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Fêtes et temps - Page 2

  • Noël 2016

    Les personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-12-25-Noël.jpgIl est né le divin enfant !
    Noël 2016 est là, à notre porte.
    Réjouissons-nous de cette naissance où un Sauveur nous a été donné.

    Oui, Dieu est avec nous, il nous a donné son fils unique pour nous sauver de nos empêchements inconscients.
    Il y a plus de deux mille ans, tu es venu pauvre parmi les pauvres ; il n'y avait pas d'autre endroit qu'une mangeoire dans une étable pour t'accueillir entre le bœuf, l'âne et l'agneau et les bergers autour.
    Quel acte de Foi de Marie et de Joseph qui ont fait confiance à Dieu, pour que tu naisses ainsi, Jésus !
    Oui ta Naissance est une vraie initiation à ton Amour Infiniment Bon.
    Naître pour connaître (co-naître) ta Miséricorde.
    Naître et que cela ait du sens.
    Naître du nouveau et pas de l'ancien.
    Famille de migrants d'hier.

    Comment accueillons-nous les migrants d'aujourd'hui qui fuient la guerre, la famine et l'insécurité, dans l'Espérance de trouver un avenir meilleur...ailleurs ?
    Comment nos pays matériellement riches sont-ils incapables d'accueillir la pauvreté de ceux et celles qui ont tout perdu et qui espèrent en une humanité plus charitable ?
    Comment accueillir la pauvreté extérieure de nos sœurs et frères en souffrance, quand nous n'arrivons pas à accueillir nos propres souffrances intérieures ?

    Dans ta Miséricorde déposée au plus profond de nos entrailles, tu nous enseignes Seigneur, ton Amour Charité.
    Dans ta Tendresse déposée au plus profond de nos cœurs, tu nous enseignes, Seigneur, ta Douceur.
    Oui c'est bien toi ce nouveau né qui nous apprend que c'est à l'heure la plus sombre de la nuit que pointe la Lumière de l'aube.
    Toi qui as assumé toute notre condition d'être humain, sauf le péché, tu nous enseignes que tout ce qui n'est pas assumé ne peut être sauvé.
    Oui tu es notre cadeau du ciel sur la terre, c'est Noël !
    Oui quand je peux voir que chaque jour est un cadeau qui s'appelle un présent, alors je peux me réjouir en Toi et être un-e artisan-e de ta Paix et éclairer de ta Lumière nos sœurs et nos frères qui restent bien souvent par ignorance et inconscience dans la nuit et leurs ennuies (en-nuit).

    Il est né le Divin enfant !
    Noël 2016 est là, à notre porte, dès à présent !
    Réjouissons-nous, dansons, chantons, un Sauveur nous est donné !

    Votre sœur Loan.

     

     

  • 4ème dimanche de l’Avent, le 18 décembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-12-18-La-crèche.jpgJoseph veillait... et il pleurait. Son cœur était en larmes... comment avait-elle pu ? Il l'aimait tant, sa Marie, son amour, sa princesse. Elle si douce, elle si belle, elle si pure ! Comme un ruisseau d'eau claire au milieu du désert, et elle l'avait choisi ! Du moins le croyait-il, jusqu'à cette terrible révélation. Un enfant... celui d'un autre, un plus jeune, un plus beau... Seigneur, il était donc aveugle ! Aveugle et naïf : comment avait-il pu croire qu'elle pourrait l'aimer, lui...

    Joseph réfléchissait... et il se tourmentait. Il pensait être un homme juste, toute sa vie il avait respecté la Loi, mais que faire, que faire cette fois ? La dénoncer ? Ce serait pour elle la répudiation publique, la honte et le rejet de tous... Non, non, il ne pouvait pas faire ça. Mais si ! C'était la Loi, elle était coupable ! Non, non, elle en mourrait, et son enfant aussi, il n'y était pour rien... et lui, Joseph, en périrait de chagrin... En secret, oui en secret. Que personne ne sache. Demain, il inventerait un prétexte pour tout annuler. Oui, c'est le mieux... et il resterait seul, sans elle, sans son amour qu'il n'avait pas su garder, seul avec sa tristesse. La fatigue et la peine l'accablaient, et il s'endormait... Demain, oui demain... demain...

    Joseph dormait... et il rêvait. « Ne crains pas... N'ai pas peur... » Il travaillait dans son atelier, affairé à poncer un petit morceau de bois : un hochet pour le bébé, comme il serait beau une fois peint ! Le bébé ? Mais non il n'y aurait pas de bébé ! Fini, terminé ! « Ne crains pas... N'ai pas peur ! » Marie était assise au bord du lit, donnant le sein à l'enfant blotti au creux de ses bras. Il les contemplait tous deux, son cœur débordant de tendresse. Non ! Pas mon fils, pas mon fils ! Pas mon fils... « Ne crains pas ! N'ai pas peur ! » Joseph était debout en haut d'une montagne, et devant lui se tenait un homme (ou était-ce une femme ?) tout en blanc, souriant et resplendissant de lumière. Il lui parlait, et chacune de ses paroles résonnait d'un son cristallin, comme une musique céleste. « Joseph, ne crains pas : Marie t'aime, elle a besoin de toi. Son enfant vient de Dieu, il a besoin de toi. Joseph, n'ai pas peur ! Car Dieu l'a choisie, et il t'a choisi toi aussi ! Ne crains pas ! Ne crains pas... »

    Joseph s'éveillait... et il était en paix. Il ouvrit les yeux, et regarda le ciel. Les étoiles aux cieux étincelaient par milliers. Une brise légère soufflait sur la terrasse. Il se sentait paisible, il se sentait heureux. Joseph se leva, bien qu'il fît encore nuit, et descendit dans son atelier. Dans la réserve il choisit soigneusement un petit morceau de bois, et le cala sur son établi. Puis il prit ses outils, et se mit à l'ouvrage : comme il serait beau, une fois peint !

    Isabelle (la musicienne)

     

  • 3ème dimanche de l’Avent, le 11 décembre 2016

    Les personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-11-27-Avent-1.jpg« Es-tu celui qui doit venir ? » (Mt 11, 3)

    « Confiance, Il t'appelle... ! »

    « Ose répondre à ta vocation particulière, unique....
    Unique tu es à ses yeux. Tel que tu es, là où tu en es aujourd'hui, avec tes richesses et tes pauvretés Il a besoin de toi.
    Si tu L'accueille et t'accueille ; tes failles, vulnérabilités...comme tes talents, charismes...peuvent porter du fruit.
    « Car, lorsque je suis faible, c'est alors que suis fort », nous dit Paul. (2 Cor 12, 7-10) et « Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi », nous dit un chant.
    Alors, Va....
    Va ton chemin...à la suite d'Abraham et de tous les migrants, pèlerins de la terre. Quitte ton pays, tes certitudes, tes peurs...(Tes oignons d’Égypte... !), et met-toi en route, poursuit ou reprend le chemin qui est le tien...à découvrir en marchant...avec confiance et discernement, sachant que tu as le droit à l’erreur, aux tâtonnements, aux chemins de traverse, aux détours...voir aux impasses ! Car quelque soit le terrain le grain est semé. N'oublie pas, sa Miséricorde (Tendresse, délicatesse...) est infinie et inconditionnelle. Si tu ne crois plus en toi, Lui croit en toi.
    Confiance, Il t'attend.
    C'est Lui qui a fait le premier pas vers toi, en s'incarnant. Alors en ce 3ème dimanche de l'Avent, il est encore temps de te mettre, ou remettre en route. L'important ce n'est pas le but (L'idéal, la perfection...), c'est d'être « En Chemin »...et sur ce chemin ce qui est grave, ce n'est pas de tomber, mais de refuser la main tendue des sœurs et frères en humanité, pour se relever (rebondir, « résilier »...) et reprendre la route à ton rythme...Offrir le petit pas d'aujourd'hui, demain est un autre jour.
    « Jamais totalement en règle », dans la norme..., mais toujours en chemin.
    Viens et Va...
    Comme Jean Baptiste peut-être t'appelle-t-Il sur des chemins où personne n'est jamais allé...aux « périphéries »... « vers ce visage laid, défiguré... ».
    « Ayons le courage de notre vocation ».
    « Ayons le soin du « minuscule », car le minuscule n'est jamais dérisoire... »
    Ose risquer ta vie.... « Celui qui veut la sauver la perdra ». « Il met devant toi la Vie et la Mort, choisi la Vie » (Dt 30, 19). Sois sans crainte. « N'ayons pas peur ! ».
    Abandonnés à la Miséricorde du Père et du Fils, au Souffle de l'Esprit, à la tendresse confiante de Marie. Celle qui a osé dire Oui. Tous les quatre nous attendent au pied de la crèche, avec les « exclus » de l'époque, qu'étaient les bergers...mais aussi, merveille des merveilles, avec le bœuf et l'âne !
    Il est venu, Il vient, Il reviendra...

    « Ne doute plus, Va.. »

    Isabelle (La danseuse !)

     

  • 2ème dimanche de l’Avent, le 4 décembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    L’Avent !

    Temps de latence et d’espérance.

    Au creux de l’hiver, les cœurs se recroquevillent sous le frimas ; les corps mettent leur vitalité en sourdine, les hommes cherchent la lumière, éperdument et maladroitement.

    Temps de latence.
    Mais temps de préparatifs, de partage, de ritualisation du même calendrier.
    Comme un rite sacrificiel, comme un passage obligé, comme une convenance sociale.

    Entrons résolument, en vérité dans ce temps de latence, éteignons la lumière, faisons silence et oublions époux, épouses, familles et amis, collègues et voisins, juste ce dimanche.
    Mettons nous en friche, dans l’attente du seigneur, mettons nous en disponibilité….

    Au creux de l’hiver, les cœurs se recroquevillent sous le frimas, pour mieux capter, la lumière véritable

    Temps d’espérance.
    Cette graine qui ne demande qu’à germer, cette terre fertile qui ne demande qu’un peu d’eau, nous l’attendons tel que notre désir la voudrait, tel que nos icônes nous la représente.

    Ouvrons nos cœurs dans la confiance de la graine inconnue, de Dieu vivant qui ne s’enferme pas dans une image.

    Au creux de l’hiver, chassons les fausses images de Dieu pour accueillir Jésus.

    Céline

  • 1er dimanche de l’Avent, le 27 novembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».


    « Veillez, vous ne connaissez pas le jour où le maître viendra ». Matthieu 24

    Le Seigneur nous apprend à être dans une attente confiante de sa Présence discrète et réelle, signe de sa venue parmi nous.

    Le Seigneur nous apprend à être patient-e, nous qui si souvent faisons preuve d'impatience dans nos vies, lorsque cela ne se passe pas comme nous le voulons.

    Le Seigneur nous apprend à rester dans la Foi quand tout semble perdu.

    Le Seigneur nous apprend à aimer et à pardonner lorsque l'envie de faire du mal nous submerge.

    Le Seigneur nous apprend à croire au soleil même quand il pleut, à croire en l’Amour même quand nous ne le voyons plus, à croire en DIEU même quand il se tait.

    Oui, continuons à veiller et croire en sa venue, même contre toute attente, car c'est bien dans l'abandon à sa Présence si douce et forte à la foi(s), que nous trouvons l'abondance dans la VIE.

    Votre sœur Loan

  • Message du frère prieur pour la Saint Jean-Baptiste 2016

    « Toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, en présence du Seigneur, et tu prépareras ses chemins » Luc 1, 76.


    Voici la fête de Saint Jean le Baptiste.
    Voici le seuil de cet été 2016.

    2016-06-24-Saint-Jean-Baptiste.jpgAvant la dispersion estivale, je suis heureux de venir à votre rencontre.
    Au fil des jours de cet été, nous prierons ensemble.
    En effet, notre désir est de vivre notre quotidien, éclairé de l'intérieur par Jésus le Christ. C'est le sens de ce monachisme intériorisé qui devient, peu à peu, le cœur de notre appel de vie.
    Nous souhaitons demeurer proche de celles et ceux qui traversent une épreuve.
    Et combien d'épreuves, de haine, de violence... en notre monde.
    Là, Jésus le Christ semble nous dire : « Quand tu serais au plus dur de l'épreuve, je me tiens sous ton désespoir... Et je suis aussi aux profondeurs de l'espérance »
    Dans l'élan de Jean, nous souhaitons marcher devant, en présence du Seigneur.
    Allez au-devant...
    Se tourner vers les autres, tous les autres : Interpellation toujours nouvelle.
    En Communion Béthanie, devenir, peu à peu, sœur, frère : de plus en plus désarmé et donc un peu désarmant!




    2016-06-24-Carmel-de-Mazille.jpgNotre retraite se vivra dans quelques jours au Carmel de la Paix.
    Elle aura pour thème : « Communion Béthanie : terre de silence et de miséricorde »
    Merci à Marie-Laure, Bernard, frère Émile de Taizé qui nous accompagneront. Ce dernier viendra nous parler de notre Frère Roger+ de Taizé : homme de silence et de miséricorde. Ce frère aîné nous inspire tant dans notre appel de vie.
    Pendant ces jours nous aurons la joie de vivre la célébration d'accueil de Laetitia, de Thierry et le vœu de charité (engagement définitif) de Loan.

    Cet été, notre Communion est heureuse de s'unir à la joie de nos ami-e-s de Devenir Un en Christ.
    Ils fêteront, à Lourdes, du 4 au 8 août les 30 ans de leur existence.
    Anne-Marie, notre sœur nous représentera.
    C'est l'occasion pour nous de leur exprimer notre vive gratitude.
    Quel beau chemin, quelle belle fécondité!
    Action de grâce, joie de vivre avec eux une réelle et constructive fraternité, dans le respect de nos charismes propres.

    Pèlerinages, rassemblements vont aussi ponctuer cet été 2016.
    Mais aussi, mon amie personne transgenre qui, chaque jour, va se rendre dans l'obscurité de la petite chapelle de son quartier.
    Elle a tellement peur du regard des autres... Mais chaque après-midi (vers 15h!), dans le secret, elle s'expose sous le Regard de Jésus sans craindre aucun jugement.
    Là est, me semble-t-il, le cœur de l'Eglise.
    Non pas dans ce qui se voit, mais dans l'amour caché, en acte.
    Dans sa vulnérabilité, cette personne marche devant, en présence du Seigneur, et prépare ses chemins.
    Prophète du Très-Haut, dans l'élan de Jean le Baptiste!

    « La vie n'a d'autre couleur, selon Dieu, que d'être créativité sans cesse nouvelle, relation de route... Allégresse des marcheurs au souffle du Dieu des pauvres! » P. Florin Callerand
    « ... Dieu ne nous demande pas ce que nous fûmes, il n'est touché que de ce que nous sommes. » Bienheureux Jean-Joseph Lataste

    Paisible été à chacune, à chacun de vous!

    Proximité de votre frère,
    Jean-Michel+ prieur de la Communion Béthanie

     

  • Carême 2016, Pâque, 27 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    La Résurrection et La Pentecôte

     

    La Croix ne sera pas le dernier mot, la liberté de l’Esprit s’attestera dans la Résurrection, mais la Résurrection sera une confidence faites aux intimes et non pas une proclamation au grand jour. Jésus n’ira pas confondre ses ennemis en se montrant à eux dans un défi qui les tuerait, c’est dans une confidence à ses intimes qu’il apparaîtra comme vainqueur de la mort sous une forme d’homme libre, puisque ses manifestations s’adapteront à chacun selon ce qu’elles veulent signifier pour chacun. D’ailleurs, les disciples ne sauront que faire de cette Résurrection…jusqu’à ce que , consumés par le feu de la Pentecôte, ils reçoivent ce baptême qui les intériorise et les amène à reconnaître Jésus comme intérieur à eux-mêmes, Jésus étant intérieur à l’homme. La résurrection concerne notre vie d’aujourd’hui et chacun de nous est appelé, avec une urgence infinie, à ressusciter. Si Dieu n’est pas pour nous la respiration de la liberté et de l’amour, alors il n’est pas intéressant. Il ne l’est que s’Il apparaît vraiment au cœur de la vie comme une source qui ne cesse de la renouveler en en faisant une aventure infinie.

     

    Seigneur Père, merci pour ton Esprit qui a relevé ton Fils d’entre les morts. La Vie l’a définitivement emporté sur la mort. Donnes moi la grâce de vivre en ressuscité chaque jour, moi qui suis ta fille, ton fils, et qui veut marcher sur les pas du Christ vainqueur.

  • Carême 2016, 6ème dimanche, 20 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    Il faut sauver Dieu

    Parce que la Passion de Jésus-Christ révèle dans le temps l’éternelle passion de Dieu pour l’homme, Dieu sera éternellement crucifié tant qu’il y aura un seul être, une seule créature qui dira non. Il n’y a pas de partialité en Dieu. Dieu n’est pas une mère qui discerne entre ses enfants ; chaque créature est l’objet d’une tendresse infinie et, tant qu’il y en aura une seule qui ne sera pas engrangée dans les moissons éternelles, Dieu sera crucifié. C’est cela l’Enfer, l’Enfer de Dieu, l’Enfer dans la lumière de la Croix, l’Enfer auquel nous condamnons Dieu et dont il faut absolument le délivrer. C’est la seule façon d’entendre l’appel de la Croix. Il ne s’agit pas d’un sacrifice offert à un Moloch par un innocent traqué et abandonné, il s’agit de cette innocence du Dieu révélé en Jésus. Il s’agit de la Passion d’un Dieu qui est mère, infiniment plus que toutes les mères, et dont la justice maternelle comporte cette substitution de l’innocence infinie à la culpabilité illimitée. Et si cela est vrai, il faut absolument renverser toutes les perspectives : ce n’est pas nous, c’est Dieu qu’il faut sauver. Il faut sauver Dieu de nous-mêmes, comme il faut sauver la musique de notre bruit, la vérité de nos fanatismes et l’amour de notre possession. La Croix est finalement la cicatrisation de toutes les blessures que Dieu n’a pas cessé d’endurer au cours de l’Histoire, puisque tous les maux et les catastrophes qui ont affecté l’Univers, la Vie et l’humanité, ont été autant de blessures dans le Cœur de Dieu.

     

    Seigneur Jésus, Toi qui as consenti à te laisser blesser, merci de venir habiter ma grande blessure. Donnes moi la grâce de m’abandonner en Toi dans la confiance, Toi qui connaît le poids des jours et la dureté du chemin…

  • Amie de l’aube - méditation du Carême dans la ville du lundi 14 mars 2016

    La Communion Béthanie vous invite à découvrir la méditation du Carême dans la ville de ce jour proposée par notre prieur. Vous pouvez aussi l'écouter sur le site du Carême dans la ville à la date du lundi 14 mars 2016.


    « Ah ! De grâce, mes frères, quoi que vous ayez fait, quoi que vous fassiez, ne désespérez jamais de la Miséricorde de Dieu. »

    Bienheureux Jean-Joseph Lataste


    Amie de l’aube, jamais je ne t’appellerai « femme adultère ». Je refuse de te coller une étiquette, comme si tu n’étais que cela…
    Tu souffres de cette souffrance qui a pour nom la honte. La honte, tu peux l’avoir traversée une heure, six mois, dix ans, elle laisse une trace indélébile en toi.

    femme adultere.jpgUn lycéen m’a, un jour, fait comprendre cette honte. Comme toi, sa vie intime a été jetée en pâture, comme toi, il a été mis à nu contre son gré. Lui sur les réseaux sociaux, toi dans le temple de Jérusalem, devant un aréopage de religieux.
    Il me disait : « J’ai envie de raser les murs. Non, en fait, j’ai envie de me transformer en mur. » Voilà la honte : emmurer vivant.

    Paralysante. Elle ôte les forces physiques et morales, telle est cette honte : mortifère.
    Un regard bienveillant, délicat, pudique, aucune question qui pourrait te gêner, rien qui concerne ta vie intime, cette discrétion, nous essayons de la vivre au quotidien.

    Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ?

    Dans ta chair vulnérable, tu entends alors la Parole : « Je vais ouvrir ton tombeau et je t’en ferai sortir. Je te ramènerai sur ta terre. La terre de l’innocence retrouvée, la terre de la réconciliation, te voilà enfin au milieu du temple véritable : le cœur de Dieu. Là, tu accueilles la vie, le don inouï de la Miséricorde.

    Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
    Autrement dit, va et désormais crois au pardon sans limite, quoi qu’il arrive…

    Amie de l’aurore, l’aube s’est levée, te voilà passée de la honte à la lumière. Pâque de Jésus-Christ. Car le Christ vivant est aussi le Christ de tes abîmes, et le Christ vivant de tes abîmes est aussi celui de ta résurrection.



    Frère Jean-Michel Dunand,
    prieur de la Communion Béthanie.

     

     

     

  • Carême 2016, 5ème dimanche, 13 mars

    En 1972, Maurice Zundel était appelé au Vatican par Paul 6 pour prêcher la retraite de Carême. Mystique, théologien, Maurice Zundel est un véritable prophète du 20eme siècle. Comme le disait l’abbé Pierre à son sujet : « Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu’un. Par sa personne même on accédait presque naturellement au mystère de Dieu. A l’absolu ». Nous vous invitons à suivre Maurice Zundel, pas à pas, jusqu’à Pâques en cette Année jubilaire de la Miséricorde…

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    L’aboutissement normal de la prière

    La prière consiste, dit-on parfois, à se mettre seul en face de soi-même, mais je ne suis jamais seul ! Tout le ciel est au-dedans de moi, je ne puis m’approcher de moi-même que sur la pointe des pieds, comme disait le poète, précisément parce que je ne suis pas tout seul, parce que tout le Sacré est au-dedans de moi. Tout le sacré est au-dedans de nous et la charité fraternelle se nourrit du sacré. Faire oraison sur la vie, faire oraison sur les autres, c’est le plus sûr moyen, sans violer leur secret, de respecter leur vocation divine ; et c’est le meilleur moyen, sans rien faire que d’exister en état d’agenouillement intérieur, de susciter en eux une vie divine dont ils sont porteurs et qui est leur grandeur et leur joie. Il faut finalement que la prière aboutisse à ce sanctuaire que nous sommes, pour construire cette Eglise vivante qui a son Centre au plus intime de nous-mêmes.

     

    Seigneur, merci pour ta Présence qui s’offre en moi, quoi que je fasse, quoi qu’il arrive. Apprends-moi à habiter mon corps pour t’y retrouver et donne-moi la grâce de T’écouter au cœur du fin silence que tu habites…