préfère, c’est celui qui m’aime le plus »…


    « Je t’aime, Jésus » !

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

     

  • Carême 2017, 5ème dimanche, 2 avril

    « Nous montons à Jérusalem »
     
    Jésus monte vers « son Heure ».
    L’heure de la puissance des ténèbres.
    Mais aussi l’heure de l’universelle Rédemption par l’Amour…

    Ténèbres et Lumière…

    2017-04-02-Mains-et-bougie.jpgQuand je prie, j’aime allumer une bougie, surtout dans la nuit.
    Sa petite flamme est fragile mais elle brille et éclaire.
    Elle est le signe que l’amour, si pauvre soit-il, peut changer quelque chose dans ce monde…

    Ami(e)s du Christ, soyons un peu ces lumières dans la nuit de sa Passion.
    Nous accompagnons Jésus, le serviteur souffrant, l’Agneau de Dieu qui prend sur lui la malédiction du péché.
    Nous le consolons par le don renouvelé de notre amitié, « comme un supplément d’amour » car « L’Amour n’est pas aimé »…
    Comme Thérèse, avec elle, « Faisons de notre vie un sacrifice continuel, un martyre d’amour, pour consoler Jésus. Il ne veut qu’un regard, qu’un soupir, mais un regard et un soupir qui soient pour Lui seul ! »

    Ténèbres et Lumière…

    2017-04-02-Jésus-1.jpgThérèse "de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face" aime contempler le visage douloureux de son époux. « Jésus brûle d’amour pour nous. Regarde sa Face adorable ! Regarde ces yeux éteints et baissés ! Regarde ces plaies ! Regarde Jésus dans sa Face… Là tu verras comme il nous aime ».
    En retour, elle veut « toujours sourire » … « Jésus aime les cœurs joyeux, il aime une âme toujours souriante » …
    Sourire avec les lèvres, avec le cœur, même dans la tristesse. « Je souris en versant des pleurs »…


     Ténèbres et Lumière…

    2017-04-02-Coeur-de-crayons.jpgAmi(e)s du Christ, nous croyons que Jésus vit en toute personne, surtout si elle n’est pas aimée.
    Il est toujours du côté des plus petits, frère de tous les exclus, de tous les humiliés, de toutes les victimes de la haine et de la méchanceté.
    Par notre prière, par des petits "rien", par ce que nous pouvons oser et risquer parfois, soyons des lumières dans la nuit ! Soyons le Visage du Christ Consolateur !

    « La miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour … Il est juste de parler d’un amour «viscéral». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon. (…) D’ailleurs, l’amour ne peut jamais être un mot abstrait. Par nature, il est vie concrète : intentions, attitudes, comportements qui se vérifient dans l’agir quotidien. (…) En bref, là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde. » (pape François)

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

  • Carême 2017, 4ème dimanche, 26 mars

    « Confiants jusqu’à l’audace » !

    2017-03-26-Jonquilles.jpgC'est la mi-Carême ! C’est le printemps ! Pâques approche !

    Le chemin à travers le désert mène à la Terre Promise ! Le chemin du Carême mène à la liberté !

    Car « notre liberté, c’est notre libération » (Maurice Zundel)

    Thérèse nous accompagne. Elle est devenue une femme libre parce que libérée par Jésus.

    Libérée de son hypersensibilité maladive. Lâchant prise pour enfin avancer « à pleine voile sur les flots de la confiance et de l’amour ». Surmontant ses peurs. Transfigurant en actes de Foi ses tentations de doute et de désespoir … 

    C’est le chemin d’une vie, avec ses grâces sensibles et ses luttes. « Je veux T’aimer comme un petit enfant ; je veux lutter comme un guerrier vaillant ! » … « J’ai beaucoup souffert ici-bas : il faudra le faire savoir aux âmes… »

    Elle nous confie le secret qu’elle a appris de Jésus : « J’imite la conduite de Madeleine, son étonnante ou plutôt son amoureuse audace qui charme le Cœur de Jésus, séduit le mien. Oui je le sens, quand même j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui. Ce n’est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à Lui par la confiance et l’amour ».

    2017-03-26-Thérèse.jpgConsciente de sa faiblesse, elle ose croire jusqu’au bout : « On n’a jamais trop de confiance dans le Bon Dieu si puissant et si miséricordieux. On obtient de Lui autant qu’on en espère » !

    Son audace est celle de l’amour ! « J’ai ton Cœur, ta Face adorée, ton doux regard qui m’a blessée ; j’ai le baiser de ta bouche sacrée. Je t’aime et ne veux rien de plus, Jésus »

    Pendant son pèlerinage à Rome, elle ose parler au pape, franchir les barrières du Colisée, passer la clôture d’un monastère, toucher le clou de la Passion : « J’étais vraiment par trop audacieuse !… Heureusement le Bon Dieu qui voit le fond des choses sait que mon intention était pure et que pour rien au monde je n’aurais voulu lui déplaire ».

    Au carmel, elle ose avancer sur un chemin spirituel "douteux". Entrée dans la Vie, elle reviendra le dire : « Ma voie est sûre. Je ne me suis pas trompée en la suivant »...

    S’il y a plusieurs chemins, Thérèse choisit celui de la confiance jusqu’au bout. Parce que c’est un chemin vrai. Parce que Dieu nous aime.

    Le dernier jour de sa vie sur terre, elle nous confie : « Il me semble que je n’ai jamais cherché que la vérité ; oui j’ai compris l’humilité du cœur… Il me semble que je suis humble »

    Dans nos vies - uniques et précieuses aux yeux du Seigneur ! - osons la vérité de la confiance ! Pas à pas…

    2017-03-26-La-cycliste.jpgLà est notre joie : «La Parole de Dieu n’est pas un fax descendu du ciel, mais une Parole Vivante, une Personne, le Christ … dont l’art est de faire exploser la lettre de la loi, pour engendrer de nouveaux chemins et faire éclater la vie ! » (Père Joël Pralong)

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie


  • Carême 2017, 3ème dimanche, 19 mars

    « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : "donne-moi à boire" »…

    2017-03-19-Samaritaine-1.jpg« En demandant à la Samaritaine de lui donner à boire, Jésus avait un si grand désir d’éveiller la foi dans son cœur, qu’il fit naître en elle l’amour même de Dieu ». (Liturgie du 3e dimanche de Carême)

    Thérèse chante cette rencontre :

    « Rappelle-toi qu'au bord de la fontaine
    Un Voyageur fatigué du chemin
    Fit déborder sur la Samaritaine
    Les flots d'amour que renfermait son sein ».

    « L’Évangile m’apprend et mon cœur me révèle » … Elle lit l’Évangile avec le cœur

    « Ah ! je connais Celui qui demandait à boire
    Il est Le Don de Dieu, la source de la gloire,
    C'est Lui, L'Eau qui jaillit
    C'est Lui qui nous a dit :
    « Venez à moi. »

    Elle va ainsi au cœur de la Révélation. Elle comprend Dieu, et le chemin par lequel on va sûrement à Lui : « par la confiance et l’amour »… Le chemin par lequel Il vient en nous…

    2017-03-19-Samaritaine-2.jpg« Il me semblait entendre Jésus me dire comme à la Samaritaine: "Donne-moi à boire !" … En disant "donne-moi à boire", c’était l’amour de sa pauvre créature que le Créateur de l’univers réclamait. Il avait soif d’amour »…

    Notre conversion est là. « La sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique, elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père »… Avec Jésus et grâce à Lui.

    « J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse,
    Restant mon appui sans aucun retour,
    Aimant tout en moi même ma faiblesse…
    Ne me quittant pas, la nuit et le jour ».

    « Dieu est l’Amour, c’est-à-dire le don de soi. Il est la plénitude jaillissante qui a besoin de se verser dans notre néant ... Se donner est donc son être, sa vie, sa joie. Plus nous sommes faibles et vides, impuissants et inachevés, plus il trouve en nous de capacité à le recevoir. Ainsi notre amour à nous consiste surtout à accueillir son effusion de vie, comme son Amour à Lui consiste à la répandre ». (Dom Guillerand – Silence cartusien)

    C’est un chemin de vérité, qui prend du temps, toute une vie...
    Donc c’est aussi un chemin de lutte et d’intranquillité…

    « Tu cherches Dieu mais il est là,
    À t’attendre où tu ne viens pas,
    Dans la profondeur de ton moi… »
    (Marie Beaudouin-Croix – Lignes d’oraison)

    Mais il est là… Jésus n’est pas au bout du chemin ; il est sur le chemin… Il est LE chemin…
    Saint Augustin a dit un jour : « La Parole s’est exprimée comme elle a pu ; le reste c’est au cœur de le comprendre. »

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

     

  • Carême 2017, 2ème dimanche, 12 mars

    « Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les emmena à l’écart » …


    2017-03-12-A-l'écart.jpgNous continuons notre chemin de Carême, à l’écart, chacun(e) et tous ensemble.
    À l’écart, pour un retour en soi, pour un cœur à cœur avec Dieu.
    À l’écart, par la prière, le jeûne et le partage.
    À l’écart, pour bientôt « monter à Jérusalem » et y accompagner Jésus.
    À l’écart, pour "re-venir" à l’essentiel : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu … et ton prochain comme toi-même ». 

     

    2017-03-12-Thérèse-1.jpgNotre sœur Thérèse l’a compris : « Il n'y a que l'amour qui puisse nous rendre agréables au Bon Dieu ... cet amour est le seul bien que j'ambitionne ».
    « Vivre d’Amour », c’est notre vocation. Car Dieu, qui n’est qu’Amour, nous a créés par amour, et pour aimer.
    « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit. Je l’aime ! Car il n’est qu’Amour et Miséricorde !... » Aimer, c’est accepter d'être aimé… Infiniment. Sans condition. Pour toujours.

    Aimer, c’est croire que Dieu est bon "quand même". « Je chante ce que je veux croire » dans la nuit de la foi, dans la tentation du doute, du désespoir et du blasphème.

    Aimer, c’est croire que Dieu a soif de mon amour, si pauvre soit-il par lui-même. « Voilà donc tout ce que Jésus réclame de nous, il n'a point besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour ... Ah ! je le sens … il trouve, hélas ! peu de cœurs … qui comprennent toute la tendresse de son Amour infini ».

    Aimer, c’est s’aimer soi-même. « Il est plus facile que l'on croit de se haïr. La grâce est de s'oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s'aimer humblement soi-même, comme n'importe lequel des membres souffrants de Jésus Christ » (Bernanos - Journal d'un curé de campagne).

    Aimer, c’est essayer d’aimer… C’est aimer "quand même", « semant la paix, la joie dans tous les cœurs » … "Aimer quand rien n’est aimable" ! (Bienheureux Maurice Tornay - martyr au Tibet 1910-1949).
    « Vivre d'Amour, c'est essuyer ta Face, c'est obtenir des pécheurs le pardon » ...

    Aimer, c’est demander la grâce d’aimer ...

    « Divin Jésus, écoute ma prière, par mon amour je veux te réjouir.
    Tu le sais bien, à toi seul je veux plaire. Daigne exaucer mon plus ardent désir.
    Du triste exil j'accepte les épreuves, pour te charmer et consoler ton cœur.
    Mais en amour change toutes mes œuvres, Ô mon Époux, mon Bien-Aimé Sauveur …
    Divin Sauveur, à la fin de ma vie, viens me chercher, sans l'ombre d'un retard.Ah ! montre-moi ta tendresse infinie et la douceur de ton divin regard.

    2017-03-12-Thérèse-2.jpg

    Avec amour, oh ! que ta voix m'appelle, en me disant : Viens, tout est pardonné.
    Repose-toi, mon épouse fidèle, viens sur mon cœur, tu m'as beaucoup aimé ».

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie

  • Carême 2017, 1er dimanche, 5 mars

    2017-03-05-Désert.jpg« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable »…

    Le Temps du Carême est un appel du Seigneur. Il nous invite à l’accompagner au désert. Pour cheminer vers Pâques… comme jadis le Peuple de Dieu en marche vers sa liberté.
    Il s’agit de se "re-mettre" en route… Se "re-mettre" à son écoute car « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » !

    Pour "re-découvrir" son projet d’amour, de bienveillance et de miséricorde… Et en vivre ! Personnellement. Librement.
    Car « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. Il n’y a qu’un seul Dieu. Il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (I Timothée 2, 4-6).

    Voilà "pour-quoi" Jésus commence sa mission en affrontant Satan au désert. Pour le vaincre par la Parole de Vérité et nous donner de participer à sa victoire.
    N’ayons pas peur du désert, quel qu’il soit... C’est le lieu de la rencontre avec Dieu ! Et donc du salut !

    « Celui qui fait la vérité vient à la lumière »… Doucement. Avec Lui, sous son regard… En paix… En "re-mettant" tout en Lui… Avec patience et confiance. Car « il faut se "re-donner" sans cesse » et « c’est la confiance, et rien que la confiance, qui doit nous conduire à l’amour » comme le proclame Thérèse de Lisieux, notre petite sœur universelle !

    Grâce à Lui, tout "re-devient" chemin ! « Le désert et la terre de la soif, qu’ils se "ré-jouissent" ! Le pays aride, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! »… (Isaïe 35,1)

    Quelle que soit notre manière personnelle - et en même temps tous ensemble - d’aller au désert pendant ces 40 jours, que ce soit pour y "re-trouver" Jésus. Pour nous "re-tourner" vers Lui. Pour nous "re-poser" sur son Cœur ! Pour laisser la source de vie "re-jaillir" en nous. Pour "re-devenir" qui nous sommes et "re-vivre" grâce à Lui !

    Ce sera aussi et surtout pour sa joie à Lui… Car sa joie, c’est de se donner ! C’est de sauver ! C’est de faire vivre ! Il est vainqueur ! « Je suis venu pour qu’ils aient la vie … en abondance » !

    2017-03-05-Jésus-et-l'enfant.jpgUne seule condition, indispensable : consentir à se "re-tirer" dans le désert intérieur de notre être profond. Pour l’y rencontrer, le laisser faire et se laisser faire.

    Un chartreux a écrit : « Tout le monde, bien sûr, ne peut ni ne doit vivre en moine ou en ermite. Mais il n’est pas de chrétien qui puisse se passer d’un ermitage intérieur où il puisse rencontrer Dieu. »

    Sylvain, ami de la Communion Béthanie.

  • Carême dans la Ville 2017, la retraite en ligne des Dominicains

    La Communion Béthanie vous recommande Carême dans la ville 2017, à partir de ce mercredi des Cendres, 1er mars.

    Vivez un carême dynamique grâce à cette retraite en ligne, qui cette année s'adapte aussi à tous les formats et à tous les écrans. Découvrez la parole de Dieu proche de vous, grâce à un frère ou une sœur dominicaine.

    careme2017.jpgCette année, le thème sera « Ceci est mon corps », Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26, verset 26.

    Le corps. Auparavant mortifié, méprisé ou ignoré, il est maintenant soigné, adulé et librement exposé au risque d'être réduit à un simple objet et de susciter convoitise et violence.

    Pour vous inscrire et rejoindre des milliers de retraitants, vous pouvez vous rendre sur le site Carême dans la Ville 2017.

    Chaque dimanche du Carême, Sylvain, un ami de la Communion Béthanie, vous proposera un texte de méditation jusqu'à Pâques 2017, le 16 avril.

  • Carême 2017

    « Oh ce regard, je ne l'oublierai jamais ! »

    2017-03-01-enfant-réfugié.jpgConnaissez-vous ce chant de Noël Colombier que je chantais en aumônerie de collège lorsque j'étais adolescent ?
    Ce chant parle de l'amour de Jésus qui se cristallise dans son regard.
    Un regard qui aime, qui espère.
    Un regard d'infini respect posé sur les êtres, sur la création.
    J'aime ce chant ! En boucle, il m'arrive encore aujourd'hui de le chanter avec une sœur de notre Communion Béthanie : https://www.youtube.com/watch?v=YYqSclWXB9s

    Dans ma chair, je viens de vivre ces paroles :
    Dimanche 19 février à 16h., je suis dans le TGV Paris-Montpellier.
    Je viens de vivre une rencontre lumineuse et tellement profonde avec notre conseil.
    À peine arrivé dans le train, je me rends aux toilettes.
    Toutes les toilettes sont fermées. J'attends patiemment le contrôleur. Il arrive et déverrouille les portes...
    J'entre... Un enfant est là, assis, caché, apeuré.
    Oh, ce regard, je ne l'oublierai jamais ! Oh ce regard, je ne l'oublierai jamais !
    Il me fait comprendre qu'il est malade, il ne parle pas français.
    Le contrôleur est encore là. Il appelle un collègue.
    Très vite, nous comprenons que cet enfant est un jeune migrant qui a réussi à se cacher là.
    Il est admirablement pris en charge par le personnel de la SNCF. Il descendra en gare de Valence... Je ne le reverrai plus.

    Petit, ton regard ne me quittera pas durant ce carême 2017 et bien au-delà.
    Au cours de ce temps de grâce, souvent, je prierai : « Seigneur, je suis l'aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir »

    Notre Communion Béthanie n'a pas vocation à entrer dans les débats partisans ou idéologiques.
    En France, dans les mois qui viennent, chacun(e) se positionnera selon sa conscience, selon sa réflexion.

    Ceci-dit, nous n'accepterons jamais, au nom de l'Évangile de Jésus, un modèle de société qui exclurait l'autre.
    Avec moi, voulez-vous laisser le message du pape François, pour le carême 2017, faire son chemin en vous ?

    « ... Ouvrir la porte de notre cœur à l'autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas... Ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l'aimer, surtout lorsqu'elle est faible... »


    C'est un ami de notre Communion Béthanie qui nous accompagnera pendant ces dimanches de carême, jusqu'aux fêtes pascales.
    À travers lui, j'exprime ma vive gratitude à tous nos ami(es) qui prient avec nous et pour nous.

    Saint carême 2017 à chacun(e) !

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

  • Carême 2016, Pâque, 27 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

    Maurice Zundel ok.jpg

     

    La Résurrection et La Pentecôte

     

    La Croix ne sera pas le dernier mot, la liberté de l’Esprit s’attestera dans la Résurrection, mais la Résurrection sera une confidence faites aux intimes et non pas une proclamation au grand jour. Jésus n’ira pas confondre ses ennemis en se montrant à eux dans un défi qui les tuerait, c’est dans une confidence à ses intimes qu’il apparaîtra comme vainqueur de la mort sous une forme d’homme libre, puisque ses manifestations s’adapteront à chacun selon ce qu’elles veulent signifier pour chacun. D’ailleurs, les disciples ne sauront que faire de cette Résurrection…jusqu’à ce que , consumés par le feu de la Pentecôte, ils reçoivent ce baptême qui les intériorise et les amène à reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes, Jésus étant intérieur à l’homme. La résurrection concerne notre vie d’aujourd’hui et chacun de nous est appelé, avec une urgence infinie, à ressusciter. Si Dieu n’est pas pour nous la respiration de la liberté et de l’amour, alors il n’est pas intéressant. Il ne l’est que s’Il apparaît vraiment au cœur de la vie comme une source qui ne cesse de la renouveler en en faisant une aventure infinie.

     

    Seigneur Père, merci pour ton Esprit qui a relevé ton Fils d’entre les morts. La Vie l’a définitivement emporté sur la mort. Donnes moi la grâce de vivre en ressuscité chaque jour, moi qui suis ta fille, ton fils, et qui veut marcher sur les pas du Christ vainqueur.

  • Carême 2016, 6ème dimanche, 20 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

    Maurice Zundel ok.jpg

     

    Il faut sauver Dieu

    Parce que la Passion de Jésus-Christ révèle dans le temps l’éternelle passion de Dieu pour l’homme, Dieu sera éternellement crucifié tant qu’il y aura un seul être, une seule créature qui dira non. Il n’y a pas de partialité en Dieu. Dieu n’est pas une mère qui discerne entre ses enfants ; chaque créature est l’objet d’une tendresse infinie et, tant qu’il y en aura une seule qui ne sera pas engrangée dans les moissons éternelles, Dieu sera crucifié. C’est cela l’Enfer, l’Enfer de Dieu, l’Enfer dans la lumière de la Croix, l’Enfer auquel nous condamnons Dieu et dont il faut absolument le délivrer. C’est la seule façon d’entendre l’appel de la Croix. Il ne s’agit pas d’un sacrifice offert à un Moloch par un innocent traqué et abandonné, il s’agit de cette innocence du Dieu révélé en Jésus. Il s’agit de la Passion d’un Dieu qui est mère, infiniment plus que toutes les mères, et dont la justice maternelle comporte cette substitution de l’innocence infinie à la culpabilité illimitée. Et si cela est vrai, il faut absolument renverser toutes les perspectives : ce n’est pas nous, c’est Dieu qu’il faut sauver. Il faut sauver Dieu de nous-mêmes, comme il faut sauver la musique de notre bruit, la vérité de nos fanatismes et l’amour de notre possession. La Croix est finalement la cicatrisation de toutes les blessures que Dieu n’a pas cessé d’endurer au cours de l’Histoire, puisque tous les maux et les catastrophes qui ont affecté l’Univers, la Vie et l’humanité, ont été autant de blessures dans le Cœur de Dieu.

     

    Seigneur Jésus, Toi qui as consenti à te laisser blesser, merci de venir habiter ma grande blessure. Donnes moi la grâce de m’abandonner en Toi dans la confiance, Toi qui connaît le poids des jours et la dureté du chemin…