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Fêtes et temps - Page 2

  • Carême 2017

    « Oh ce regard, je ne l'oublierai jamais ! »

    2017-03-01-enfant-réfugié.jpgConnaissez-vous ce chant de Noël Colombier que je chantais en aumônerie de collège lorsque j'étais adolescent ?
    Ce chant parle de l'amour de Jésus qui se cristallise dans son regard.
    Un regard qui aime, qui espère.
    Un regard d'infini respect posé sur les êtres, sur la création.
    J'aime ce chant ! En boucle, il m'arrive encore aujourd'hui de le chanter avec une sœur de notre Communion Béthanie : https://www.youtube.com/watch?v=YYqSclWXB9s

    Dans ma chair, je viens de vivre ces paroles :
    Dimanche 19 février à 16h., je suis dans le TGV Paris-Montpellier.
    Je viens de vivre une rencontre lumineuse et tellement profonde avec notre conseil.
    À peine arrivé dans le train, je me rends aux toilettes.
    Toutes les toilettes sont fermées. J'attends patiemment le contrôleur. Il arrive et déverrouille les portes...
    J'entre... Un enfant est là, assis, caché, apeuré.
    Oh, ce regard, je ne l'oublierai jamais ! Oh ce regard, je ne l'oublierai jamais !
    Il me fait comprendre qu'il est malade, il ne parle pas français.
    Le contrôleur est encore là. Il appelle un collègue.
    Très vite, nous comprenons que cet enfant est un jeune migrant qui a réussi à se cacher là.
    Il est admirablement pris en charge par le personnel de la SNCF. Il descendra en gare de Valence... Je ne le reverrai plus.

    Petit, ton regard ne me quittera pas durant ce carême 2017 et bien au-delà.
    Au cours de ce temps de grâce, souvent, je prierai : « Seigneur, je suis l'aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir »

    Notre Communion Béthanie n'a pas vocation à entrer dans les débats partisans ou idéologiques.
    En France, dans les mois qui viennent, chacun(e) se positionnera selon sa conscience, selon sa réflexion.

    Ceci-dit, nous n'accepterons jamais, au nom de l'Évangile de Jésus, un modèle de société qui exclurait l'autre.
    Avec moi, voulez-vous laisser le message du pape François, pour le carême 2017, faire son chemin en vous ?

    « ... Ouvrir la porte de notre cœur à l'autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas... Ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l'aimer, surtout lorsqu'elle est faible... »


    C'est un ami de notre Communion Béthanie qui nous accompagnera pendant ces dimanches de carême, jusqu'aux fêtes pascales.
    À travers lui, j'exprime ma vive gratitude à tous nos ami(es) qui prient avec nous et pour nous.

    Saint carême 2017 à chacun(e) !

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

  • Vœux 2017 : une communion colibris...!!

    Conte du colibri

    2017-01-01-Colibri.jpgCela se passe dans la forêt amazonienne. Dans cette forêt, l’on voit des arbres à perte de vue, mais en regardant un peu mieux, on aperçoit un arbre plus grand et plus haut que tous les autres.

    Cet arbre, il a des branches qui disent : « Venez à moi, peuple des oiseaux ! Venez à moi, je vous accueille ».

    Et tout ce petit monde piaille, joue, discute … vie en harmonie.

    Mais un jour, arrive un grand malheur, l’arbre prend feu, les oiseaux impuissants s’élèvent dans le ciel contemplant leur arbre partir en fumée.

    À travers la fumée, ils distinguent un petit oiseau qui va à la rivière prendre une goutte d’eau dans son bec et la déposer sur l’arbre. Il retourne à la rivière prendre une goutte d’eau dans son bec et la jette sur l’arbre et retourne encore à la rivière inlassablement, prend une goutte d’eau dans son bec et la dépose sur l’arbre.

    Et ce petit oiseau, c’est colibri. Vous savez, ce petit oiseau multicolore avec un long bec pour sucer le nectar des fleurs.

    « Mais colibri, que fais-tu ? Viens ! Cela ne sert à rien, viens rejoins-nous ! »

    « Je fais ma part, je fais ma part, je fais ma part de travail pour éteindre le feu ! »

    « Et vous aussi, vous aussi venez faire votre part, faire votre part ! Votre part de travail pour éteindre le feu. »

    Les oiseaux se regardent, perplexes. Et dans un même élan, ils s’élancent vers la rivière, prennent une goutte d’eau dans leur bec et la déposent sur l’arbre, puis retournent à la rivière prendre une goutte d’eau dans leur bec et la jettent sur l’arbre et retourne encore à la rivière, inlassablement prennent une goutte d’eau dans leur bec et la déposent sur l’arbre.

    Et ces millions de gouttes d’eau forment une pluie si fine et si dense que le feu finit par s’éteindre.

    Depuis ce jour, l’arbre reverdi, l’harmonie est revenue en son sein et chacun a gardé en mémoire qu’il doit faire sa part.

    Conté par Claire Dumesnil (Tarn).



    2017-01-01-Jean-Michel.jpgLe feu de la haine, de la violence, de la guerre...
    Le feu des jugements sans appel, du mépris...
    Le feu des paroles dures, des paroles de condamnation...
    Le feu du non-respect des personnes de « notre peuple homosensibles, transgenres » sur le continent africain, dans les ex-pays de l'Europe de l'Est...
    Le feu des chemins sans horizon de tant de femmes, d'hommes, de jeunes, d'enfants jetés sur les routes...
    Le feu de la traite des humains, des enfants...

    Et notre petite Communion Béthanie?
    Frère Roger de Taizé a beau nous redire depuis le balcon du Ciel : « Rien n'est plus responsable que de prier »
    Que faisons-nous ? Que pouvons-nous faire ?

    « Je fais ma part, je fais ma part de travail pour éteindre le feu »
    Une Communion colibris, envoyée les mains vides, le cœur ouvert à la vulnérabilité de la rencontre.
    Une Communion qui accueille, chaque jour davantage la fragilité, la petitesse de notre Dieu.
    Sans doute, faut-il se détacher de cette idée de la toute-puissance malsaine de Dieu.
    Sans doute faut-il prier avec Maître Eckhart : « Seigneur-Jésus, débarrasse-moi de Dieu » Autrement-dit, débarrasse-moi des fausses images de Dieu, des caricatures de Dieu.
    Découvrir en Jésus le Christ, un Dieu pleinement solidaire de l'histoire humaine, jeté sur les chemins ardus de l'humanité.
    « Jésus-Christ nous a délivré de Dieu » disait Maurice Zundel.
    Jésus le Christ nous donne à contempler un Dieu colibris.
    Un colibri qui, par sa croix, a éteint le feu de la haine, un colibri qui, au matin de Pâques, a répandu le doux feu de l'Amour qui ne meurt jamais.

    Il nous murmure : « Je fais ma part... Et toi ? »

    Appel et engagement de notre Communion Béthanie, de ses ami(es) au seuil de cette année nouvelle 2017.
    Appel à vivre la charité en actes et en vérité.
    « L'évangile est pétri de ce soin du minuscule, car le minuscule n'est jamais dérisoire » sœur Véronique Margron op.
    Un jeune ami musulman me disait ces jours derniers : « La charité c'est le regard de Dieu vers les hommes au travers du regard des hommes »

    À vous petits colibris !, paisible année 2017, car comme l'écrit le poète : « On peut écraser une fleur, on ne peut empêcher le printemps de refleurir »

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie.

  • Noël 2016

    Les personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-12-25-Noël.jpgIl est né le divin enfant !
    Noël 2016 est là, à notre porte.
    Réjouissons-nous de cette naissance où un Sauveur nous a été donné.

    Oui, Dieu est avec nous, il nous a donné son fils unique pour nous sauver de nos empêchements inconscients.
    Il y a plus de deux mille ans, tu es venu pauvre parmi les pauvres ; il n'y avait pas d'autre endroit qu'une mangeoire dans une étable pour t'accueillir entre le bœuf, l'âne et l'agneau et les bergers autour.
    Quel acte de Foi de Marie et de Joseph qui ont fait confiance à Dieu, pour que tu naisses ainsi, Jésus !
    Oui ta Naissance est une vraie initiation à ton Amour Infiniment Bon.
    Naître pour connaître (co-naître) ta Miséricorde.
    Naître et que cela ait du sens.
    Naître du nouveau et pas de l'ancien.
    Famille de migrants d'hier.

    Comment accueillons-nous les migrants d'aujourd'hui qui fuient la guerre, la famine et l'insécurité, dans l'Espérance de trouver un avenir meilleur...ailleurs ?
    Comment nos pays matériellement riches sont-ils incapables d'accueillir la pauvreté de ceux et celles qui ont tout perdu et qui espèrent en une humanité plus charitable ?
    Comment accueillir la pauvreté extérieure de nos sœurs et frères en souffrance, quand nous n'arrivons pas à accueillir nos propres souffrances intérieures ?

    Dans ta Miséricorde déposée au plus profond de nos entrailles, tu nous enseignes Seigneur, ton Amour Charité.
    Dans ta Tendresse déposée au plus profond de nos cœurs, tu nous enseignes, Seigneur, ta Douceur.
    Oui c'est bien toi ce nouveau né qui nous apprend que c'est à l'heure la plus sombre de la nuit que pointe la Lumière de l'aube.
    Toi qui as assumé toute notre condition d'être humain, sauf le péché, tu nous enseignes que tout ce qui n'est pas assumé ne peut être sauvé.
    Oui tu es notre cadeau du ciel sur la terre, c'est Noël !
    Oui quand je peux voir que chaque jour est un cadeau qui s'appelle un présent, alors je peux me réjouir en Toi et être un-e artisan-e de ta Paix et éclairer de ta Lumière nos sœurs et nos frères qui restent bien souvent par ignorance et inconscience dans la nuit et leurs ennuies (en-nuit).

    Il est né le Divin enfant !
    Noël 2016 est là, à notre porte, dès à présent !
    Réjouissons-nous, dansons, chantons, un Sauveur nous est donné !

    Votre sœur Loan.

     

     

  • 4ème dimanche de l’Avent, le 18 décembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-12-18-La-crèche.jpgJoseph veillait... et il pleurait. Son cœur était en larmes... comment avait-elle pu ? Il l'aimait tant, sa Marie, son amour, sa princesse. Elle si douce, elle si belle, elle si pure ! Comme un ruisseau d'eau claire au milieu du désert, et elle l'avait choisi ! Du moins le croyait-il, jusqu'à cette terrible révélation. Un enfant... celui d'un autre, un plus jeune, un plus beau... Seigneur, il était donc aveugle ! Aveugle et naïf : comment avait-il pu croire qu'elle pourrait l'aimer, lui...

    Joseph réfléchissait... et il se tourmentait. Il pensait être un homme juste, toute sa vie il avait respecté la Loi, mais que faire, que faire cette fois ? La dénoncer ? Ce serait pour elle la répudiation publique, la honte et le rejet de tous... Non, non, il ne pouvait pas faire ça. Mais si ! C'était la Loi, elle était coupable ! Non, non, elle en mourrait, et son enfant aussi, il n'y était pour rien... et lui, Joseph, en périrait de chagrin... En secret, oui en secret. Que personne ne sache. Demain, il inventerait un prétexte pour tout annuler. Oui, c'est le mieux... et il resterait seul, sans elle, sans son amour qu'il n'avait pas su garder, seul avec sa tristesse. La fatigue et la peine l'accablaient, et il s'endormait... Demain, oui demain... demain...

    Joseph dormait... et il rêvait. « Ne crains pas... N'ai pas peur... » Il travaillait dans son atelier, affairé à poncer un petit morceau de bois : un hochet pour le bébé, comme il serait beau une fois peint ! Le bébé ? Mais non il n'y aurait pas de bébé ! Fini, terminé ! « Ne crains pas... N'ai pas peur ! » Marie était assise au bord du lit, donnant le sein à l'enfant blotti au creux de ses bras. Il les contemplait tous deux, son cœur débordant de tendresse. Non ! Pas mon fils, pas mon fils ! Pas mon fils... « Ne crains pas ! N'ai pas peur ! » Joseph était debout en haut d'une montagne, et devant lui se tenait un homme (ou était-ce une femme ?) tout en blanc, souriant et resplendissant de lumière. Il lui parlait, et chacune de ses paroles résonnait d'un son cristallin, comme une musique céleste. « Joseph, ne crains pas : Marie t'aime, elle a besoin de toi. Son enfant vient de Dieu, il a besoin de toi. Joseph, n'ai pas peur ! Car Dieu l'a choisie, et il t'a choisi toi aussi ! Ne crains pas ! Ne crains pas... »

    Joseph s'éveillait... et il était en paix. Il ouvrit les yeux, et regarda le ciel. Les étoiles aux cieux étincelaient par milliers. Une brise légère soufflait sur la terrasse. Il se sentait paisible, il se sentait heureux. Joseph se leva, bien qu'il fît encore nuit, et descendit dans son atelier. Dans la réserve il choisit soigneusement un petit morceau de bois, et le cala sur son établi. Puis il prit ses outils, et se mit à l'ouvrage : comme il serait beau, une fois peint !

    Isabelle (la musicienne)

     

  • 3ème dimanche de l’Avent, le 11 décembre 2016

    Les personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-11-27-Avent-1.jpg« Es-tu celui qui doit venir ? » (Mt 11, 3)

    « Confiance, Il t'appelle... ! »

    « Ose répondre à ta vocation particulière, unique....
    Unique tu es à ses yeux. Tel que tu es, là où tu en es aujourd'hui, avec tes richesses et tes pauvretés Il a besoin de toi.
    Si tu L'accueille et t'accueille ; tes failles, vulnérabilités...comme tes talents, charismes...peuvent porter du fruit.
    « Car, lorsque je suis faible, c'est alors que suis fort », nous dit Paul. (2 Cor 12, 7-10) et « Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi », nous dit un chant.
    Alors, Va....
    Va ton chemin...à la suite d'Abraham et de tous les migrants, pèlerins de la terre. Quitte ton pays, tes certitudes, tes peurs...(Tes oignons d’Égypte... !), et met-toi en route, poursuit ou reprend le chemin qui est le tien...à découvrir en marchant...avec confiance et discernement, sachant que tu as le droit à l’erreur, aux tâtonnements, aux chemins de traverse, aux détours...voir aux impasses ! Car quelque soit le terrain le grain est semé. N'oublie pas, sa Miséricorde (Tendresse, délicatesse...) est infinie et inconditionnelle. Si tu ne crois plus en toi, Lui croit en toi.
    Confiance, Il t'attend.
    C'est Lui qui a fait le premier pas vers toi, en s'incarnant. Alors en ce 3ème dimanche de l'Avent, il est encore temps de te mettre, ou remettre en route. L'important ce n'est pas le but (L'idéal, la perfection...), c'est d'être « En Chemin »...et sur ce chemin ce qui est grave, ce n'est pas de tomber, mais de refuser la main tendue des sœurs et frères en humanité, pour se relever (rebondir, « résilier »...) et reprendre la route à ton rythme...Offrir le petit pas d'aujourd'hui, demain est un autre jour.
    « Jamais totalement en règle », dans la norme..., mais toujours en chemin.
    Viens et Va...
    Comme Jean Baptiste peut-être t'appelle-t-Il sur des chemins où personne n'est jamais allé...aux « périphéries »... « vers ce visage laid, défiguré... ».
    « Ayons le courage de notre vocation ».
    « Ayons le soin du « minuscule », car le minuscule n'est jamais dérisoire... »
    Ose risquer ta vie.... « Celui qui veut la sauver la perdra ». « Il met devant toi la Vie et la Mort, choisi la Vie » (Dt 30, 19). Sois sans crainte. « N'ayons pas peur ! ».
    Abandonnés à la Miséricorde du Père et du Fils, au Souffle de l'Esprit, à la tendresse confiante de Marie. Celle qui a osé dire Oui. Tous les quatre nous attendent au pied de la crèche, avec les « exclus » de l'époque, qu'étaient les bergers...mais aussi, merveille des merveilles, avec le bœuf et l'âne !
    Il est venu, Il vient, Il reviendra...

    « Ne doute plus, Va.. »

    Isabelle (La danseuse !)

     

  • 2ème dimanche de l’Avent, le 4 décembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    L’Avent !

    Temps de latence et d’espérance.

    Au creux de l’hiver, les cœurs se recroquevillent sous le frimas ; les corps mettent leur vitalité en sourdine, les hommes cherchent la lumière, éperdument et maladroitement.

    Temps de latence.
    Mais temps de préparatifs, de partage, de ritualisation du même calendrier.
    Comme un rite sacrificiel, comme un passage obligé, comme une convenance sociale.

    Entrons résolument, en vérité dans ce temps de latence, éteignons la lumière, faisons silence et oublions époux, épouses, familles et amis, collègues et voisins, juste ce dimanche.
    Mettons nous en friche, dans l’attente du seigneur, mettons nous en disponibilité….

    Au creux de l’hiver, les cœurs se recroquevillent sous le frimas, pour mieux capter, la lumière véritable

    Temps d’espérance.
    Cette graine qui ne demande qu’à germer, cette terre fertile qui ne demande qu’un peu d’eau, nous l’attendons tel que notre désir la voudrait, tel que nos icônes nous la représente.

    Ouvrons nos cœurs dans la confiance de la graine inconnue, de Dieu vivant qui ne s’enferme pas dans une image.

    Au creux de l’hiver, chassons les fausses images de Dieu pour accueillir Jésus.

    Céline

  • 1er dimanche de l’Avent, le 27 novembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».


    « Veillez, vous ne connaissez pas le jour où le maître viendra ». Matthieu 24

    Le Seigneur nous apprend à être dans une attente confiante de sa Présence discrète et réelle, signe de sa venue parmi nous.

    Le Seigneur nous apprend à être patient-e, nous qui si souvent faisons preuve d'impatience dans nos vies, lorsque cela ne se passe pas comme nous le voulons.

    Le Seigneur nous apprend à rester dans la Foi quand tout semble perdu.

    Le Seigneur nous apprend à aimer et à pardonner lorsque l'envie de faire du mal nous submerge.

    Le Seigneur nous apprend à croire au soleil même quand il pleut, à croire en l’Amour même quand nous ne le voyons plus, à croire en DIEU même quand il se tait.

    Oui, continuons à veiller et croire en sa venue, même contre toute attente, car c'est bien dans l'abandon à sa Présence si douce et forte à la foi(s), que nous trouvons l'abondance dans la VIE.

    Votre sœur Loan

  • Message du frère prieur pour la Saint Jean-Baptiste 2016

    « Toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, en présence du Seigneur, et tu prépareras ses chemins » Luc 1, 76.


    Voici la fête de Saint Jean le Baptiste.
    Voici le seuil de cet été 2016.

    2016-06-24-Saint-Jean-Baptiste.jpgAvant la dispersion estivale, je suis heureux de venir à votre rencontre.
    Au fil des jours de cet été, nous prierons ensemble.
    En effet, notre désir est de vivre notre quotidien, éclairé de l'intérieur par Jésus le Christ. C'est le sens de ce monachisme intériorisé qui devient, peu à peu, le cœur de notre appel de vie.
    Nous souhaitons demeurer proche de celles et ceux qui traversent une épreuve.
    Et combien d'épreuves, de haine, de violence... en notre monde.
    Là, Jésus le Christ semble nous dire : « Quand tu serais au plus dur de l'épreuve, je me tiens sous ton désespoir... Et je suis aussi aux profondeurs de l'espérance »
    Dans l'élan de Jean, nous souhaitons marcher devant, en présence du Seigneur.
    Allez au-devant...
    Se tourner vers les autres, tous les autres : Interpellation toujours nouvelle.
    En Communion Béthanie, devenir, peu à peu, sœur, frère : de plus en plus désarmé et donc un peu désarmant!




    2016-06-24-Carmel-de-Mazille.jpgNotre retraite se vivra dans quelques jours au Carmel de la Paix.
    Elle aura pour thème : « Communion Béthanie : terre de silence et de miséricorde »
    Merci à Marie-Laure, Bernard, frère Émile de Taizé qui nous accompagneront. Ce dernier viendra nous parler de notre Frère Roger+ de Taizé : homme de silence et de miséricorde. Ce frère aîné nous inspire tant dans notre appel de vie.
    Pendant ces jours nous aurons la joie de vivre la célébration d'accueil de Laetitia, de Thierry et le vœu de charité (engagement définitif) de Loan.

    Cet été, notre Communion est heureuse de s'unir à la joie de nos ami-e-s de Devenir Un en Christ.
    Ils fêteront, à Lourdes, du 4 au 8 août les 30 ans de leur existence.
    Anne-Marie, notre sœur nous représentera.
    C'est l'occasion pour nous de leur exprimer notre vive gratitude.
    Quel beau chemin, quelle belle fécondité!
    Action de grâce, joie de vivre avec eux une réelle et constructive fraternité, dans le respect de nos charismes propres.

    Pèlerinages, rassemblements vont aussi ponctuer cet été 2016.
    Mais aussi, mon amie personne transgenre qui, chaque jour, va se rendre dans l'obscurité de la petite chapelle de son quartier.
    Elle a tellement peur du regard des autres... Mais chaque après-midi (vers 15h!), dans le secret, elle s'expose sous le Regard de Jésus sans craindre aucun jugement.
    Là est, me semble-t-il, le cœur de l'Eglise.
    Non pas dans ce qui se voit, mais dans l'amour caché, en acte.
    Dans sa vulnérabilité, cette personne marche devant, en présence du Seigneur, et prépare ses chemins.
    Prophète du Très-Haut, dans l'élan de Jean le Baptiste!

    « La vie n'a d'autre couleur, selon Dieu, que d'être créativité sans cesse nouvelle, relation de route... Allégresse des marcheurs au souffle du Dieu des pauvres! » P. Florin Callerand
    « ... Dieu ne nous demande pas ce que nous fûmes, il n'est touché que de ce que nous sommes. » Bienheureux Jean-Joseph Lataste

    Paisible été à chacune, à chacun de vous!

    Proximité de votre frère,
    Jean-Michel+ prieur de la Communion Béthanie

     

  • Carême 2016, Pâque, 27 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La Résurrection et La Pentecôte

     

    La Croix ne sera pas le dernier mot, la liberté de l’Esprit s’attestera dans la Résurrection, mais la Résurrection sera une confidence faites aux intimes et non pas une proclamation au grand jour. Jésus n’ira pas confondre ses ennemis en se montrant à eux dans un défi qui les tuerait, c’est dans une confidence à ses intimes qu’il apparaîtra comme vainqueur de la mort sous une forme d’homme libre, puisque ses manifestations s’adapteront à chacun selon ce qu’elles veulent signifier pour chacun. D’ailleurs, les disciples ne sauront que faire de cette Résurrection…jusqu’à ce que , consumés par le feu de la Pentecôte, ils reçoivent ce baptême qui les intériorise et les amène à reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes, Jésus étant intérieur à l’homme. La résurrection concerne notre vie d’aujourd’hui et chacun de nous est appelé, avec une urgence infinie, à ressusciter. Si Dieu n’est pas pour nous la respiration de la liberté et de l’amour, alors il n’est pas intéressant. Il ne l’est que s’Il apparaît vraiment au cœur de la vie comme une source qui ne cesse de la renouveler en en faisant une aventure infinie.

     

    Seigneur Père, merci pour ton Esprit qui a relevé ton Fils d’entre les morts. La Vie l’a définitivement emporté sur la mort. Donnes moi la grâce de vivre en ressuscité chaque jour, moi qui suis ta fille, ton fils, et qui veut marcher sur les pas du Christ vainqueur.

  • Carême 2016, 6ème dimanche, 20 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    Il faut sauver Dieu

    Parce que la Passion de Jésus-Christ révèle dans le temps l’éternelle passion de Dieu pour l’homme, Dieu sera éternellement crucifié tant qu’il y aura un seul être, une seule créature qui dira non. Il n’y a pas de partialité en Dieu. Dieu n’est pas une mère qui discerne entre ses enfants ; chaque créature est l’objet d’une tendresse infinie et, tant qu’il y en aura une seule qui ne sera pas engrangée dans les moissons éternelles, Dieu sera crucifié. C’est cela l’Enfer, l’Enfer de Dieu, l’Enfer dans la lumière de la Croix, l’Enfer auquel nous condamnons Dieu et dont il faut absolument le délivrer. C’est la seule façon d’entendre l’appel de la Croix. Il ne s’agit pas d’un sacrifice offert à un Moloch par un innocent traqué et abandonné, il s’agit de cette innocence du Dieu révélé en Jésus. Il s’agit de la Passion d’un Dieu qui est mère, infiniment plus que toutes les mères, et dont la justice maternelle comporte cette substitution de l’innocence infinie à la culpabilité illimitée. Et si cela est vrai, il faut absolument renverser toutes les perspectives : ce n’est pas nous, c’est Dieu qu’il faut sauver. Il faut sauver Dieu de nous-mêmes, comme il faut sauver la musique de notre bruit, la vérité de nos fanatismes et l’amour de notre possession. La Croix est finalement la cicatrisation de toutes les blessures que Dieu n’a pas cessé d’endurer au cours de l’Histoire, puisque tous les maux et les catastrophes qui ont affecté l’Univers, la Vie et l’humanité, ont été autant de blessures dans le Cœur de Dieu.

     

    Seigneur Jésus, Toi qui as consenti à te laisser blesser, merci de venir habiter ma grande blessure. Donnes moi la grâce de m’abandonner en Toi dans la confiance, Toi qui connaît le poids des jours et la dureté du chemin…