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COMMUNION BÉTHANIE - Page 3

  • Pâques 2018, dimanche 1er avril

    Pour ce Carême et Pâques 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Marie et Marthe
    (Jean 12,1-11 et Jean 11,20-27)

    2018-04-01-Marie-et-Marthe.jpgMarie de Béthanie est une disciple de Jésus, qui par son geste osé témoigne au Maître son amour et sa reconnaissance. Elle tient ici le premier rôle, alors qu’au chapitre précédent ce rôle était réservé à Marthe. Comme chez Marc et Matthieu, Jésus se fait l’interprète du geste de Marie en le liant à sa mort imminente.

    Le fait d’oindre ses pieds, et non sa tête comme le voulait la coutume, est surprenant. La quantité de parfum utilisée paraît excessive, comme dans les autres récits. Enfin, il est inconvenant pour une femme de dénouer ses cheveux en public pour essuyer les pieds d’un hôte. Cela dit, comme le relève Jean Zumstein dans son commentaire sur le quatrième évangile, « Marie oint les pieds de Jésus (v. 3) avant que Jésus ne lave ceux de ses disciples (13,2-11) ».

    Judas Iscariote tient ici le rôle de l’opposant. Il se voit doublement discrédité. Tout d’abord, son nom est clairement indiqué, ce n’est plus un groupe anonyme, et Judas est décrit comme « l’un de ses disciples, celui-là même qui allait le livrer ». Tout semble avoir été dit. Et pourtant, le récit insiste : c’est un voleur, qui ne mérite aucune confiance.

    Une opposition très forte se dessine : si Marie incarne ici l’amour de Jésus, Judas, pour sa part, incarne l’amour de l’argent.

    Deux autres personnages jouent un rôle important dans ce récit : Lazare et Jésus. Le début du récit précise que Jésus avait relevé Lazare d’entre les morts. Son retour à la vie est donc bien réel, et sans doute est-ce pour célébrer cet événement que les convives sont rassemblés.

    À ce sujet, n’oublions pas que le retour à la vie de Lazare n’a aucune commune mesure avec la Résurrection du Christ. Lazare devra mourir un jour, alors que Jésus entrera dans la vie de Dieu. Néanmoins, le fait d’avoir rappelé son ami d’entre les morts va conduire Jésus vers la sienne, car les grands prêtres et les pharisiens l’ont décidé ainsi (Jean 11,46-53). Et dans notre passage, ils programment également la mort de Lazare, « puisque c’était à cause de lui qu’un grand nombre de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus » (Jean 12,11).

    Un détail établit symboliquement le contraste entre Lazare et Jésus : le cadavre du premier dégageait une odeur putride, tandis que « Jésus, oint par Marie, diffuse une bonne odeur, une odeur de vie » (Jean Zumstein). Et l’auteur de cette belle formule donne une précision utile : « Ce rite d’ensevelissement anticipé ne vise pourtant pas à masquer l’odeur envahissante de la mort, mais à signaler que cette mort, désormais inéluctable, a une bonne odeur de vie ».

    2018-04-01-Marie-et-Jésus.jpgLe récit de Jean insiste sur l’inattendu. Le geste de Marie est inimaginable, inconvenant, hors de propos. Et pourtant c’est ce geste qui permet à Jésus d’attirer l’attention sur l’enjeu véritable : sa mort imminente. Ce qui paraissait hors de propos se révèle en fait au centre de la réalité vécue. L’excès, l’extravagance attire une réprobation immédiate, mais finalement injustifiée. Jésus accepte l’inimaginable et lui donne sens. La semaine qu’il doit vivre est aussi marquée par un excès – celui du mal qui veut sa mort. Judas n’apprécie pas la bonne odeur, l’odeur de vie. Les grands prêtres non plus.

    L’inattendu de Dieu avait déjà surpris Marthe, la sœur de Marie, au chapitre précédent. Un Jésus qui tarde, un Jésus absent. Lazare a le temps de mourir. Quand Marthe rencontre Jésus, elle est tournée vers le passé : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Alors Jésus évoque le retour à la vie de Lazare. Du coup, Marthe se tourne avec dépit vers ce lointain avenir (celui de la résurrection, au dernier jour). Avec dépit, car c’est une réalité lointaine. Et sa peine est immense, elle a envahi tout son présent. Jésus va donc recentrer son attention sur le présent : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. » Alors c’est la foi de Marthe qui ressuscite, qui reprend vie. Même si une résurrection qui se décline dans le présent dépasse l’imagination.

    « Quand le Christ s’établit au cœur même d’une situation, il amène avec lui la Puissance de la Résurrection. Dans son essence même, la résurrection est inattendue, imprévisible, surprenante. Nous ne sommes pas maîtres de la forme qu’elle prendra, ni du temps où elle se manifestera. Il arrive que nous ne la reconnaissions pas parce que nous attendions autre chose, et nous continuons à attendre, alors qu’elle est déjà là. Il s’agit ici de la résurrection dans notre quotidien » (Simone Pacot).

    Marthe est saisie par une parole incroyable, tout comme sa sœur Marie accomplira un geste inimaginable. C’est ainsi que se présente l’inattendu de Dieu.

    Yvan Bourquin
    Prédicateur laïc dans l’Église protestante du canton de Vaud (Suisse)

  • Carême 2018, Vendredi-Saint, le 30 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Ombre et lumière dans la solitude du désert

    Moïse dit à l’Éternel : « Si tu ne marches pas en personne avec nous, ne nous fais pas partir d’ici ! » Il répondit : « Ce que tu viens de dire, je le ferai car tu as rencontré ma faveur et je te connais intimement. » Il dit : « Fais-moi donc voir ta gloire ! » Il répondit : « Je ferai passer toute ma bonté devant toi (…).
    Exode 33, 15.17-19

    Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit: « Maintenant, le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. »
    Jean 13, 31-32

    2018-03-30-Emerveillement.jpgNous sommes en plein désert, après le drame du Veau d’Or, un lieu plus que jamais caractérisé par la solitude sur fond de multiples abandons ou sentiments d’abandon. L’abandon d’un Dieu libérateur par son peuple a entraîné l’abandon de ce peuple par son Dieu. Tout cela parce que le peuple s’était cru lâché : son leader charismatique tardait à redescendre de la montagne où il bénéficiait d’entretiens intimes avec l’Éternel.

    Abandonné par son peuple, Dieu n’est pas lâché par Moïse, mais c’est uniquement parce que ce dernier cherche à le convaincre de revenir sur sa décision. Or malgré sa réponse favorable, une preuve de la bonne foi divine (si j’ose dire) est demandée : « Montre-moi ta Gloire ! » (pour que je sois sûr que tu m’as exaucé). Accordé. Et Moïse verra, lui dit l’Éternel, quelque chose qu’on peut traduire comme sa bonté, sa beauté ou sa splendeur. En hébreu, c’est le mot tov, que l’on trouve au début de la Genèse, quand il est dit que Dieu vit que ce qu’il avait créé était beau, ou bon. Ce mot désigne aussi des richesses, des biens matériels donnés en témoignage de bienveillance, ou de respect.

    Comment ne pas associer cette beauté divine à des cadeaux de la vie reçus en des circonstances très diverses : dans la nature, à l’occasion de telle ou telle manifestation artistique ? Et que dire du privilège de voir un visage illuminé, transfiguré par cette expérience ?

    La compréhension de la gloire divine a changé avec la venue de Jésus. Pour l’auteur de l’évangile de Jean, celles et ceux qui ont connu Jésus ont vu en lui, dans ses paroles et ses actes, dans le destin qu’il assume jusqu’à la mort sur la Croix et la Résurrection, une manifestation de la gloire du Père qui est amour et justice.

    Ce qui n’empêche pas que parfois, souvent, toujours peut-être, une voix en nous exprime un sentiment d’abandon dans ce monde qui nous apparaît être un lieu de laideur, d’horreur et de désolation. Or, ma conviction, c’est qu’il existe, également à l’intérieur de notre être, une autre voix, que l’on peut faire correspondre avec le personnage de Moïse. Laissons-lui une chance de répondre : J’entends tes plaintes, je comprends ta peur du vide : nous sommes des vivants, marqués par la finitude, par notre condition mortelle, par le mal et l’injustice. Malgré tout, je peux témoigner que Celui qui nous donne la vie laisse des traces de sa beauté et de sa bonté partout. Autour de nous et en nous. Ton désir de le connaître, le souvenir ou la nostalgie des moments de grâce, la souffrance de ce qui t’apparaît comme une absence, c’est aussi une marque de Lui en toi.
    Amen

    Jean-Paul Guisan
    Prédication donnée initialement au temple de Champel à Genève le 11 mars 2018 (adaptation)

  • Pause prière - pause regard du 29 mars 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait jeté au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, la pensée de le livrer, sachant que le Père a remis toutes choses entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il va vers Dieu, Jésus se lève de table, dépose son vêtement et prend un linge dont il se ceint. Il verse ensuite de l’eau dans un bassin et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.
    Jean 13, 2-5

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie
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    2018-03-29-lavement-des-pieds.jpgCe soir-là,
    quand le Christ brise le pain,
    verse le vin et se met à genoux
    pour laver les pieds des apôtres,
    il accomplit des gestes prophétiques :
    il ouvre sur une réalité nouvelle,
    il livre le sens de sa vie
    et il la mène jusqu'au bout de la fidélité.

    Il se met à genoux
    afin d'inverser les fondements
    et l'ordre du monde.
    Il donne sa vie
    pour que la Bonne Nouvelle annoncée depuis le commencement,
    continue de résonner dans le cœur des hommes.

    Cette Bonne Nouvelle dit :
    que Dieu ne contrôle pas les hommes,
    mais leur ouvre les bras,
    comme un Père et une Mère,
    que les choses importantes
    se passent dans le secret,
    à l'intérieur, que l'homme
    est plus important que la Loi,
    qu'aucune Loi ne mérite
    qu'on sacrifie un homme,
    que le pardon finit par vaincre toute violence,
    que la miséricorde est la clé du bonheur,
    que la douceur est une béatitude,
    qu'aucun péché ne souille définitivement,
    qu'aucune exclusion n'est justifiée,
    que la grandeur consiste à se courber
    pour être à la hauteur des plus petits,
    que le service est l'unique façon
    d'être grand devant Dieu,
    que Dieu ne demeure
    dans aucune église ni cathédrale
    mais qu'il marche sur la terre des hommes,
    qu'il n'y a pas de pain ni de richesses
    qui ne doivent être partagés !

    Charles Singer


    2017-00-09-Nous-prions.jpgSeigneur, nous te louons pour les artisans de paix, de réconciliation, les femmes, les hommes qui travaillent pour plus de justice, les associations, les communautés qui favorisent le lien social, toutes les personnes qui vivent avec et auprès des plus pauvres, des plus fragiles, le mystère pascal qui brille là où les ténèbres semblent triompher.

    Seigneur, devant toi Mireille Knoll - victime de l'antisémitisme - sur son chemin d'éternité, le Colonel Arnaud Beltrame sur son chemin d'éternité, son épouse et sa famille, Jean Mazières, Christian Mevdes, Hervé Sosna, les victimes de la haine, de la violence partout dans notre monde, les proches, les familles en deuil, T., M., K., S., B., C., C., A., sœur N., sœur N., nos ami(es) du Liban, J., M., nos ami(es) du Canada, les communautés juives qui célèbrent Pessah, les communautés chrétiennes qui célèbrent les fêtes pascales.

  • Carême 2018, 6ème dimanche, 25 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    Un brin de fierté

    Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, près de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est devant vous : dès que vous y entrerez, vous trouverez un ânon attaché que personne n’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu’un vous dit : “Pourquoi faites-vous cela ?” répondez : “Le Seigneur en a besoin et il le renvoie ici tout de suite.” » Ils sont partis et ont trouvé un ânon attaché dehors près d’une porte, dans la rue. Ils le détachent. Quelques-uns de ceux qui se trouvaient là leur dirent : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Eux leur répondirent comme Jésus l’avait dit et on les laissa faire. Ils amènent l’ânon à Jésus ; ils mettent sur lui leurs vêtements et Jésus s’assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur la route et d’autres des feuillages qu’ils coupaient dans la campagne. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Béni soit le règne qui vient, le règne de David notre père ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Et il entra à Jérusalem dans le temple. Après avoir tout regardé autour de lui, comme c’était déjà le soir, il sortit pour se rendre à Béthanie avec les Douze.
    Marc 11, 1-11 (TOB)

    Le lendemain, la grande foule venue à la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem ; ils prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient, le roi d’Israël. » Trouvant un ânon, Jésus s’assit dessus selon qu’il est écrit : Ne crains pas, fille de Sion : voici ton roi qui vient, il est monté sur le petit d’une ânesse. Au premier moment, ses disciples ne comprirent pas ce qui arrivait, mais lorsque Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent que cela avait été écrit à son sujet, et que c’était cela même qu’on avait fait pour lui. Cependant la foule de ceux qui étaient avec lui lorsqu’il avait appelé Lazare hors du tombeau et qu’il l’avait relevé d’entre les morts, lui rendait témoignage. C’était bien, en effet, parce qu’elle avait appris qu’il avait opéré ce signe qu’elle se portait à sa rencontre. Les Pharisiens se dirent alors les uns aux autres : « Vous le voyez, vous n’arriverez à rien : voilà que le monde se met à sa suite ! »
    Jean 12, 12-19


    2018-03-25-anon.jpgLes temps de la honte sont révolus, voilà me semble-t-il le grand enseignement de ce texte.

    Dans une perspective queer, nous ne devons pas seulement lire le texte en cherchant des excuses à ce que nous sommes. Tant que nous sommes dans un monde où dominent l’hétéropatriarcat, la misogynie, l’homophobie, la transphobie, nous, personnes LGBTQI et alliées, pouvons-nous considérer comme destinataires principales de ce texte et des bonnes nouvelles qu’il contient.

    Quelles bonnes nouvelles ?

    1ère bonne nouvelle : Jésus connaît notre chemin : signe que Dieu nous accompagne.
    « Vous trouverez… » « Si l’on vous dit… » prédit-il.
    Jésus sait combien la pression sociale vise à maintenir l’aliénation. Il n’y a qu’à voir l’ânon dont on dit qu’il est « attaché » / « dehors » / « dans la rue ». On pourrait penser que cet ânon n’a aucune importance. Pourtant, la réaction de l’extérieur est surprenante : « qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » (sous-entendu : « cet ânon qui pourrait rester tranquillement là »).

    2ème bonne nouvelle : On peut décourager les Pharisiens à force de persévérance.
    Dans la traduction de Bayard, Jn 12, 19 est ainsi traduit : « vous voyez bien qu’on est perdants, ils s’en vont tous derrière lui ». La fierté des disciples désarme les Pharisiens.
    Cette persévérance doit être nourrie d’amitié comme Jésus qui après son entrée à Jérusalem va à l’écart, à Béthanie, chez ses amis Marthe, Marie et Lazare.

    3ème bonne nouvelle : Nous pouvons entrer dans la fierté révélée par Jésus.
    Les disciples entrent dans Jérusalem aussi. Ils sont fiers. Ils suivent Celui qui donne toute légitimité.
    Plus important encore, cette fierté n’est pas réservée aux Douze. On peut voir en Jn que tous les témoins de la sortie du tombeau (du placard ?) de Lazare savent quelle force de vie se dégage de Jésus.

    4ème bonne nouvelle… question : que devient l’ânon ?
    Jésus a volé l’ânon pour recevoir l’honneur qui lui était dû, et avec lui, dû à celles et ceux qui le suivent. C’est, je crois, un exemple d’auto-organisation pour nos mouvements qui balancent généralement entre deux options. Première option : la fin est dans les moyens. Deuxième option : la fin (recevoir ce qu’on mérite, la fierté) justifie les moyens (voler un âne).

    Jésus a choisi.

    Vous voyez bien qu’on est gagnantes, gagnants.
    Allons-nous-en toutes, tous derrière Jésus.

    Amen.

    François Thollon-Choquet
    Prédication donnée initialement au rendez-vous « Open Kulte » du 18 mars 2018 à Bruxelles.

  • Attentat à Trèbes dans l'Aude du 23 mars 2018

    « Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi »
    Sa Sainteté le Dalaï Lama

     

    2018-03-23-Croix.jpgNotre prière se fait toute proche des victimes, des familles, des proches de l'attentat qui vient de survenir à Trèbes dans l'Aude.

    Notre Communion Béthanie réaffirme son désir de travailler à la paix sociale dans notre pays, la France et bien au-delà.

    Ce matin, Quentin, un lycéen, me disait croire au dialogue du cœur, à la non-violence comme force intérieure.
    Avec lui, avec vous, je fais mienne cette parole du pasteur Martin Luther-King dont nous célébrons cette année le 50ème anniversaire de la mort.
    « La non-violence est la réponse aux cruciales questions politiques et morales de notre temps »

    En entrant dans la grande et Sainte Semaine, accueillons ensemble, la paix de Jésus le Christ.

    « Heureux les artisans de paix... »
    Matthieu 5, 9

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

     

  • La place des personnes homosexuelles dans l'Église

    Le mercredi 21 mars 2018, notre frère prieur Jean-Michel a été invité sur Radio Notre-Dame par le journaliste Maxime Dalle dans le cadre de son émission Ecclesia Magazine.
    Avec Marcel de Devenir Un En Christ, ils ont dialogués sur la place des personnes homosexuelles dans l'Église.

    Nous vous invitons à écouter cet échange : https://radionotredame.net/emissions/ecclesia_magazine/21-03-2018/

    Bien à vous, en Jésus le Christ,
    les sœurs et frères de la Communion Béthanie.

  • Pause prière - pause regard du 22 mars 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    [Jésus] leur dit : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Prenant la parole, Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
    Matthieu 16,15-16

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie
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    2018-03-22-printemps.jpg« T'attendre... Toi, le Dieu Vivant, quand malgré la repentance notre cœur en vient à nous condamner, Tu es là, tellement plus grand que notre cœur, et Tu ne veux jamais la souffrance humaine. Ta présence, ô Dieu, c'est Ta confiance déposée en nous, c'est aussi le pardon. Tu oublies ce qui est en arrière de nous pour que nous nous tournions vers un devenir : être créateurs avec Toi, T'attendre, de jour et de nuit, c'est laisser s'élargir notre cœur au point que, plus l'existence se charge d'années, plus le cœur voudrait brûler dans un même amour : le nôtre et le Tien. Amen. »

    Frère Roger de Taizé (1915-2005) dans le magazine « Prier »

     

     

    2017-00-09-Nous-prions.jpgSeigneur, nous te louons pour
    notre week-end avec les personnes transgenres au monastères des dominicaines de Chalais,
    les rencontres, les partages,
    l'accueil, l'estime des moniales,
    la beauté de la liturgie,
    la prière dans le secret,
    les méditations de notre frère dominicain Grégoire,
    l'atelier corporel proposé par notre sœur Loan,
    la neige, le soleil, la splendeur de ta création.

    Seigneur, devant toi : E. et sa santé, A. son épouse et leur famille, C., C., M., N. et sa famille en deuil, T. et sa santé, sœur A,, nos sœurs dominicaines de Chalais, frère G., S., L., I., C., F., J.-M., N., I., J., X., K., les communautés chrétiennes qui entrent dans les célébrations pascales.

  • Carême 2018, 5ème dimanche, 18 mars

    Pour ce Carême 2018, ce sont des sœurs et des frères des Églises issues de la Réforme qui nous accompagnent.
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    2018-03-18-Parole-au-Cœur.jpgDes jours viennent – oracle du SEIGNEUR – où je conclurai avec la communauté d’Israël – et la communauté de Juda – une nouvelle alliance. Elle sera différente de l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères quand je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte. Eux, ils ont rompu mon alliance ; mais moi, je reste le maître chez eux – oracle du SEIGNEUR. Voici donc l’alliance que je conclurai avec la communauté d’Israël après ces jours-là – oracle du SEIGNEUR : je déposerai mes directives au fond d’eux-mêmes, les inscrivant dans leur être ; je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour moi. Ils ne s’instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : « Apprenez à connaître le SEIGNEUR », car ils me connaîtront tous, petits et grands – oracle du SEIGNEUR. Je pardonne leur crime ; leur faute, je n’en parle plus.

    Jérémie 31, 31-34.

    « Et si la Loi menait à la Parole.. et la Parole au Cœur.. là où le Bien-Aimé nous rafraichit de sa Présence.
    Là où nous sommes rencontrés à l'intime de l'intime,
    au plus risqué de nous-même,
    nous pouvons entendre un Eternel "tu es aimé-e, qui que tu sois, quoi que tu traverses" !

    Oser habiter le cœur, là où est le trésor ! Y demeurer, c'est prêter l'oreille d'abord à ce qui s'y dit,
    plutôt qu'à toute autre autorité aussi sage et "reconnue" soit-elle.

    Car, dans ce cœur à cœur,
    la Parole qui relève est là,
    Dans l'accueil du plus vulnérable est la force,

    La Parole qui enfante est là,
    Dans l'accueil du minuscule nous grandissons,

    La Parole qui donne vie aux textes est là,
    Dans l'accueil de ce qui nous déplace est notre justesse,

    La Parole qui est embrasse tout ce que nous sommes est là,
    dans le silence du cœur.

    "Ils ne s'instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : "Apprenez à connaitre le Seigneur", car ils me connaîtront tous, petits et grands. »

    Brigitte

     

  • Pause prière - pause regard du 15 mars 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.
    Jean 1,1

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie
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    Les mots de la prière

    2018-03-15-Les-mots-de-la-prière.jpgLes mots de la prière sont comme le mobilier des lieux de célébration : ils doivent circuler, servir à d’autres, passer de main en main, de cœur en cœur, ils doivent s’échanger sous le manteau dans un sourire complice, se transmettre avec gourmandise, se chanter assez fort pour passer par-dessus les toits et emprunter une lucarne laissée ouverte pour rejoindre le cœur qui ce soir-là cherchait ses mots pour prier…
    Les mots de la prière n’appartiennent qu’à Celui qui les a soufflés au creux du cœur, il n’y a pas de copyright, de propriété quelconque – ils sont nés pour être libres, exhalés dans un souffle vers le Ciel et du même coup entrer en résonance avec tous les cœurs qui prient et qui espèrent, qui peinent et voudraient croire.
    Chaque âme connaît ses temps de balbutiements, voire de silence lourd, et ses temps de parole. Le peuple des enfants de Dieu doit être ce lieu de résonance infini où les mots germés dans le cœur des uns viennent fleurir dans le cœur d’autres, pour rejoindre, relever, faire grandir, dire une espérance – pour dessiner l’échelle qui monte au cœur du Père (ou Lui permet de descendre jusqu’à nous), pour rapprocher des bras, des mains du Fils – pour élever dans le Souffle infiniment doux de l’Esprit.
    La communion des saints est cet entrelacs de mots et de silences, de paroles et de creux, échangés d’âme à âme, partagés dans une confiance folle ou au milieu des craintes et des doutes, circulation sainte de tout ce qui dit et porte Dieu, pour infuser progressivement dans les cœurs et au sein même de toute l’humanité la lumière promise et offerte par Celui qui nous donne de pouvoir dire « Père… ».
    Théo le catho

    2017-00-09-Nous-prions.jpgSeigneur, nous te louons pour la recherche d'authenticité de nombreux jeunes, la quête spirituelle des jeunes qui se rendent sur la colline de Taizé et dans divers lieux-sources, la générosité des enfants, des jeunes lorsqu'ils se donnent dans des actions caritatives, humanitaires, le dialogue intergénérationnel qui ouvre des horizons de paix, de réconciliation.

    Seigneur, devant toi nos amis, notre frère P., J., G., M., A. et sa famille, sœur N., sœur N., nos sœurs carmélites de saint Joseph, les communautés qui vivent dans le rayonnement de saint Joseph, T., P.-L., Q., M., L., N., J., M. et sa santé, A., notre week-end spirituel avec les personnes transgenres chez nos sœurs dominicaines du monastère de Chalais.

  • Weekend au centre spirituel du Cénacle de Versailles les 2 et 3 juin 2018

    2018-06-02-Weekend-au-centre-spirituel-du-Cénacle-de-Versailles-a.jpgLes premiers pas dans les Exercices Spirituels pour personnes homosexuelles et transgenres et proches « Va où ton cœur te mène » (Qo 11,9)

    Un WE pour s’initier au discernement, repérer les pièges qui nuisent à de bonnes décisions, comprendre que Dieu veut seulement qu’on soit heureux-ses.

    Quand ?                     Du samedi 2 (14h 30) au dimanche 3 (17h) juin 2018

    Où ?                             Centre spirituel du Cénacle à Versailles, 8 avenue de Paris - 78000 Versailles

    Intervenants :           Mme Brigitte Chazel, Communion de Béthanie et Sr Michèle Jeunet, rc

    Pour qui, pourquoi :  Pour des personnes homosexuelles, transgenres, leurs proches, leurs amis-es. Nos vies sont faites de décisions grandes et petites. Mais comment décider de manière à faire gagner la vie ? « Va où ton cœur te mène » Qo 11,9 est une bonne indication. Cela ouvrira à des pistes de discernement et nous libérera des fausses conceptions de la volonté de Dieu.

    Contenu du WE :       Écoute de soi en vue d’une décision, étapes à suivre pour discerner, temps d'échange temps de méditation guidée avec un récit biblique, vidéo : histoire d’Ignace de Loyola, célébration de la Parole en fin de WE

    Télécharger le pdf :  https://www.ndcenacle.org/fichs/17419.pdf

    Pour s'inscrire :         https://www.ndcenacle.org/rubrique?lieu=4&proposition=3610&id=24 Rubrique « s’inscrire » au milieu de la page


    2018-06-02-Weekend-au-centre-spirituel-du-Cénacle-de-Versailles-b.jpgMerci de diffuser largement ce message.

    Sororellement et fraternellement,
    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie.