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Fêtes et temps

  • Carême 2019 – 3ème dimanche

    Nos sœurs religieuses, dominicaines de Béthanie, nous accompagneront cette année.
    Au fil des dimanches de ce temps, elles nous donneront d'entrer plus avant dans le charisme du bienheureux Père Lataste.
    Gratitude vers elles et action de grâce!


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    3ème dimanche de carême Luc 13, 1-9

    O vous qui avez le bonheur de connaître et d’aimer Jésus Christ, Dites, qu’a-t-Il fait en présence des âmes déchues ? Descendu à tous les degrés de la société, Il s’est assis à côté de toutes les misères : Il a entendu les plaintes des malheureux, Il les a consolés, Il a relevé leur courage, Il les a guéris. P. Lataste.

    Grâce à ce passage d’évangile, il me semble entendre : sortez de vos somnolences, secouez vos médiocrités, réchauffons notre ardeur, nos élans du début de l’abondance de grâce du carême.
    Le Seigneur use de patience envers nous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. 2 Pierre 3, 9b.

    Il faut se réconcilier avec Dieu, car les temps sont graves. Dieu montre que tous sont appelés à se convertir s’ils veulent échapper à la condamnation. Car dans sa bonté miséricordieuse, Il reste auprès de nous et insuffle au fond de nos cœurs ce qu’Il attend de chacun de nous.

    Sr Marie-Christel.



  • Carême 2019 – 2ème dimanche

    Nos sœurs religieuses, dominicaines de Béthanie, nous accompagneront cette année.
    Au fil des dimanches de ce temps, elles nous donneront d'entrer plus avant dans le charisme du bienheureux Père Lataste.
    Gratitude vers elles et action de grâce!

     

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    Méditation pour le 2ème dimanche de Carême : Luc 9, 28b – 36

    Avec Mère Henri Dominique, co-fondatrice avec le Père Lataste des Dominicaines de Béthanie, nous allons à la découverte de cet évangile de la Transfiguration.

    Au début nous lisons que Jésus prend avec lui Pierre, Jean et Jacques.
    Pierre : apôtre de la Foi - Jean : apôtre de la contemplation - Jacques : apôtre de l’action
    Pendant que Jésus prie, son visage change, ses vêtements deviennent blancs.
    Une première transfiguration se fait.
    Si une personne parle avec Dieu, est-ce que l’extérieur de cette personne ne va pas se transformer ?
    Moïse, le messager des volontés divines et Elie, l’homme des espérances célestes, parlent avec Jésus de son départ qui va se réaliser à Jérusalem.
    Est-ce que ces deux hommes n’ont pas quelque chose à nous dire ?
    Est-ce que nous ne pouvons pas trouver dans les 10 commandements des chemins de vie ?
    Et dans des textes de l’Eglise des espérances, fondées sur des Promesses sûres ?
    Puis une nuée les couvre tous de son ombre ; une voix se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. »
    La personne de Jésus se fait jour au moment de la transfiguration.
    Est-ce que notre personnalité, notre être profond, ne veut pas venir à la lumière un jour ?
    Que Jésus nous prenne dans son école ; écoutons-le !

    Sr Cécile

  • Carême 2019 - 1er dimanche

    Nos sœurs religieuses, dominicaines de Béthanie, nous accompagneront cette année.
    Au fil des dimanches de ce temps, elles nous donneront d'entrer plus avant dans le charisme du bienheureux Père Lataste.
    Gratitude vers elles et action de grâce!

     

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    Jésus entre en carême, et nous voilà embarqués avec lui dans la traversée du désert. Avec lui, rien à craindre.
    Vraiment ? N’a-t-il pas été aux prises avec Satan le Diviseur ? Il est fort, Satan, prêt à diviser le Fils contre le Père, Dieu contre Lui-même ! Qui dit mieux ? Ne sait-il pas que les pires tentations, la faim, la toute-puissance, le culte du moi, ne peuvent être mis en balance avec l’incendie d’amour qui consume Jésus ? L’Esprit qui a conduit Jésus dans le désert ne l’a pas abandonné au mauvais esprit. Nous aussi, l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint ne nous abandonne jamais quand vient la tentation quelle qu’elle soit.

    Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite, N’a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre ? Même si elle l’oubliait, moi je ne t’oublierai pas. Isaïe 49, 15

    Jésus a été fort contre le Diviseur, car Satan ne peut pas éteindre l’amour. Quand tu n’as plus d’énergie pour te battre, le bienheureux père Lataste te murmure : « Le prix de la course n’est pas pour celui qui n’est jamais tombé mais pour celui qui a couru le plus loin. » Et encore : « La palme dans le ciel ne sera pas à l’âme la plus humble, ni la plus mortifiée, mais à celle qui aura le plus aimé. »

    Sr Agnès

  • 5 mars 2019, début du Carême

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    Sœurs, frères, ami-es,

    Nous voici au seuil de ce Carême 2019.

    40 jours pour écouter notre intérieur...
    40 jours pour offrir une juste place à l'autre, l'autre qui me déplace toujours...
    40 jours pour redécouvrir l'émerveillement et l'étonnement devant la nature, du minuscule à l'infiniment grand...
    40 jours pour redécouvrir la joie libératrice de l'ascèse...

    Libre, je veux être libre pour goûter la liberté de Pâques!

    Nos sœurs religieuses, dominicaines de Béthanie, nous accompagneront cette année.
    Au fil des dimanches de ce temps, elles nous donneront d'entrer plus avant dans le charisme du bienheureux Père Lataste.
    Gratitude vers elles et action de grâce!

    Il y a quelques semaines, j'ai été touché par la violence multiforme :
    vol de mon portefeuille dans le métro à Paris, assassinat d’Alain, un de mes cousins, décès de Myriam, une ancienne élève, dans l'incendie criminel de la rue Erlangert (Paris 16ième).

    Alors que je partageais ce drame familial à mes proches, une amie de notre Communion Béthanie m'a écrit.
    Je me permets, avec son accord, de vous partager ces mots de Valérie.
    Je vous les offre pour la route de ce Carême 2019.
    Qu'ils vous portent comme ils me portent...!

    « La colère, laisse-là monter, laisse-là s'exprimer, ne la fait pas taire
    Hurle-là au ciel et le vent l'emportera.
    Hurle-là dans la forêt et les arbres l'emmèneront sous la terre.
    Écris-là sur des feuilles de papier et mets-y le feu ; les flammes la consumeront.
    Hurle-là sous la douche et l'eau t'en lavera.
    Alors, la place sera faite pour la compassion, pour le pardon.

    Si ces mots ne sont pas pour toi, peut-être sont-ils pour l'un de tes proches, durement touché par ce deuil.

    Devant la violence d'un tel geste, devant la violence de voir une vie ainsi arrachée sans qu'on puisse y mettre le moindre sens, comment ne pas perdre la boussole ?
    Tourbillon de violence
    Tourbillon de colère
    Tourbillon d'incompréhension.
    Puisse cette tempête te laisser désarmé, comme le doux agneau.
    Le cœur nu se laisse mieux caresser et réchauffer qu'un cœur sous armure et bouclier.

    Puisse la tendresse du Père vous prendre tous dans ses bras. »

    Avec Valérie, je nous souhaite un Carême fécond.
    Avec cet extrait d'une hymne de Didier Rimaud, je vous quitte sans vous quitter...!
    « ...ton printemps s'est réveillé dans mes sarments à bout de sève, pour que je sois cet étranger brûlant de Pâques. »

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

     

  • Vœux 2019 : Pourquoi ?

    2019-01-01-Jean-Michel-180.jpgAu seuil de cette année nouvelle 2019, au risque de grandement vous surprendre, je souhaite, après avoir vécu une expérience singulière, vous partager une question qui me traverse de part en part.

    L'expérience singulière : un ami, prêtre âgé, décède il y a quelques mois. Je me retrouve pour prier près de son corps. C'est à peine si je le reconnais! Fond de teint sur le visage et sur les mains. Laque sur les cheveux… !

    La question qui me traverse de part en part : pourquoi maquiller la mort ? Et cette autre question qui lui est intimement liée : pourquoi maquiller la vie ?

    Pour-quoi ?

    Je nous souhaite de vivre sous le Regard de Dieu, tel que nous sommes.
    Je nous souhaite surtout d'accueillir le Regard de Dieu sur nous, de découvrir la douceur, la délicatesse, la patience... de Son Regard.
    Je nous souhaite de vivre et peut-être de prier ce vers de Jozsef Attila in -Tu m'as rendu enfant- :
    « Je t'aime beaucoup car tu m'as donné la possibilité de m'aimer moi-même ».
    Je nous souhaite, sans tomber dans le déballage impudique, de nous laisser voir par les autres, dans notre réalité toute simple.
    La vulnérabilité partagée est, me semble-t-il, le fondement de la fraternité véritable, de l'amitié profonde, de l'amour authentique.

    Et si en 2019,

    je quittais mon masque, mes masques -on respire si mal derrière un masque!-
    je refusais le maquillage excessif,
    je boycottais les photos retouchées,
    je m'engageais, graduellement mais résolument, sur la route de l'écologie intérieure et donc de l'écologie cohérente,
    je prenais du recul par rapport aux apparences souvent si superficielles,
    je vivais une transfusion de silence.
    Une transfusion de silence, pour ne plus être dans la seule réactivité, mais dans une réflexion qui conduit à l'action durable et juste.

    Alors…,
    j'accueillerai ce que notre frère Philippe avait écrit, il y a quelques années, sur son miroir :
    « Dieu sera ta seule beauté »

    Là, est mon souhait le plus intense pour vous, pour nous :
    Que Jésus le Christ soit notre vérité, notre liberté, notre… beauté!

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie.

  • Noël 2018

    Évangile du jour : Luc 2, 1-14 « Aujourd’hui vous est né un Sauveur »
    Messe de la nuit de Noël


    En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
    Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
    Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
    Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
    Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

    Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
    Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
    L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
    Ils furent saisis d’une grande crainte.
    Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
    Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »


    Valérie
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    Tu vois, cette phrase, je l'ai toujours trouvée superbe, vraiment !!! C'est comme des trompettes qui sonnent. C'est fort, c'est puissant, ça donne de l'élan.
    Mais figure-toi que je me suis toujours demandée s'il fallait entendre :


    « paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    ou bien
    « paix sur la terre aux hommes qui L'aiment. »


    Laetitia
    Ah bah ça alors ! Je n'avais jamais pensé qu'on pouvait l'entendre des ces deux façons-là !!!
    C'est incroyable, les deux formules fonctionnent et font sens l'une comme l'autre et même, l'une avec l'autre, dans les deux sens.

    Valérie
    La seconde « paix sur la terre aux hommes qui L'aiment » me parle de mes frères, de mes sœurs, de tous ces gens, les « hommes de bonne volonté » comme on dit, qui donnent d'eux-mêmes pour rendre ce monde meilleur, plus juste, plus fraternel ; qui le font, pour certains parce qu'ils aiment Dieu et s'efforcent de suivre ses commandements, pour d'autres simplement parce qu'ils sont des hommes bons, des hommes et des femmes de cœur.

    Laetitia
    La première, « paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. », c'est le chant de l'ange et de la troupe céleste aux bergers. C'est une phrase qui m'est familière, que nous chantons très souvent lors des célébrations.
    Dieu nous offre la Paix, c'est sa manière de nous aimer. C'est quand même incroyable que cette Paix nous vienne d'un petit bébé, qui plus est, né dans une mangeoire, dans une étable...
    Il faudra du temps à notre humanité pour accueillir cette Paix...

    Valérie
    Il faudra du temps... comme il faut du temps à nos petits d'hommes pour grandir, pour devenir eux-mêmes des hommes et des femmes.
    Cette vision me réconforte. La Paix est offerte, par amour, mais parce qu'elle prend la forme d'un nouveau-né, à Noël, il faut juste être patient, la voir grandir doucement...

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    Au pied de la crèche, avec douceur, je vous invite à nous rejoindre.
    Il y a foule déjà.
    Le sapin de Noël, c'est cette crèche, avec ses anges, son Étoile, la Lumière...
    Les paquets au pied du sapin, c'est cet enfant nouveau-né.
    Les enfants émerveillés, c'est nous, c'est toi, c'est moi.
    Le cadeau de Noël, c’est Dieu qui nous aime, c'est nous qui l'aimons, c'est cette Paix, promise, offerte, et déjà là.
    Il est né, et avec Lui l'Amour en nos cœurs, l'Amour parmi les hommes.
    L'accueillir serait-il aussi simple, mon Dieu, que de prendre un bébé dans ses bras ?

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    Joyeux Noël à toutes et à tous.

    Valérie et Laetitia

  • Quatrième dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 3,39-45 « D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? »

    En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.
    Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte :
    « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
    l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

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    Laetitia
    Tu te souviens, au 1er dimanche de l'Avent, j'avais relevé ce passage : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. »
    Aujourd'hui, le signe, c'est deux bébés dans le ventre de leur maman, qui se reconnaissent et se saluent. Ça t'évoque rien ?

    Valérie
    « En ces jours-là, Marie se mit en route [...] avec empressement »
    Avec empressement, oui, je me suis rendue chez mon aînée assister à la rencontre entre deux bébés. Ni Jean-Baptiste, l'enfant d’Élisabeth, ni Jésus, l'enfant de Marie, juste mes deux petites-filles : le bébé de ma fille aînée et celui de sa sœur cadette.

    Laetitia
    Je trouve extraordinaire cette rencontre entre Élisabeth et Marie : Salutations – Tressaillement – Bonheur de croire en l'accomplissement de la Parole de Dieu...

    Valérie
    Oui, voilà une promesse tenue. Une promesse de vie. Je peux imaginer la joie de ces deux femmes, parce qu'elle vient me rejoindre dans mon quotidien.
    Parce que j'ai connu des nuits, j'ai connu des jours ; une vie bien ordinaire avec son lot de deuils, de séparations, d'amours... de naissances et de re-naissances... Au bout de toutes ces années, la promesse de vie est tenue.

    Laetitia
    Et encore une fois cette promesse de vie, elle se partage, comme ici, avec Marie et Élisabeth. Elle se partage, elle est diffusée, portée par la parole des femmes, comme souvent dans la Bible.
    Dans mon existence, c'est avec ma famille, mes ami.e.s, mes sœurs et frères en Christ que je la partage, et j'aime à croire qu'elle se déploie bien au-delà.

    Valérie
    Relisant le texte, je suis touchée par la lucidité, la clairvoyance de ces deux femmes... des femmes. Il me semble qu'elles sentent, qu'elles ont une vision de l'histoire qui s'écrit-là et dans laquelle elles choisissent de prendre part. Elles savent déjà le destin si particulier des enfants qu'elles portent.
    La naissance du Christ, c'est LA Bonne Nouvelle pour le monde. La vision des femmes, c'est une bonne nouvelle pour l'humanité...
    Et puis, prendre sa part, en accepter la responsabilité, ça me semble d'une actualité si criante pour le monde d'aujourd'hui !

    Valérie et Laetitia
    Comme Élisabeth, nous arrive-t-il de voir en l'autre un être béni, porteur de bénédictions et de promesses de vie de la part de Dieu ?
    Ai-je le droit, comme Marie, de me sentir béni.e entre tous les enfants de Dieu ?
    Et vous, croyez-vous à l'accomplissement de la Parole dans votre vie ? Quelles promesses ont-été tenues, auxquelles vous avez pu prendre votre part ?

    Valérie et Laetitia

     

  • Troisième dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 3,10-18 « Que devons-nous faire ? »

    En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
    Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »
    Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
    Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
    Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? »
    Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
    Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
    Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
    Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

     

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    Valérie
    Des foules qui s'avancent et qui demandent :« Que devons-nous faire ? ». Nous voilà dans l'action !!! « Que devons-nous faire ? » … « Que devons-nous faire ? »
    Ça, ça me parle ; bien plus que cette parabole de la fin du texte où il est question de « pelle à vanner » et de « grain amassé ». En même temps, je ne vois pas pourquoi cette image me parlerait, à moi, citadine du XXIème siècle. D'ailleurs, il est dit que Jean utilise beaucoup d'autres exhortations. J'imagine qu'il en est qui m'auraient davantage parlé.

    Des foules qui demandent : « Que devons-nous faire ? »... alors qu'aujourd'hui, les carrefours de nos villes, nos centres villes, s'emplissent de foules qui demandent : « Que faites-vous pour nous ? »

    Laetitia
    Ce qui me frappe, c'est la progression des sujets : « des foules », puis « des publicains », puis « des soldats ». Ils viennent jusqu'à Jean et à chacun de ces groupes, il répond à cette question : « Que devons-nous faire ? » Visiblement, la réponse de Jean ne leur suffit pas ou n'est peut-être pas celle qu'ils attendent. Ensuite le texte bascule « Or, le peuple était en attente », et Jean répond alors à TOUS, mais par des phrases très énigmatiques... J'ai beau venir d'une culture paysanne, je ne comprends pas plus que toi, sauf qu'il s'agit d'une question de séparation entre le grain de blé à garder et la paille à brûler. Tiens, ça me rappelle une histoire de « bon grain et d'ivraie ».
    Ce que je retiens aussi, c'est l'annonce de l'arrivée de quelqu'un de plus grand que Jean, qui a le pouvoir de baptiser dans l'Esprit Saint et le feu ; et c'est annoncé comme étant la Bonne Nouvelle.

    Valérie
    La Bonne Nouvelle... Bah, je me demande bien comment ça pouvait leur parler aux foules d'hier, celles qui venaient à Jean, et comment ça peut parler aux foules d'aujourd'hui, qui crient leur colère et leur désespoir dans la rue... Les unes venaient se faire baptiser, les autres sont en quête d'une vie plus digne...

    Laetitia
    Hier comme aujourd’hui, le peuple est en attente...
    Et si Dieu aussi était en attente ?

    Valérie
    Les foules attendent, Dieu attend... Moi aussi, souvent, j'attends de savoir ce que je dois faire...

    Laetitia
    Dans toutes ses réponses, Jean invite au partage, à la juste mesure, à la justice, à l'honnêteté... Il est toujours question de la relation à l'autre.
    Voilà ce que demande celui qui baptise dans l'eau. Que demandera Celui qui baptisera dans le feu de l'Esprit ?

    Valérie et Laetitia
    En ce 3ème dimanche de l'Avent, dimanche de la joie - Gaudete – où l'on s'approche de la fête de la nativité, voilà que s'invitent ces questions : Qu'y-a-t-il à faire ? Qu'y-a-t-il à attendre ? Qu'y-a-t-il à recevoir ?
    Et si, pour une fois, nous nous les posions, non comme un problème à résoudre, mais dans la Joie et l'espérance, dans la confiance de ce qui va advenir dans nos vies ?

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    Vous auriez envie de mettre quoi sur la banderole ?


    Valérie et Laetitia

  • Deuxième dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 3,1-6 « Jean, le fils de Zacharie»

    L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, […] les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
    Il parcourut toute la région du Jourdain en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
    Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

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    Coucher de soleil sur le désert du Namib à Walvis-bay


    Laetitia
    Et si je te demandais, comme ça, ce que ça t'évoque le « salut de Dieu » ?

    Valérie
    Le « salut de Dieu » ? Bah, je ne sais pas si je dois le dire mais écrit de cette façon, je visualise Dieu qui me dirait salut en me faisant un petit coucou de la main !

    Laetitia
    Comme s'il te faisait signe ?

    Valérie
    Oui, quelque chose de très familier...

    Laetitia
    Comme si Dieu s'adressait à toi personnellement ?

    Valérie
    Oui, mais dit comme ça, pour le coup, ça m’impressionne... Dieu s'adressant à... moi ?
    Rien qu'à imaginer son regard, soudain, tout s'efface autour de moi, tout et tous.
    Comme téléportée, me voilà seule, debout dans le désert.
    Je réalise que son regard a la puissance, le pouvoir de faire ça, effacer tout le reste et m'emmener loin. Et seule au milieu de nulle part (dans l'image que je visualise), je peux voir et entendre que c'est en effet à moi que Dieu adresse son salut. Il faut cette solitude-là.

    Laetitia
    Tu sais, c'est pour ça que régulièrement, j'aime bien faire l'expérience d'un temps de solitude, pour prendre un temps de cœur à cœur avec Dieu, pour me sentir vivante sous son regard. C'est ce que m'évoque le « salut de Dieu ».

    Valérie
    Voir le « salut de Dieu », mais aussi voir les « ravins comblés », les « montagnes et collines abaissées », les « chemins aplanis »... J'avais décidément une vision bien différente du temps de l'Avent...genre, la fête approche et voilà, c’est chouette !

    Laetitia
    Mais avant de voir tout ça, le chemin d’apprentissage continue. Tu te rappelles ? Dieu qui nous prend par la main..?
    Et là, je sens que Dieu m'invite à faire comme Jean et a partager autour de moi ce qu'Il nous promet par la venue de l'Enfant-Dieu dans nos vies.

    Valérie
    De mon côté, après le chaos des textes de dimanche dernier, j'ai juste envie de savourer un peu ce regard de Dieu posé sur moi, ce salut qu'il me tend, dans la solitude d'un désert où il n'y aurait plus que Lui et moi.

    Valérie et Laetitia
    Et vous ? Où en êtes-vous aujourd’hui ? Dans l'écoute de la « voix de celui qui crie dans le désert » ou dans l'élan de celui qui va de l'avant, et qui, au détour d'un sentier enfin devenu droit, pourrait bien être l'un de ces vivants qui « verra le salut de Dieu » ?


    Valérie et Laetitia

  • Premier dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 21,25-28.34-36 « Votre rédemption approche »

    En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.
    Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

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    Valérie
    Mince, je croyais que le temps de L'Avent était un temps joyeux, un temps de fête ! Dans cet Évangile, il n'est question que de désastre, de « nations affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots », d' « hommes [qui] mourront de peur dans l'attente de ce qui doit arriver », de mise en garde. C'est limite glauque. Certes, ça me fait penser à l'état du monde aujourd’hui, mais on est dans l'attente de quoi finalement ?

    Laetitia
    Moi je lis : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. »
    C'est comme si Dieu nous prenait par la main, de dimanche en dimanche, pour nous aider à comprendre ce qui se passe à Noël. Au premier dimanche, on n'est pas encore prêt.

    Valérie
    D'où l'idée de rester éveillé(e)s et de prier ? Mais pour être prêt à quoi ? C'est pas acquis que Noël est une fête !?

    Laetitia
    Dans ce texte du premier dimanche de l'Avent, il nous est déjà annoncé le retour du Christ à la fin des temps. C'est comme si on grillait toutes les étapes alors que Jésus n'est pas encore né, enfin, selon le calendrier liturgique.

    Valérie
    Donc avant d'avancer vers la fête, on prend d'abord la mesure de la gravité de ce qui va advenir. C'est ça ?

    Laetitia
    Oui ! On ne se précipite pas vers la fête, on y va lentement, dans une lente progression. Les dimanches suivant, les textes d’Évangile vont nous inviter à nous préparer intérieurement à nous émerveiller de la naissance d'un bébé qui n'est rien moins que le fils de Dieu.

    Valérie
    Ça me ramène à ce qu'a vécu ma fille cette année. Elle a eu à intégrer la mort de sa grand-mère – ma maman – tout en se préparant à donner la vie. D'une certaine façon, elle a fait l'expérience de cette vérité là : « Quand on donne la vie, on donne la mort. » Les deux sont intimement liés.
    C'est comme s'il fallait consentir à la fin, l'accepter, pour pouvoir s'émerveiller du début...

    Laetitia et Valérie
    Et vous, chacun, chacune, qu'auriez-vous à accepter aujourd’hui dans vos vies ?
    Quel poids, quelle lourdeur à déposer en Lui, avant de cheminer plus léger, légère, vers l'émerveillement ? Le temps serait-il à un peu plus de lenteur ?

    Laetitia et Valérie