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COMMUNION BÉTHANIE - Page 6

  • 4ème dimanche de l’Avent, le 18 décembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-12-18-La-crèche.jpgJoseph veillait... et il pleurait. Son cœur était en larmes... comment avait-elle pu ? Il l'aimait tant, sa Marie, son amour, sa princesse. Elle si douce, elle si belle, elle si pure ! Comme un ruisseau d'eau claire au milieu du désert, et elle l'avait choisi ! Du moins le croyait-il, jusqu'à cette terrible révélation. Un enfant... celui d'un autre, un plus jeune, un plus beau... Seigneur, il était donc aveugle ! Aveugle et naïf : comment avait-il pu croire qu'elle pourrait l'aimer, lui...

    Joseph réfléchissait... et il se tourmentait. Il pensait être un homme juste, toute sa vie il avait respecté la Loi, mais que faire, que faire cette fois ? La dénoncer ? Ce serait pour elle la répudiation publique, la honte et le rejet de tous... Non, non, il ne pouvait pas faire ça. Mais si ! C'était la Loi, elle était coupable ! Non, non, elle en mourrait, et son enfant aussi, il n'y était pour rien... et lui, Joseph, en périrait de chagrin... En secret, oui en secret. Que personne ne sache. Demain, il inventerait un prétexte pour tout annuler. Oui, c'est le mieux... et il resterait seul, sans elle, sans son amour qu'il n'avait pas su garder, seul avec sa tristesse. La fatigue et la peine l'accablaient, et il s'endormait... Demain, oui demain... demain...

    Joseph dormait... et il rêvait. « Ne crains pas... N'ai pas peur... » Il travaillait dans son atelier, affairé à poncer un petit morceau de bois : un hochet pour le bébé, comme il serait beau une fois peint ! Le bébé ? Mais non il n'y aurait pas de bébé ! Fini, terminé ! « Ne crains pas... N'ai pas peur ! » Marie était assise au bord du lit, donnant le sein à l'enfant blotti au creux de ses bras. Il les contemplait tous deux, son cœur débordant de tendresse. Non ! Pas mon fils, pas mon fils ! Pas mon fils... « Ne crains pas ! N'ai pas peur ! » Joseph était debout en haut d'une montagne, et devant lui se tenait un homme (ou était-ce une femme ?) tout en blanc, souriant et resplendissant de lumière. Il lui parlait, et chacune de ses paroles résonnait d'un son cristallin, comme une musique céleste. « Joseph, ne crains pas : Marie t'aime, elle a besoin de toi. Son enfant vient de Dieu, il a besoin de toi. Joseph, n'ai pas peur ! Car Dieu l'a choisie, et il t'a choisi toi aussi ! Ne crains pas ! Ne crains pas... »

    Joseph s'éveillait... et il était en paix. Il ouvrit les yeux, et regarda le ciel. Les étoiles aux cieux étincelaient par milliers. Une brise légère soufflait sur la terrasse. Il se sentait paisible, il se sentait heureux. Joseph se leva, bien qu'il fît encore nuit, et descendit dans son atelier. Dans la réserve il choisit soigneusement un petit morceau de bois, et le cala sur son établi. Puis il prit ses outils, et se mit à l'ouvrage : comme il serait beau, une fois peint !

    Isabelle (la musicienne)

     

  • Pause prière - pause regard du 15 décembre 2016

    Terre de silence et de miséricorde, notre Communion Béthanie souhaite offrir à chaque personne un espace d'intériorité, de méditation, de prière. Notre appel, notre désir : vivre une vie de foi, car... « La foi n'est pas l'aboutissement de nos efforts, elle est un don de Dieu. C'est Dieu qui nous donne jour après jour d'avancer dans nos hésitations vers la confiance en lui. » Frère Roger de Taizé.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    Des épaisseurs des ténèbres

    2016-12-15-le-froid-pennible-de-l'hiver.jpgNotre Dieu, nous te parlons des épaisseurs des ténèbres.
    Il fait nuit et ton peuple se tient gourd dans le froid de l'hiver,
    frottant les mains sans pouvoir se réchauffer.
    Nous portons contre nos reins nos petites fautes,
    petites fautes, petits orgueils, égoïsmes enfilés comme autant de perles amères
    sur le collier de nos vanités.
    Et entendant lancinant le goutte à goutte de nos manquements,
    nous nous disons : « sans doute que Dieu en a plein le dos, à la longue, de nos bêtises ».
    Et Toi, comme un Père aimant, comme une Mère aimante,
    Toi Tu n'en as que plein le cœur, encore et encore,
    de nos histoires, de nos ténèbres,
    et Tu nous tiens dans la sollicitude de tes ailes.
    Viens, dans nos vies, au creux de nos échines déchirées,
    viens, nous t'en prions,
    poser encore et encore en nous la brûlante lumière de ton amour.

    0000 2016-09 Prière.jpgEn ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous sommes en action de grâce pour le don de la prière, tous les chercheurs du vrai visage de Dieu, la quête de la paix intérieure de tant de nos contemporains.

    En ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous te prions pour les habitant de la ville d'Alep, kyrie eleison, la communauté chrétienne du Caire, les chrétiens coptes victimes de la violence, le jeune M. sur son chemin d'éternité, M., C., G., J. et E. ainsi que leur famille, N. et sa famille, M., notre sœur V. et son service d'Eglise, J. et son ministère pastoral, tous les baptisés qui vivent l'évangile dans l'humble quotidien, les pasteurs de toutes les communautés chrétiennes, le pape François, le pape copte Théodore II d'Alexandrie, le patriarche Bartholomée 1er de Constantinople, l'archevêque de Cantorbéry Justin Welby, les patriarches, les évêques, les pasteurs, les prêtres et les diacres, l'unité et la réconciliation dans l'Eglise, la paix, la solidarité, la non-violence active en notre monde.

     

  • 3ème dimanche de l’Avent, le 11 décembre 2016

    Les personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    2016-11-27-Avent-1.jpg« Es-tu celui qui doit venir ? » (Mt 11, 3)

    « Confiance, Il t'appelle... ! »

    « Ose répondre à ta vocation particulière, unique....
    Unique tu es à ses yeux. Tel que tu es, là où tu en es aujourd'hui, avec tes richesses et tes pauvretés Il a besoin de toi.
    Si tu L'accueille et t'accueille ; tes failles, vulnérabilités...comme tes talents, charismes...peuvent porter du fruit.
    « Car, lorsque je suis faible, c'est alors que suis fort », nous dit Paul. (2 Cor 12, 7-10) et « Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi », nous dit un chant.
    Alors, Va....
    Va ton chemin...à la suite d'Abraham et de tous les migrants, pèlerins de la terre. Quitte ton pays, tes certitudes, tes peurs...(Tes oignons d’Égypte... !), et met-toi en route, poursuit ou reprend le chemin qui est le tien...à découvrir en marchant...avec confiance et discernement, sachant que tu as le droit à l’erreur, aux tâtonnements, aux chemins de traverse, aux détours...voir aux impasses ! Car quelque soit le terrain le grain est semé. N'oublie pas, sa Miséricorde (Tendresse, délicatesse...) est infinie et inconditionnelle. Si tu ne crois plus en toi, Lui croit en toi.
    Confiance, Il t'attend.
    C'est Lui qui a fait le premier pas vers toi, en s'incarnant. Alors en ce 3ème dimanche de l'Avent, il est encore temps de te mettre, ou remettre en route. L'important ce n'est pas le but (L'idéal, la perfection...), c'est d'être « En Chemin »...et sur ce chemin ce qui est grave, ce n'est pas de tomber, mais de refuser la main tendue des sœurs et frères en humanité, pour se relever (rebondir, « résilier »...) et reprendre la route à ton rythme...Offrir le petit pas d'aujourd'hui, demain est un autre jour.
    « Jamais totalement en règle », dans la norme..., mais toujours en chemin.
    Viens et Va...
    Comme Jean Baptiste peut-être t'appelle-t-Il sur des chemins où personne n'est jamais allé...aux « périphéries »... « vers ce visage laid, défiguré... ».
    « Ayons le courage de notre vocation ».
    « Ayons le soin du « minuscule », car le minuscule n'est jamais dérisoire... »
    Ose risquer ta vie.... « Celui qui veut la sauver la perdra ». « Il met devant toi la Vie et la Mort, choisi la Vie » (Dt 30, 19). Sois sans crainte. « N'ayons pas peur ! ».
    Abandonnés à la Miséricorde du Père et du Fils, au Souffle de l'Esprit, à la tendresse confiante de Marie. Celle qui a osé dire Oui. Tous les quatre nous attendent au pied de la crèche, avec les « exclus » de l'époque, qu'étaient les bergers...mais aussi, merveille des merveilles, avec le bœuf et l'âne !
    Il est venu, Il vient, Il reviendra...

    « Ne doute plus, Va.. »

    Isabelle (La danseuse !)

     

  • Pause prière - pause regard du 8 décembre 2016

    Terre de silence et de miséricorde, notre Communion Béthanie souhaite offrir à chaque personne un espace d'intériorité, de méditation, de prière. Notre appel, notre désir : vivre une vie de foi, car... « La foi n'est pas l'aboutissement de nos efforts, elle est un don de Dieu. C'est Dieu qui nous donne jour après jour d'avancer dans nos hésitations vers la confiance en lui. » Frère Roger de Taizé.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    Comment pourrais-tu ne pas bénir ?

    2016-12-08-Dieu-est-Amour.jpgDieu qui n’es qu’amour,
    comment pourrais-tu ne pas bénir tous ceux qui s’aiment ?

    Bien au-delà des conventions et des morales prêtes à porter,
    tu bénis sans réserve tous ceux dont l’essentiel désir
    est de mettre un autre en vie.
    Et tu te réjouis de tous ceux qui consentent
    à devenir plus vivants par l’amour d’un autre.

    Quand nous critiquons, toi tu regardes avec une bienveillance infinie.
    Quand nous nous nous cachons derrière nos questions, toi tu donnes la parole.
    Quand nous portons un regard suspect, toi tu dis ta confiance.
    Quand nous rejetons avec violence, toi tu cherches à comprendre.
    Quand nous condamnons, toi tu écoutes.
    Et quand nous maudissons, toi tu bénis :
    Tu aimes tous ceux qui s’aiment.

    Dieu qui n'es qu'amour,
    Dieu qui a pris visage d'homme,
    tu te tiens à deux pas,
    - non, tu rejoins - tous ceux qui cherchent à vivre un amour vrai.

    Toi qui n’es qu’amour,
    sans complaisance, tu ouvres pour tous ceux-là
    les chemins inconnus d’une plus profonde humanité
    et d’une bonté qui ne connaît rien de la réserve.

    Au-delà des attentes convenues, tu rends fécond tout amour sincère.
    Et nous te bénissons.

    Raphaël Buyse https://raphaelbuyse.wordpress.com/

     

    0000 2016-09 Prière.jpgEn ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous sommes en action de grâce pour tous les gestes de solidarité, les actes, les paroles de réconciliation, la vie monastique, pour la vie érémitique dans l'Eglise.

    En ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous te prions pour M. et toutes les personnes âgées, les personnes qui vivent en grande solitude, le petit G., R. et sa famille, M.-J. et sa santé, Daniel, en sa fête, nos sœurs, nos frères du Carmel en cette fête de saint Jean de la Croix, L., F., D. et M. ainsi que leurs enfants, les personnes de notre peuple en Afrique et en Russie.

  • Pause méditation du lundi 5 décembre 2016

    Frère Roger est un prophète pour notre temps. Il a centré toute sa vie sur le Christ, au nom duquel il accueillait toute personne, quels que soient ses origines, son passé, son âge, sa religion. Homme de prière, le fondateur de la communauté œcuménique de Taizé n’a cessé d’encourager les hommes à se réconcilier. Son testament spirituel continue de soutenir ceux et celles qui souhaitent développer un monachisme intérieur. Nous vous proposons des paroles et des prières de Frère Roger pour nourrir chaque semaine la vie intérieure à la suite du Dieu Trinité. (Citations tirées du livre « Vivre pour aimer » Ed. Les Presses de Taizé, 2010.)

     

    Frère Roger

     

     

    Dieu de compassion, déconcertés par l’incompréhensible souffrance des innocents, nous prions pour ceux qui connaissent l’épreuve. Inspire le cœur de ceux qui cherchent une paix si indispensable pour toute la famille humaine.

  • 2ème dimanche de l’Avent, le 4 décembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».

    L’Avent !

    Temps de latence et d’espérance.

    Au creux de l’hiver, les cœurs se recroquevillent sous le frimas ; les corps mettent leur vitalité en sourdine, les hommes cherchent la lumière, éperdument et maladroitement.

    Temps de latence.
    Mais temps de préparatifs, de partage, de ritualisation du même calendrier.
    Comme un rite sacrificiel, comme un passage obligé, comme une convenance sociale.

    Entrons résolument, en vérité dans ce temps de latence, éteignons la lumière, faisons silence et oublions époux, épouses, familles et amis, collègues et voisins, juste ce dimanche.
    Mettons nous en friche, dans l’attente du seigneur, mettons nous en disponibilité….

    Au creux de l’hiver, les cœurs se recroquevillent sous le frimas, pour mieux capter, la lumière véritable

    Temps d’espérance.
    Cette graine qui ne demande qu’à germer, cette terre fertile qui ne demande qu’un peu d’eau, nous l’attendons tel que notre désir la voudrait, tel que nos icônes nous la représente.

    Ouvrons nos cœurs dans la confiance de la graine inconnue, de Dieu vivant qui ne s’enferme pas dans une image.

    Au creux de l’hiver, chassons les fausses images de Dieu pour accueillir Jésus.

    Céline

  • Pause prière - pause regard du 1er décembre 2016

    Terre de silence et de miséricorde, notre Communion Béthanie souhaite offrir à chaque personne un espace d'intériorité, de méditation, de prière. Notre appel, notre désir : vivre une vie de foi, car... « La foi n'est pas l'aboutissement de nos efforts, elle est un don de Dieu. C'est Dieu qui nous donne jour après jour d'avancer dans nos hésitations vers la confiance en lui. » Frère Roger de Taizé.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    La danse de la vie

    2016-12-01-Danse.jpgS'il y a beaucoup de saintes gens qui n'aiment pas danser,
    Il y a beaucoup de saints qui ont eu besoin de danser,
    Tant ils étaient heureux de vivre :
    Sainte Thérèse d'Avila avec ses castagnettes,
    Saint Jean de la Croix avec un Enfant Jésus dans les bras,
    Et Saint François, devant le pape.

    Si nous étions contents de vous, Seigneur,
    Nous ne pourrions pas résister
    À ce besoin de danser qui déferle sur le monde,
    Et nous arriverions à deviner
    Quelle danse il vous plaît de nous faire danser
    En épousant les pas de votre Providence.

    Car je pense que vous en avez peut-être assez
    Des gens qui, toujours, parlent de vous servir
    Avec des airs de capitaines,
    De vous connaître avec des airs de professeurs,
    De vous atteindre avec des règles de sport,
    De vous aimer comme on s'aime dans un vieux ménage.

    Un jour où vous aviez un peu envie d'autre chose,
    Vous avez inventé Saint François,
    Et vous en avez fait votre jongleur.
    À nous de nous laisser inventer
    Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous.

    Faites-nous vivre notre vie,
    Non comme un jeu d'échecs où tout est calculé,
    Non comme un match où tout est difficile,
    Non comme un théorème qui nous casse la tête,
    Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle,
    Comme un bal, comme une danse,
    Entre les bras de votre grâce,
    Dans la musique universelle de l'amour.
    Seigneur, venez nous inviter.

    Madeleine Delbrêl

    0000 2016-09 Prière.jpgEn ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous sommes en action de grâce avec la famille spirituelle du bienheureux Charles de Jésus, pour notre week-end retraite au Cénacle de Versailles avec sœur Véronique Margron, pour nos frères M. et B., pour notre sœur B.et pour le culte télévisé sur France 2, pour la rencontre de notre frère prieur à Rouen, pour la communauté de la Roche d'Or.

    En ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous te prions pour nos sœurs et frères séropositifs VIH, les soignants, les chercheurs en cette journée mondiale de lutte contre le SIDA, A.-M., petite sœur I., nos sœurs moniales, nos sœurs ermites, C. et sa santé, le petit G., D. sur son chemin d'éternité et sa famille, Y., le groupe Shams et leur rencontre à Paris ce samedi 3 décembre, V., O., G., notre ami François-Xavier, en sa fête, A. et sa famille, notre frère Nicolas en sa fête.

  • Les pépites de notre retraite chez les sœurs du Cénacle à Versailles les 27-28 novembre 2016

    2016-11-27-Senacle-à-Versailles.jpgUne maison chaleureuse, un parc aux couleurs flamboyantes, pour la retraite d’automne de la Communion Béthanie, nous avons une nouvelle fois eu la joie d’être accueillis à Versailles chez les sœurs du Cénacle.


    Nous étions une cinquantaine de retraitants, frères et sœurs et amis de la Communion venant de toute la France et de la Suisse.

    « Incarner la miséricorde »

    Pour cette édition 2016, Véronique Margron, dominicaine et théologienne, est venue nous offrir des paroles fortes sur le thème de la miséricorde. Une belle manière de prolonger l’élan initié par le pape François durant l’année jubilaire.

    « Mon Dieu ma miséricorde ! Que vont devenir les pécheurs ? ».
    Évoquant les mots de Saint Dominique, notre sœur Véronique a développé une stimulante réflexion sur le sens même du mot « miséricorde » chez le fondateur de l’ordre des dominicains. L’invocation en forme de cri de St Dominique remonte des entrailles bouleversées de celui qui voit la misère de l’autre. Cette façon d’ « avoir la misère à cœur » ne se réduit pas à de l’émotionnel. L’élan miséricordieux devra se traduire dans un agir. « Ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mathieu 25, 45). Mais attention, pour Dominique l’agir miséricordieux ne se réduit pas au FAIRE, à une liste de « bonnes œuvres » à exécuter par devoir. Cet agir est avant tout une manière d’ETRE au monde. Cette qualité de présence à moi-même, à Dieu et aux autres devient force de transformation. Recevoir de Jésus Christ sa façon d’être au monde fait de moi un co-créateur de miséricorde que mon corps de chair et d’Esprit pourra discrètement mais sûrement diffuser…

    La miséricorde est « puissance du minuscule »

    « Qu’est-ce que je peux y faire ? »
    Nous faisons tous l’expérience amère de nous retrouver impuissants face au trafic du monde. Sœur Véronique nous invite à recevoir la miséricorde comme une force, mais comme une puissance qui se déploiera dans l’humble ordinaire de notre quotidien. C’est la force du geste, du regard, de la parole, le minuscule qui porte fruit, comme la graine dans la terre. Il n’y a rien de dérisoire dans cet ordinaire puisque Jésus Christ, lui-même, l’a épousé.

    7 manières de dire la miséricorde

    2016-11-27-Véronique-Margron.jpgPoussant encore plus profond sa réflexion, Véronique Margron nous a invité à ré- entendre les paroles que Jésus prononce sur la Croix. Ce passage de la passion illustre bien comment le Christ, recevant la miséricorde de son Père, la redonne à la multitude des hommes, jusqu’à l’extrême de sa vie. Les 7 paroles du Christ en Croix commentées par Véronique sont de véritables « pépites spirituelles ». Ne pouvant tout restituer, en voici trois illustrations :

    « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc, 23.34)
    Alors que Jésus fait face à ses bourreaux, il remet à un autre, son Père, la question du pardon. Ce qui nous paraît souvent impossible, pardonner, est laissé à Dieu. Comme le dit sœur Véronique « A nous l’art du possible, à Dieu l’art de l’impossible ». Jésus, en adressant son « Pardonnes leur » rejoint toutes nos impossibilités de pardonner. Cette parole est aussi éminemment créatrice de miséricorde car elle ouvre un avenir aux bourreaux.

    « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15.34)
    Dans ce cri du Fils, il y a tous nos cris quand nous vivons la désolation, l’effondrement, la douleur abyssale. Jésus, vivant totalement la condition humaine vient habiter notre désolation. « Il ne nous sauve pas DU malheur. Il nous sauve DANS le malheur, y habitant avec nous. » Prends ton grabat-désolation et marches ! C’est encore la force créatrice de la miséricorde.

    « J’ai soif ! » (Jean 19.28)
    Jésus, celui qui est l’eau vive, a soif ! Et Il ne peut étancher sa soif lui-même, lui qui est l’eau vive des autres ! Lui, la miséricorde faite chair, nous implore car il n’est pas Dieu sans nous. Cette parole de Jésus fait de nous des co-acteurs de la miséricorde.

    Durant ce weekend, au cœur de l’eucharistie du premier dimanche de l’Avent, nous avons eu la joie de célébrer l’accueil en Communion Béthanie de notre frère M. Nous avons aussi accompagné notre frère B. dans son entrée dans le temps de Nazareth.

    En toute fraternité,
    Votre sœur Béatrice.

     

  • Pause méditation du lundi 28 novembre 2016

    Frère Roger est un prophète pour notre temps. Il a centré toute sa vie sur le Christ, au nom duquel il accueillait toute personne, quels que soient ses origines, son passé, son âge, sa religion. Homme de prière, le fondateur de la communauté œcuménique de Taizé n’a cessé d’encourager les hommes à se réconcilier. Son testament spirituel continue de soutenir ceux et celles qui souhaitent développer un monachisme intérieur. Nous vous proposons des paroles et des prières de Frère Roger pour nourrir chaque semaine la vie intérieure à la suite du Dieu Trinité. (Citations tirées du livre « Vivre pour aimer » Ed. Les Presses de Taizé, 2010.)

     

    Frère Roger

     

     

    Une paix sur la terre se prépare dans la mesure où chacun ose s’interroger : suis-je disposé à chercher une paix intérieure, prêt à avancer avec désintéressement ? Même démuni, puis-je être ferment de confiance là où je vis, avec une compréhension pour les autres qui s’élargira toujours davantage ?

  • 1er dimanche de l’Avent, le 27 novembre 2016

    2016-11-27-Avent-1.jpgLes personnes transgenres, parce qu'elles sont un don de Dieu souvent mésestimé par l'Eglise, représentent la « pupille » de nos yeux !
    Ce sont nos sœurs et amies transgenres qui vont nous accompagner pendant le temps de l'Avent dans les méditations du dimanche. Ouvrons nos cœurs à leurs perceptions de notre monde appelé à se transformer à « son image et sa ressemblance ».


    « Veillez, vous ne connaissez pas le jour où le maître viendra ». Matthieu 24

    Le Seigneur nous apprend à être dans une attente confiante de sa Présence discrète et réelle, signe de sa venue parmi nous.

    Le Seigneur nous apprend à être patient-e, nous qui si souvent faisons preuve d'impatience dans nos vies, lorsque cela ne se passe pas comme nous le voulons.

    Le Seigneur nous apprend à rester dans la Foi quand tout semble perdu.

    Le Seigneur nous apprend à aimer et à pardonner lorsque l'envie de faire du mal nous submerge.

    Le Seigneur nous apprend à croire au soleil même quand il pleut, à croire en l’Amour même quand nous ne le voyons plus, à croire en DIEU même quand il se tait.

    Oui, continuons à veiller et croire en sa venue, même contre toute attente, car c'est bien dans l'abandon à sa Présence si douce et forte à la foi(s), que nous trouvons l'abondance dans la VIE.

    Votre sœur Loan