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COMMUNION BÉTHANIE - Page 3

  • Pause méditation du 8 octobre 2018

    Et le verbe se fait chair.
    Comment cela s'incarne-t-il dans mon esprit, mon âme et mon corps ?
    Comment je laisse l'Esprit Saint habiter : la nature de mes pensées, la nature de mes sentiments et la nature de mes énergies dans mon corps ?


    Abbaye de Silvacane
    2018-10-08-Silvacane.jpgIl les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains...
    Mc 10.12

    Mon corps, ma chair…
    lieu de rencontre, de relations vraies, d’union, de communion profonde, intime, de bénédictions,
    ou
    lieu d’incompréhension, de divisions, de rejet, d’abus, de malédictions ?

    Dans l’Évangile, Jésus très souvent rencontre l’autre, le guéri, à travers son corps : par un simple regard, un simple toucher.

    Et moi, suis-je suffisamment disponible pour me laisser toucher physiquement, affectivement, spirituellement, et ainsi guérir mon cœur de pierre ?

    Comme l’enfant, suis-je prêt•e à me laisser toucher, embrasser et ainsi accueillir la bénédiction de Jésus, ou la transmettre physiquement aux autres, aux prochain•e•s ?

    Mystère de l’Incarnation…


    Isabelle M.

  • Pause prière - pause regard du 4 octobre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Prière d’un malheureux qui se sent défaillir et répand sa plainte devant l’Eternel.
    Psaume 102

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    moine pivote.jpgOn pense ne pas savoir prier.

    C’est dans le fond sans importance, car Dieu entend nos soupirs, connaît nos silences.

    Le silence est le tout de la prière et Dieu nous parle dans un souffle de silence, il nous atteint dans cette part de solitude intérieure qu’aucun être humain ne peut combler.
    Frère Roger Schutz de Taizé

     

    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    saint François d'Assise
    Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en grande humilité.

    Seigneur, devant toi : les plus de 830 personnes décédées après le séisme en Indonésie, les personnes qui viennent en aide aux victimes, le sillon lumineux de saint François d'Assise dans notre monde, dans nos Églises, notre désir de te servir en humus, en humour, en humanité, la famille franciscaine, nos sœurs clarisses, nos frères franciscains, capucins, nos sœurs franciscaines, les fraternités séculières franciscaines, la fécondité spirituelle du synode sur les jeunes, le foi, le discernement vocationnel, à Rome, le pape François, en sa fête, F., M., F., B., D., L., sa santé, C., C., N., J., le projet "un nouvel orgue pour le temple Maguelone" à Montpellier.

     

  • Pause méditation du 1er octobre 2018

    Les premiers lundis du mois, nous entrerons dans la poésie de notre frère Philippe.
    Les autres lundis, nous continuerons sur le thème « Et le verbe se fait chair. »

    2018-05-07-Poésie.jpg


    -2-

    Prends le temps de te poser ...
    reprends ton souffle,
    lentement, profondément ...

    Pour laisser à nouveau le champ libre
    au mystérieux Courant auquel tu dois la vie,
    ne t’arrête à rien, ne t’étonne de rien,
    d’aucun trouble, d’aucune fatigue, d'aucune colère,
    d’aucune souffrance, d’aucun découragement ...

    Laisse peu à peu tomber tes peurs, ton mal,
     tes doutes, ta tristesse, ton fardeau ...

    Tout cela, nomme-le, traverse-le,
    et puis lâche-le, va plus loin,
    descends en toi plus loin encore ...
    Alors, au cœur du Silence qui s’est fait peu à peu,
    laisse remonter du plus profond de toi
    un cri et des larmes d’enfant ...

    C’est alors que tu t’ouvres enfin,
    pour accueillir ce que tu désires au fond le plus :
    être aimé, rassuré, consolé ...
    Ainsi, à chaque inspiration,
    va sans cesse de naissance en naissance,
    pour aimer et consoler tes semblables ...



    Philippe.

  • Pause prière - pause regard du 27 septembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    [Jésus] était un jour quelque part en prière. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples. »
    Luc 11, 1.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    2018-09-27-Notre-Père.jpgNotre Père et notre Mère,
    qui es dans la rue,
    dans notre vie quotidienne,
    partout dans nos luttes,
    Que ton nom et ton message soient reconnus,
    Que justice soit faite !

    Que le partage soit vécu
    Comme Tu nous l'as montré
    Que tous les exploités d'ici et d’ailleurs
    Aient du pain,
    Que tous les opprimés vivent dans la dignité

    Donne-nous la force de continuer
    Ce que tu as commencé
    Montre-nous à construire une société nouvelle
    Dans laquelle les femmes et les hommes
    vivent de nouveaux rapports sociaux.

    Délivre-nous de notre suffisance
    Et de toute notre soif de pouvoir.
    Que nos mains continuent la pratique de Jésus
    Dans les gestes de partage et de solidarité
    Que le regard de Jésus nous aide
    à dépasser nos frontières !

    Donne-nous le courage de résister à l'attrait
    De l'argent et de tout privilège.
    Donne-nous la force de résister à la société de consommation
    Et à ses fausses sécurités.
    Arme-nous d'une sécurité à toute épreuve.

    Amen !

    Auteur inconnu, "Le mot du jour " Site CoopBelsud

     

    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    ton regard qui est tourné vers les jeunes du monde entier,
    les jeunes qui prennent en main leur vie, avec courage,
    les jeunes qui aspirent aux choses les plus belles et les plus profondes,
    les jeunes dont le cœur est ouvert aux grands rêves,
    les jeunes attentifs au bien des autres... (louange inspirée de la prière du pape François pour le synode 2018).

    Seigneur, devant toi : la fécondité du synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel (du 3 au 27 octobre à Rome), frère Aloïs, nos frères de la communauté de Taizé, sœur N., père B., sœur M.-C. et sa santé, D., M., M. et sa santé, F., C. sur son chemin d'éternité, les fraternités séculières Jean-Joseph Lataste, J., M. et sa santé, J., D., E., A.

  • Pause méditation du 24 septembre 2018

    Et le verbe se fait chair.
    Comment cela s'incarne-t-il dans mon esprit, mon âme et mon corps ?
    Comment je laisse l'Esprit Saint habiter : la nature de mes pensées, la nature de mes sentiments et la nature de mes énergies dans mon corps ?


    Abbaye de Silvacane
    2018-09-24-Silvacane.jpgTout bouge, tout évolue ;
    La pluie remplace le soleil ;
    Le vent couche les hautes herbes qui ont progressé durant l’été ;
    Le froid et les longues nuits s’installent progressivement ;
    Le cycle des saisons se poursuit mais le climat se réchauffe.

    Tout bouge ; tout évolue ; des êtres chers disparaissent et leur départ bouscule nos certitudes ;
    Des personnes lgbt continuent de se faire tabasser voire tuer ; et leur douleur ou celle de leur proche n’a d’égale que notre surprise aujourd’hui et en France.

    Tout bouge, tout évolue, inexorablement.
    et Françoise n'est plus là ;

    Jésus aide nous à rester sensible au présent qui change ; à le vivre sans nous en inquiéter ; à aimer sans délai ; à rester comme des lampes allumées.
    Tout bouge, tout évolue…
    Sauf ton amour inconditionnel et constant.

    Céline W.

  • Pause prière - pause regard du 20 septembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Alors, le SEIGNEUR Dieu dépêcha une plante qui grandit au-dessus de Jonas de sorte qu’il y avait de l’ombre sur sa tête pour le tirer de sa mauvaise passe. Cette plante causa une grande joie à Jonas.
    Jonas 4, 6

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    2018-09-20-Va-avec-la-force-que-tu-as.jpgMon frère, écoute-moi. C'est vrai, tu te sens bien impuissant. Tu es fatigué de tout et surtout de toi-même. Mais, souviens-toi, quelque part dans le vieux Livre, il est écrit : « Va avec la force que tu as : n'est-ce pas Dieu qui t'envoie ? » (Juges 6, 14).

    Tu n'as que la force que tu as. Mais va quand même. Cette force t'est donnée par Celui qui met en mouvement le soleil et les autres étoiles. Elle doit te suffire. Elle te suffira.

    Il te faut apprendre à être pauvre et à marcher avec peu. Il te faut croire avec peu de foi, espérer avec peu d'espérance et aimer avec peu d'amour.

    La plante doit apprendre à pousser là où elle a été semée, et avec ce qu'elle a. Elle ne choisit pas le terrain mais elle l'utilise. Certes, c'est vrai, elle ne peut pas changer le monde, mais la plus humble pâquerette peut fleurir son arpent de terre.

    Prépare ta journée de demain comme si c'était la dernière que tu aies à vivre sous ce soleil. Alors elle sera peut-être la première d'une vie nouvelle.

    Tu as peu de possibilités, certes, mais elles te suffisent. Pose ta pierre, ainsi tu contraindras Dieu à construire la maison.

    Sème ta graine, Dieu devra bien la faire pousser. Panse le blessé, il faudra bien que Dieu le guérisse.

    Alors, un jour, un jour bientôt peut-être, la porte entr'ouverte de ta maison laissera passer tant de silence qu'il recouvrira les amertumes du jour, tant de lumière qu'elle envahira les ombres et les tristesses, et tant d'amour qu'il n'y aura plus ni cri, ni clameur, ni souffrance.

    Alain Houziaux


    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour la présence de ton Église dans les lieux les plus pauvres, le témoignage humble et fécond de tant de chrétiens auprès des personnes les plus fragiles, la communauté de l'Arche de Jean Vanier, la communauté des Salésiens de Don Bosco, au service, en particulier, des jeunes en échec scolaire, les communautés religieuses, qui, au fil des siècles, ont été et sont aujourd'hui encore, "Église, hôpital de campagne", les personnes qui prennent soin de leur prochain.

    Seigneur, devant toi : P. sur son chemin d'éternité et ses proches, P., A. et A.-L., I., C. et sa famille, D., M. et sa santé, un pasteur confié à notre prière, V., M.-L., C., K., A. et sa famille, D. et sa famille, une personne victime de pédophilie confiée à notre prière, l'Église catholique qui, à travers le monde, vit un véritable tsunami.

     

  • Pause méditation du 17 septembre 2018

    Et le verbe se fait chair.
    Comment cela s'incarne-t-il dans mon esprit, mon âme et mon corps ?
    Comment je laisse l'Esprit Saint habiter : la nature de mes pensées, la nature de mes sentiments et la nature de mes énergies dans mon corps ?


    2018-09-17-Silvacane.jpgHumblement, dans le silence de mon cœur... je me donne à toi mon Seigneur !

    Oui c'est bien dans le silence de mon cœur, qui au départ n'est que brouhaha, que petit à petit cela se pose en moi et que je peux enfin faire la pause.

    Oui c'est bien dans le silence de mon cœur que, peu à peu, je peux percevoir ce doux murmure de ta voix qui m'apaise en profondeur.

    Oui c'est bien dans le silence de mon cœur, qui se réjouit de ta Présence infiniment douce, que je peux faire l'expérience de ta Tendresse Infiniment bonne.

    Humblement, pour un jour à la foi(s)... j'apprends à te rester fidèle du mieux que je peux, car tu connais bien ma pauvreté, Seigneur.


    Votre sœur Loan.

  • Pause prière - pause regard du 13 septembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    [Les disciples d’Emmaüs] se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Écritures ? »
    Luc 24, 32

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

    2018-09-13-feu.jpgBéni sois-tu, Esprit,
    De chuchoter à tout homme
    Qu'il est le bien-aimé de Dieu.

    Il y a ceux que tes feux dévorent,
    Ceux que tu couves sous la cendre,
    Ceux qui gémissent vers toi,
    Comme des branches incendiées,
    Ceux qui protègent entre leurs mains
    Une modeste lueur,
    Ceux qui se souviennent
    De ton étincelle, jadis,
    Et ceux qui l'ont oubliée ;
    Ceux que tu éclaires
    Et ceux qui s'enfument,
    Ceux qui n'ont plus d'âtre,
    Ceux qui ont le cœur en loques,
    Et dans la tête un grand abîme.

    Mais il n'en est pas un, ô Esprit,
    À qui, au travers de la nuit,
    Tu n'aies dit la Nouvelle,
    Et ne sache son âme façonnée
    Par ton amoureuse éternité.

    France Quéré


    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    l'appel à vivre ton Évangile au cœur de notre monde,
    l'appel à être proche des personnes les plus fragiles,
    l'appel à être des ambassadeurs de ta réconciliation,
    l'appel « à prier pour apprendre à aimer toujours plus ».

    Seigneur, devant toi : notre amie F. sur son chemin d'éternité ainsi que ses enfants et sa famille, R. en sa fête, A. et sa santé et son épouse, M. la mère de C. notre sœur, C., E., W., M.-T. et J.P en leur 50 ans de mariage, V., I., les personnes en recherche d'emploi, les détenus, les aumôniers de maisons d'arrêt, les personnes qui portent l'Évangile en prison, N. notre frère, J.-C., sœur M.-S., sœur A., frère G.



     

  • Message de rentrée de la Communion Béthanie (septembre 2018)

    Les lignes qui suivent sont un témoignage, par nature limité et subjectif, qui ne saurait rendre compte de la réalité objective ni des propos exacts qui y sont rapportés et que j'espère ne pas avoir déformés.


    2018-09-09-fête Lataste-e.jpgUn matin froid et brumeux se lève sur la campagne bisontine. Nous sommes le 1er septembre. Et c'est là, au cœur du petit couvent des Dominicaines de Béthanie que va se vivre une de ces journées profondes qui ne laissent personne indifférent.
    Les sœurs et leurs amis ont parsemé les abords des routes alentours de panneaux annonçant la « fête Lataste » ! Car c'est avec ses filles à lui que nous avons rendez-vous aujourd'hui : le père Jean-Joseph Lataste. Avec ses filles et ceux qui vivent de son charisme : les Fraternités de Béthanie surtout.
    Ce matin, c'est aussi notre Communion, pour laquelle il est une source vive, qui frappe avec moi à la porte du couvent. Je me présente, accueilli par le sourire radieux des sœurs qui vous réchauffe en quelques secondes. Nous serons nombreux à franchir cette porte aujourd'hui.

    Arrivé parmi les premiers, je prends le temps d'une visite à la tombe du père Lataste. Beauté saisissante d'une rencontre silencieuse dans l'écrin de cette chapelle blanche, épurée mais habitée. Salutation simple, comme à un ami, le cœur gonflé de tous les visages qui m'accompagnent.

    La journée, dense, s'écoulera ensuite paisiblement.
    Ce sera d'abord la conférence de sœur Anne Lécu : « La dignité retrouvée ». Bouleversante d'humanité et de justesse. Où l'on (re)découvre combien la dignité propre à chaque femme, chaque homme, créé à la ressemblance de Dieu, ne peut JAMAIS être endommagée. Nul ne peut abîmer, de quelque façon que ce soit, l'image de Dieu en nous. La sœur Anne nous parle des détenus, auprès desquels elle travaille, de la honte, des victimes, des coupables et du pardon. Celui-ci est bien différent de la Miséricorde. Il ne s'exige pas, il se donne, gratuitement, sans calcul et seulement lorsque l'on est prêt. Aucun angélisme dans ses propos : s'il s'agit bien de restaurer le coupable et la victime, il ne s'agit ni d'excuser, ni d'oublier. Elle me touche particulièrement lorsqu'elle évoque le Yom Kippour, le « Grand Pardon » de nos frères Juifs. Lors de cette fête, l'une des plus importante du calendrier hébraïque, la communauté rassemblée demande pardon pour tous les péchés, y compris ceux qui n'ont pas été commis par ses membres (meurtres, guerres...). Car il y a une dimension collective de la réconciliation. Le travail de Vérité qu'une personne peut faire, participe au Salut de tous. Nous avons une responsabilité vis à vis de la communauté (Béthanie, l’Église ou la communauté humaine dans son ensemble) qu'il s'agit de ne pas prendre à la légère.
    Puis sœur Anne nous découvre « l'ardente patience de Dieu ». Je note cette notion essentielle dans son propos : le Seigneur attend de nous faire grâce. C'est Lui, le premier qui attend, patient, comme le fait une femme enceinte. Et TOUS sont appelés au Salut. Dieu attends les 100 brebis, et pas seulement celle qui s'est égarée.
    En nous tournant vers le Christ en croix, comme le père Lataste l'avait proposé à Mère Henri-Dominique, nous comprenons mieux : nous voyons à ses pieds Marie et Madeleine, la Sainte et la Pécheresse. Tout est dit là.
    Et si nous levons les yeux nous voyons Jésus, la Victime par excellence, mais aussi le coupable aux yeux des hommes qui l'ont condamné. Il rejoint chacun, là où il est, victime et coupable, pour partager leur sort.

    2018-09-09-fête Lataste-a .jpgAprès un temps de questions posées à l'intervenante, nous nous retrouvons pour un pique-nique à la « ferme », sous le soleil enfin revenu ! Échanges conviviaux, simplicité et quiétude. Un jeune homme est là, qui joue quelques morceaux d'accordéon. Un vrai repas champêtre !

    L'après-midi est consacré à différents ateliers autours de thématiques chères au père Lataste : l'Adoration, la Parole de Dieu, le Pardon et la réconciliation. Chacun est libre d'y participer ou pas.

    L’Adoration est introduite avec les mots même de Jean-Joseph Lataste sur l'Eucharistie. Il s'agit d'un rendez-vous entre deux amis... « Comme un ami qu'on ne peut pas voir encore à cause de l'obscurité de la nuit mais dont on tient déjà la main ». Il nous appelle à nous exposer au Seigneur, comme Lui-même s'expose à nous. Le reste se vit sans mots, à l'intérieur.

    2018-09-09-fête Lataste-d.jpgA proximité du couvent, après le cimetière où reposent les premières sœurs de Béthanie, une promenade conduit à travers un petit bois jusqu’à la grotte de Madeleine. Je me laisse surprendre par la quiétude des lieux. Au bords du Doubs, en pleine nature. Cette femme, la Pécheresse pardonnée est agenouillée, contemplant le ciel par un trou dans la grotte où descend le soleil... « Laissez-vous surprendre aujourd'hui par la présence de celle qui a tant aimé. Avec elle, livrez-vous à l'Amour » (extrait du texte sur le panneau à l'entrée).

    Une cure de Pardon est également proposée à notre découverte. Rien ne se dit. Une phrase d'introduction est lue à haute voix, invitant « à accueillir les pardons qu'on nous offre, à offrir des pardons que nous hésitons à accorder ». Puis le silence. Durant 15 minutes. Chacun, face à cet appel, le vit dans son intériorité.

    2018-09-09-fête Lataste-c.jpgLa journée s'achève par la Messe en l'honneur du Bienheureux père. Il y a tant de monde que nous sommes placés, pour une partie, dans la chapelle du père Lataste, à un mètre à peine de sa tombe. Instants à part. Intuition d'une présence, d'un envoi aussi.
    La Messe est présidée par Mgr Daucourt et la prédication par le vicaire général du diocèse de Besançon, le père Eric Poinsot.
    « Mes bien chères sœurs » celui-ci commence son homélie avec les mots même de la retraite prêchée par Jean-Joseph Lataste en 1864 aux détenues de Cadillac. Se rend-on vraiment compte de ce qu'il a dit là ? Nous sommes comme poussés dans nos retranchements. Comprenez-vous ?
    La Messe est très belle. Accompagnée par de jeunes musiciens et notre accordéoniste. Portée par la présence presque palpable du Bienheureux père.

    « Heureux l'apôtre des prisons, témoin du Dieu de clémence (…) Heureux le prêcheur au grand cœur, l'intime de Madeleine, il nous dévoile son secret : aimer beaucoup et sans cesse » (extrait du chant pour la fête du père Lataste).
    Quel meilleur programme que celui-ci ? Aimer beaucoup et sans cesse !
    Le matin même, j'ai cet échange avec une postulante, à l'accueil, qui m'interroge sur la Communion Béthanie. Elle conclu notre partage avec ces mots : « au fond, nous faisons la même chose que vous, prier pour apprendre à aimer toujours plus ! »

    2018-09-09-fête Lataste-b.jpgQu'il soit donné à chacune et chacun de nous, sœurs, frères, amis, proches... de s'ouvrir toujours plus à l'Amour, de découvrir toujours plus avant ce chemin qui mène aux entrailles de Dieu même.

    Dans cette espérance, belle rentrée à toutes et tous !

    Raphaël, frère de la Communion Béthanie

  • In memoriam – Françoise

    Sachez que vous avez la vie éternelle, vous qui avez la foi au nom du Fils de Dieu.
    1 Jean 5,13 


    2018-09-06b-Vie-éternelle.jpgChers sœurs, frères, ami-es,

    Je viens d'apprendre le décès accidentel de notre amie Françoise (celle que nous appelions la grande Françoise!)

    Françoise est une personne transgenre qui trouvait dans notre Communion Béthanie une petite source où elle venait se désaltérer.
    Je la revois encore il y a quelques semaines lors de notre retraite d'été aux Fontanilles...

    Si je devais dire un mot de Françoise et respecter la discrétion de son parcours, ce mot serait : recherche.
    Françoise, une personne qui cherche Dieu avec toutes les facultés de son être.
    Françoise, une personne fraternelle qui cherche la lumière divine.

    Seigneur, toi qui ouvres les portes que nul ne peut fermer, mène notre amie Françoise sur le chemin de Ta Lumière éternelle.

    Avec vous, dans l'Espérance, votre frère,
    Jean-Michel+, prieur de la Communion Béthanie