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COMMUNION BÉTHANIE - Page 4

  • Pause prière - pause regard du 27 décembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Or, pendant que [Marie et Joseph] étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes.
    Luc 2, 6-7.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

     

    2018-12-27-doutes-et-tâtonnements.jpgSeigneur, merci pour nos questions et nos incertitudes,
    pour nos doutes et nos tâtonnements.
    Tu es le Dieu qui se laisse toujours chercher,
    justement parce que toi tu nous as trouvés.
    Tu viens à notre rencontre et tu fais toutes choses nouvelles,
    Aujourd’hui comme hier, lorsque nous en étions aux balbutiements de la foi.
    Chaque jour est une nouvelle naissance, chaque jour un recommencement,
    Pour les grands débutants que nous sommes encore.
    Ne nous laisse pas nous enfermer dans nos habitudes
    ni dans une compréhension figée des choses,
    même si elle nous a nourris un temps.
    Libère-nous des modes de pensée convenus,
    renouvelle notre intelligence, lave notre regard,
    afin que nous discernions le monde nouveau que tu fais advenir.

    Katelle Berthelot

     

    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    « la goutte de rosée sur un brin d'herbe,
    le chant d'un oiseau,
    la prière si actuelle des psaumes,
    la prière solitaire : une recherche dans la nuit,
    la vie fraternelle où certains jours j'offre à ma sœur la paix du Christ et non la mienne…!,
    le travail : chemin de solidarité,
    l'Eucharistie, le grand mystère,
    la vie monastique : une marche… »
    (d'après le témoignage de sœur Pascale, moniale au monastère de la Paix-Dieu)

    Seigneur, devant toi : les victimes du tsunami en Indonésie, les victimes de la haine, de la violence partout dans le monde, cette année 2018 qui s'achève, cette année nouvelle 2019 qui va débuter, A., J., D., R., notre amie W., les jeunes rassemblés à Madrid avec la communauté de Taizé, Frère Aloïs, nos frères de la communauté œcuménique de Taizé, M., I., A., H., N., nos Églises appelées à vivre et à rayonner ta Bonne Nouvelle.

     

  • Noël 2018

    Évangile du jour : Luc 2, 1-14 « Aujourd’hui vous est né un Sauveur »
    Messe de la nuit de Noël


    En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
    Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
    Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
    Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
    Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

    Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
    Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
    L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
    Ils furent saisis d’une grande crainte.
    Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
    Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »


    Valérie
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    Tu vois, cette phrase, je l'ai toujours trouvée superbe, vraiment !!! C'est comme des trompettes qui sonnent. C'est fort, c'est puissant, ça donne de l'élan.
    Mais figure-toi que je me suis toujours demandée s'il fallait entendre :


    « paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
    ou bien
    « paix sur la terre aux hommes qui L'aiment. »


    Laetitia
    Ah bah ça alors ! Je n'avais jamais pensé qu'on pouvait l'entendre des ces deux façons-là !!!
    C'est incroyable, les deux formules fonctionnent et font sens l'une comme l'autre et même, l'une avec l'autre, dans les deux sens.

    Valérie
    La seconde « paix sur la terre aux hommes qui L'aiment » me parle de mes frères, de mes sœurs, de tous ces gens, les « hommes de bonne volonté » comme on dit, qui donnent d'eux-mêmes pour rendre ce monde meilleur, plus juste, plus fraternel ; qui le font, pour certains parce qu'ils aiment Dieu et s'efforcent de suivre ses commandements, pour d'autres simplement parce qu'ils sont des hommes bons, des hommes et des femmes de cœur.

    Laetitia
    La première, « paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. », c'est le chant de l'ange et de la troupe céleste aux bergers. C'est une phrase qui m'est familière, que nous chantons très souvent lors des célébrations.
    Dieu nous offre la Paix, c'est sa manière de nous aimer. C'est quand même incroyable que cette Paix nous vienne d'un petit bébé, qui plus est, né dans une mangeoire, dans une étable...
    Il faudra du temps à notre humanité pour accueillir cette Paix...

    Valérie
    Il faudra du temps... comme il faut du temps à nos petits d'hommes pour grandir, pour devenir eux-mêmes des hommes et des femmes.
    Cette vision me réconforte. La Paix est offerte, par amour, mais parce qu'elle prend la forme d'un nouveau-né, à Noël, il faut juste être patient, la voir grandir doucement...

    2018-12-25-Noël.jpg

    Au pied de la crèche, avec douceur, je vous invite à nous rejoindre.
    Il y a foule déjà.
    Le sapin de Noël, c'est cette crèche, avec ses anges, son Étoile, la Lumière...
    Les paquets au pied du sapin, c'est cet enfant nouveau-né.
    Les enfants émerveillés, c'est nous, c'est toi, c'est moi.
    Le cadeau de Noël, c’est Dieu qui nous aime, c'est nous qui l'aimons, c'est cette Paix, promise, offerte, et déjà là.
    Il est né, et avec Lui l'Amour en nos cœurs, l'Amour parmi les hommes.
    L'accueillir serait-il aussi simple, mon Dieu, que de prendre un bébé dans ses bras ?

    2018-12-25-Noël-2.jpg

    Joyeux Noël à toutes et à tous.

    Valérie et Laetitia

  • Quatrième dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 3,39-45 « D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? »

    En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.
    Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte :
    « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
    l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

    2018-12-23-Arcabas.jpghttp://a51.idata.over-blog.com/0/14/86/55/images/Jubile-Arcabas.jpg

     

     

     

     

     


    Laetitia
    Tu te souviens, au 1er dimanche de l'Avent, j'avais relevé ce passage : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. »
    Aujourd'hui, le signe, c'est deux bébés dans le ventre de leur maman, qui se reconnaissent et se saluent. Ça t'évoque rien ?

    Valérie
    « En ces jours-là, Marie se mit en route [...] avec empressement »
    Avec empressement, oui, je me suis rendue chez mon aînée assister à la rencontre entre deux bébés. Ni Jean-Baptiste, l'enfant d’Élisabeth, ni Jésus, l'enfant de Marie, juste mes deux petites-filles : le bébé de ma fille aînée et celui de sa sœur cadette.

    Laetitia
    Je trouve extraordinaire cette rencontre entre Élisabeth et Marie : Salutations – Tressaillement – Bonheur de croire en l'accomplissement de la Parole de Dieu...

    Valérie
    Oui, voilà une promesse tenue. Une promesse de vie. Je peux imaginer la joie de ces deux femmes, parce qu'elle vient me rejoindre dans mon quotidien.
    Parce que j'ai connu des nuits, j'ai connu des jours ; une vie bien ordinaire avec son lot de deuils, de séparations, d'amours... de naissances et de re-naissances... Au bout de toutes ces années, la promesse de vie est tenue.

    Laetitia
    Et encore une fois cette promesse de vie, elle se partage, comme ici, avec Marie et Élisabeth. Elle se partage, elle est diffusée, portée par la parole des femmes, comme souvent dans la Bible.
    Dans mon existence, c'est avec ma famille, mes ami.e.s, mes sœurs et frères en Christ que je la partage, et j'aime à croire qu'elle se déploie bien au-delà.

    Valérie
    Relisant le texte, je suis touchée par la lucidité, la clairvoyance de ces deux femmes... des femmes. Il me semble qu'elles sentent, qu'elles ont une vision de l'histoire qui s'écrit-là et dans laquelle elles choisissent de prendre part. Elles savent déjà le destin si particulier des enfants qu'elles portent.
    La naissance du Christ, c'est LA Bonne Nouvelle pour le monde. La vision des femmes, c'est une bonne nouvelle pour l'humanité...
    Et puis, prendre sa part, en accepter la responsabilité, ça me semble d'une actualité si criante pour le monde d'aujourd'hui !

    Valérie et Laetitia
    Comme Élisabeth, nous arrive-t-il de voir en l'autre un être béni, porteur de bénédictions et de promesses de vie de la part de Dieu ?
    Ai-je le droit, comme Marie, de me sentir béni.e entre tous les enfants de Dieu ?
    Et vous, croyez-vous à l'accomplissement de la Parole dans votre vie ? Quelles promesses ont-été tenues, auxquelles vous avez pu prendre votre part ?

    Valérie et Laetitia

     

  • Récollection d’Avent du 7 au 9 décembre 2018 à la Clarté-Dieu

    2018-12-08-_143204-180.jpg

    Notre petite retraite d’Avent s’est déroulée, cette année, du 7 au 9 décembre. Nous étions accueilli-es, comme l’année dernière, chez les franciscains de la Clarté-Dieu à Orsay et nous nous retrouvions nombreux, 42 frères, sœurs et ami-es. La prière de notre Communion Béthanie rejoint tellement ce que nous y avons vécu que j’ai eu envie de m’en inspirer pour essayer de résumer ce  temps fort.

    « Jésus, le Christ, nous voici invités dans la maison de Béthanie »…


    2018-12-09-_095004-180.jpgLe Père Philippe Lefebvre, dominicain, bibliste enseignant à Fribourg, bien connu dans notre Communion, s’est fait l’écho de cette invitation : « Partir des lieux est un bon point de départ. Car le lieu est le concret de notre présence sur terre. Les lieux sont relatifs à notre histoire, et notre corps est toujours situé quelque part. »

    Béthanie est un lieu à l’écart, à la périphérie de Jérusalem, en banlieue !

    « Voici Marthe, elle nous dit : "le Maître est là, il t’appelle". Voici Marie, elle verse en silence sur tes pieds une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur. Avec ses cheveux , elle essuie tes pieds et la maison est remplie par l’odeur du parfum. »

    Cette scène évangélique (Math 26, 6-13) a lieu alors que les prêtres, réunis en conciliabule juste avant la Pâque, réfléchissent comment faire mourir Jésus. Marie, elle, oint les pieds du Maître. Ce geste osé d’une femme proclame la messianité du Christ - l’Oint - qui bientôt sera consacré comme Roi-Messie dans son Mystère Pascal.


    2018-12-07-09-lavement-des-pieds-2-180.jpgCe qui va se passer à Jérusalem est donc déjà réalisé à Béthanie ; à la périphérie, le geste de Marie supplée au geste non accompli par ceux qui, au centre, auraient dû le poser : reconnaître l’envoyé de Dieu. Jésus sera reconnu - mais ailleurs et par une autre. Marie vit ; les prêtres sont morts. Le centre est déplacé… et c’est à la périphérie - Béthanie - que s’accomplit le geste essentiel.

    Toute la Bible se joue dans ce va-et-vient incessant entre le centre et la périphérie. L’histoire de Jérusalem - la cité sainte où David veut faire demeurer l’Arche d’Alliance ! - commence chez l’étranger Obed-Edom que Dieu comble de bénédictions (II Samuel 6)… Jésus naîtra en banlieue, à Bethléem, et sa généalogie est un concentré de métissages tellement contraires à la Loi de Moïse… Chez Luc, qui aime ces gens d’ailleurs, l’étranger comprend et rend grâce (Luc 17, 11-18)… etc.

    C’est que la périphérie géographique - dont Béthanie est le signe - est le symbole de la périphérie existentielle et invite à un déplacement intérieur toujours renouvelé. De la mort à la vie… de la lettre à l’esprit… de la norme figée à l’audace amoureuse…

    Avec Jésus, la périphérie est une Bonne Nouvelle : des chemins nouveaux s’ouvrent dans les cœurs ; des chemins impossibles deviennent possibles ! Il ne s’agit pas là d’une « apologie du désordre » - la banlieue est souvent un lieu hors-norme - mais la découverte que le désordre est l’expression d’un ordre plus profond où la vie est honorée, où la grâce peut passer… « Les prostituées vous précéderont dans le Royaume des Cieux »…

    Chez Luc (10, 38-42), à Béthanie, Marthe et Marie sont auprès de Jésus. Et Marie fait ce que Jésus ne cesse de dire à ses disciples de faire : s’asseoir auprès de Lui et l’écouter, Lui, la Parole du Père ! A l’inverse de Marthe, happée par les soucis matériels, qui explique à Jésus ce qu’il doit faire : « Dis-lui… ». C’est encore à la périphérie, en banlieue, que se joue cet appel à l’essentiel qui traverse l’Évangile : l’accueil de la Bonne Nouvelle… Comment l’accueillons-nous ? Sommes-nous Marthe ou Marie ? Un peu des deux, selon les moments… La périphérie nous replace au centre, au cœur du message de l’Évangile et du sens-même de notre vie.


    2018-12-07-09-lavement-des-pieds-1-180.jpgCe qui est vrai de la géographie des lieux bibliques l’est aussi des lieux de l’Écriture : on a toujours intérêt, pour bien entendre un texte, à aller voir ce qu’il y a autour, avant et après ! Là se trouve un éclairage discret et tellement lumineux car « tout est lié » ! Ainsi la scène de Béthanie chez Jean se situe au cœur de son évangile (12, 1-8) - la périphérie devient le centre - juste avant le lavement des pieds (13, 1-20) : Jésus refait à ses disciples le geste de Marie… Et dans la Bible, ceux à qui on lave les pieds sont faits rois (Gen 18 ; I Samuel 25)… C’est un renversement de situation qui change le regard et le cœur : manifestation de la délicatesse d’un Dieu-Roi qui se fait petit pour nous rendre grands ! A Béthanie, Jésus, « que nous dis-Tu ? - Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. Vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres »…

    Jésus aime les périphéries et il choisit d’y demeurer parce qu’elles sont ces lieux de vie intense, de cheminement intérieur profond où se jouent la dynamique du salut et de la grâce. La pauvre veuve qui dépose son obole au Temple est ignorée, seulement connue de Jésus : « elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre » (Marc 12, 44). Comme Marie, juste après dans le récit évangélique, versant le nard pur de grand prix : « elle a fait tout ce qui était en son pouvoir » (Marc 14, 3). Jésus voit dans le cœur de ces deux femmes le parfait amour, et il nous recentre à partir d’elles. La périphérie - lieu vécu - révèle le centre et y reconduit !

    Cette visitation de l’Écriture, profonde et dense, racontée avec plein d’humour, nous l’avons priée aussi lors de nos veillées, invité-es au silence et à l’écoute : « Écoute… A celui qui a soif, il vient se révéler » !


    2018-12-09-_075804-180.jpgVendredi soir, « nous étions à Béthanie », en communion de pensée et de prière avec des prisonniers qui nous avaient confié leurs intentions… Avec le Bienheureux Père Lataste, qui appelait en prison ses « chères sœurs » les femmes « dégradées, avilies, mises au ban de la société » auxquelles il parlait de Jésus… Oui, Jésus, à Béthanie, « Voici Lazare. Sur lui, tu cries d’une voix forte : "Lazare, viens dehors !" A ses ami-es, tu dis : "Déliez-le et laissez-le aller". »

    Samedi, solennité de l’Immaculée Conception fêtée dans l’Eglise catholique, nous nous unissions à la béatification des martyrs d’Algérie célébrée à Oran. Et le Bienheureux Pierre Claverie nous redisait que « La valeur essentielle de notre vie, c’est le dépassement de nos barrières, la sortie de nous-mêmes par amour … Voilà le fondement de notre vie croyante ou incroyante, chrétienne, musulmane ou bouddhiste. … Avec le Christ, nous voulons nous tenir sur les lignes de fracture de l’humanité … missionnaires de cet amour du Christ qui n’impose rien … qui libère ce qui était enchaîné, réconcilie ce qui était déchiré » … "Déliez-le et laissez-le aller".


    2018-12-07-_221937-180.jpgLe soir, Diane et Sylvain célébraient leur Accueil en Communion Béthanie ; Laetitia, Michel et Raphaël entraient dans le Temps de Nazareth… Jésus, à Béthanie, « dans cette famille, Tu nous accueilles comme tes ami-es … En Communion Béthanie, nous désirons demeurer en ton Amour »…

    Dimanche midi, nous étions heureux de célébrer le 2ème dimanche de l’Avent avec la communauté paroissiale de la Clarté-Dieu agrandie par de nombreux catéchumènes - toujours la périphérie ! Et Jean-Michel, invité à présenter la Communion Béthanie, rappelait ces mots du pape Jean XXIII : « L’Eglise est une grande bergerie où il y a du foin à hauteur de tous les museaux » ! Belle image, toute franciscaine, qui nous réjouit et nous prépare si bien à Noël…

    L’Avent, comme notre vie, est une marche… Merci, Jésus ! Merci, Père Philippe ! Merci à chacune et chacun d’être toi ! Puissions-nous avancer, éveillés, toujours déplacés, vivants et aimants.

    « Jésus, le Christ, nous voici invités à la maison de Béthanie et nous adorons ta présence … En ta maison des cieux, Tu nous prépares une Demeure éternelle. Vers elle, ensemble, nous marchons »…

    Fraternellement, Sylvain

  • Pause prière - pause regard du 20 décembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent.
    Matthieu 13, 16.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

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    Seigneur Jésus
    C'est dans nos ténèbres que ta lumière nous rejoint
    Nous t'en prions, viens changer les regards
    Nous te prions pour celles et ceux dont les yeux scintillent de lumière
    Nous te rendons grâce pour celles et ceux qui fêtent Noël
    Comme un temps de foi
    Ou comme un temps de retrouvailles, d'amour et de partage
    Au milieu des petits plaisirs
    Fais découvrir à tous la joie véritable
    De l'amour, du don et du service
    Nous te prions pour celles et ceux dont les yeux brillent de larme
    Accompagne-les dans leur chagrin
    Et rend nous disponibles à leur peine
    Nous te prions pour celles et ceux dont les yeux s’enflamment de colère
    Donne-nous la bonne volonté d'être artisans de paix
    Nous te prions pour celles et ceux dont les yeux s'écarquillent de peur
    Donne-nous la confiance du nouveau-né
    De Marie et des bergers qui ont vu les anges
    Nous te prions pour celles et ceux dont les yeux se durcissent
    De mépris, de haine et de jugement
    Donne-nous la sagesse de Joseph
    Rappelle-nous ta naissance à la marge
    Rappelle-nous ta proximité avec les petits,
    les laissés pour compte, les méprisés
    Nous te prions pour les yeux éteints par la résignation et le désespoir
    Que ta venue parmi nous
    Soit source d'une espérance nouvelle et débordante
     Viens changer nos regards
    Pour que dans la nuit de notre monde
    Nos yeux luisent
    De confiance, de patience, d'espérance et d’amour

     

    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    Noël, une nuit éclairée de l'intérieur,
    Noël, un appel à vivre la fraternité,
    Noël, une nouvelle naissance de Dieu dans notre histoire,
    Noël, joie offerte au cœur de pauvre.

    Seigneur, devant toi :
    notre week-end interreligieux (musulmans et chrétiens) en ce 4ème dimanche de l'Avent, L.-M., M., L., N., notre sœur F., notre sœur L., mère E., nos sœurs moniales du monastère de la Paix-Dieu, E., notre frère S., nos amis S., les personnes qui vivront ces fêtes de Noël dans la solitude, la maladie, le deuil,
    les victimes de la haine, de la violence,
    les communautés chrétiennes,
    les communautés juives,
    les communautés musulmanes,
    les communautés de toutes les religions,
    les chercheurs de ton visage,
    les personnes qui ne croient pas en toi,
    notre ardent désir de paix, de réconciliation, de fraternité.

     

  • Troisième dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 3,10-18 « Que devons-nous faire ? »

    En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
    Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »
    Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
    Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
    Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? »
    Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
    Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
    Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
    Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

     

    2018-12-16-Jean-Baptiste.jpg

    Valérie
    Des foules qui s'avancent et qui demandent :« Que devons-nous faire ? ». Nous voilà dans l'action !!! « Que devons-nous faire ? » … « Que devons-nous faire ? »
    Ça, ça me parle ; bien plus que cette parabole de la fin du texte où il est question de « pelle à vanner » et de « grain amassé ». En même temps, je ne vois pas pourquoi cette image me parlerait, à moi, citadine du XXIème siècle. D'ailleurs, il est dit que Jean utilise beaucoup d'autres exhortations. J'imagine qu'il en est qui m'auraient davantage parlé.

    Des foules qui demandent : « Que devons-nous faire ? »... alors qu'aujourd'hui, les carrefours de nos villes, nos centres villes, s'emplissent de foules qui demandent : « Que faites-vous pour nous ? »

    Laetitia
    Ce qui me frappe, c'est la progression des sujets : « des foules », puis « des publicains », puis « des soldats ». Ils viennent jusqu'à Jean et à chacun de ces groupes, il répond à cette question : « Que devons-nous faire ? » Visiblement, la réponse de Jean ne leur suffit pas ou n'est peut-être pas celle qu'ils attendent. Ensuite le texte bascule « Or, le peuple était en attente », et Jean répond alors à TOUS, mais par des phrases très énigmatiques... J'ai beau venir d'une culture paysanne, je ne comprends pas plus que toi, sauf qu'il s'agit d'une question de séparation entre le grain de blé à garder et la paille à brûler. Tiens, ça me rappelle une histoire de « bon grain et d'ivraie ».
    Ce que je retiens aussi, c'est l'annonce de l'arrivée de quelqu'un de plus grand que Jean, qui a le pouvoir de baptiser dans l'Esprit Saint et le feu ; et c'est annoncé comme étant la Bonne Nouvelle.

    Valérie
    La Bonne Nouvelle... Bah, je me demande bien comment ça pouvait leur parler aux foules d'hier, celles qui venaient à Jean, et comment ça peut parler aux foules d'aujourd'hui, qui crient leur colère et leur désespoir dans la rue... Les unes venaient se faire baptiser, les autres sont en quête d'une vie plus digne...

    Laetitia
    Hier comme aujourd’hui, le peuple est en attente...
    Et si Dieu aussi était en attente ?

    Valérie
    Les foules attendent, Dieu attend... Moi aussi, souvent, j'attends de savoir ce que je dois faire...

    Laetitia
    Dans toutes ses réponses, Jean invite au partage, à la juste mesure, à la justice, à l'honnêteté... Il est toujours question de la relation à l'autre.
    Voilà ce que demande celui qui baptise dans l'eau. Que demandera Celui qui baptisera dans le feu de l'Esprit ?

    Valérie et Laetitia
    En ce 3ème dimanche de l'Avent, dimanche de la joie - Gaudete – où l'on s'approche de la fête de la nativité, voilà que s'invitent ces questions : Qu'y-a-t-il à faire ? Qu'y-a-t-il à attendre ? Qu'y-a-t-il à recevoir ?
    Et si, pour une fois, nous nous les posions, non comme un problème à résoudre, mais dans la Joie et l'espérance, dans la confiance de ce qui va advenir dans nos vies ?

    2018-12-16-Manifestation.jpg

    Vous auriez envie de mettre quoi sur la banderole ?


    Valérie et Laetitia

  • Pause prière - pause regard du 13 décembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Saisissez donc l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais, vous puissiez résister et demeurer debout, ayant tout mis en œuvre.
    Debout donc ! A la taille, la vérité pour ceinturon, avec la justice pour cuirasse et, comme chaussures aux pieds, l’élan pour annoncer l’Évangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, il vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
    Que l’Esprit suscite votre prière sous toutes ses formes, vos requêtes, en toutes circonstances ; employez vos veilles à une infatigable intercession pour tous les saints.
    Éphésiens 6, 13-18.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie

     

    2018-12-13-Courage.jpgSeigneur donne-moi de prendre ma part
    d'habiter l'identité que tu me donnes
    d'exploiter les charismes que ton regard déploie en moi
    d'être présent où tu me places

    Seigneur donne-moi d'être ce que tu espères de moi

    Seigneur donne-moi de prendre ma part
    de ne pas me réfugier derrière mon sentiment d'insuffisance
    de ne pas brandir ma petitesse pour me dérober à mes devoirs

    Seigneur donne-moi d'oser ce que tu attends de moi

    Seigneur donne-moi de prendre seulement ma part
    de ne pas présumer de mes forces
    de ne pas ombrager l'espace dont les autres
    ont besoin pour grandir

    Seigneur donne-moi de naître à ce que je suis par toi.

    Marion Muller-Colard dans Éclats d'Évangile

     

    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    la béatification du frère Pierre Claverie, de ses compagnes, de ses compagnons,
    cet émouvant signe de l'Eglise qui est en Algérie,
    ce lumineux signe de « fraternité désarmée » pour le monde entier,
    ce signal pour notre XXIe siècle où la peur de l'autre semble l'emporter,
    la pertinence du don de soi qui enfante la fraternité interreligieuse, qui enfante la rencontre de toutes et de tous.

    Seigneur, devant toi :

    la fécondité de notre retraite d'Avent à La Clarté-Dieu, notre frère P. et son ministère au service de la Parole, D. et S. qui ont vécu leur célébration d'accueil, L., M. et R. qui sont entrés dans le temps de Nazareth, des ami-es confiés à notre prière lors de cette retraite, grâce au ministère de N., L., nos sœurs et frères du Carmel en cette fête de saint Jean de la Croix, père O., père D., J., T., B., C., K. et sa famille, G., N. et sa famille, la paix sociale, la justice en Europe et en France, la réconciliation et le dialogue entre les personnes aux opinions différentes, la lutte contre la famine au Yémen.

  • Au lendemain de l’attentat à Strasbourg du 11 décembre 2018

    2018-12-12-Paix.jpgCe matin, je me rappelle la prière des bienheureux moines de Tibhirine : « Seigneur, désarme-les, Seigneur désarme-nous »...

    Seigneur désarme-moi. Communion avec tous les lieux où la violence semble triompher...

     

    Jean-Michel+, frère prieur de la Communion Béthanie

  • Deuxième dimanche de l’Avent 2018

    Évangile du jour : Luc 3,1-6 « Jean, le fils de Zacharie»

    L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, […] les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
    Il parcourut toute la région du Jourdain en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
    Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

    2018-12-09-Avent-2-désert.jpg

    Coucher de soleil sur le désert du Namib à Walvis-bay


    Laetitia
    Et si je te demandais, comme ça, ce que ça t'évoque le « salut de Dieu » ?

    Valérie
    Le « salut de Dieu » ? Bah, je ne sais pas si je dois le dire mais écrit de cette façon, je visualise Dieu qui me dirait salut en me faisant un petit coucou de la main !

    Laetitia
    Comme s'il te faisait signe ?

    Valérie
    Oui, quelque chose de très familier...

    Laetitia
    Comme si Dieu s'adressait à toi personnellement ?

    Valérie
    Oui, mais dit comme ça, pour le coup, ça m’impressionne... Dieu s'adressant à... moi ?
    Rien qu'à imaginer son regard, soudain, tout s'efface autour de moi, tout et tous.
    Comme téléportée, me voilà seule, debout dans le désert.
    Je réalise que son regard a la puissance, le pouvoir de faire ça, effacer tout le reste et m'emmener loin. Et seule au milieu de nulle part (dans l'image que je visualise), je peux voir et entendre que c'est en effet à moi que Dieu adresse son salut. Il faut cette solitude-là.

    Laetitia
    Tu sais, c'est pour ça que régulièrement, j'aime bien faire l'expérience d'un temps de solitude, pour prendre un temps de cœur à cœur avec Dieu, pour me sentir vivante sous son regard. C'est ce que m'évoque le « salut de Dieu ».

    Valérie
    Voir le « salut de Dieu », mais aussi voir les « ravins comblés », les « montagnes et collines abaissées », les « chemins aplanis »... J'avais décidément une vision bien différente du temps de l'Avent...genre, la fête approche et voilà, c’est chouette !

    Laetitia
    Mais avant de voir tout ça, le chemin d’apprentissage continue. Tu te rappelles ? Dieu qui nous prend par la main..?
    Et là, je sens que Dieu m'invite à faire comme Jean et a partager autour de moi ce qu'Il nous promet par la venue de l'Enfant-Dieu dans nos vies.

    Valérie
    De mon côté, après le chaos des textes de dimanche dernier, j'ai juste envie de savourer un peu ce regard de Dieu posé sur moi, ce salut qu'il me tend, dans la solitude d'un désert où il n'y aurait plus que Lui et moi.

    Valérie et Laetitia
    Et vous ? Où en êtes-vous aujourd’hui ? Dans l'écoute de la « voix de celui qui crie dans le désert » ou dans l'élan de celui qui va de l'avant, et qui, au détour d'un sentier enfin devenu droit, pourrait bien être l'un de ces vivants qui « verra le salut de Dieu » ?


    Valérie et Laetitia

  • Pause prière - pause regard du 6 décembre 2018

    La prière est une magnifique respiration…
    Celle d’un cœur qui aime.

    Poursuivant leur chemin, [Philippe et l’eunuque] tombèrent sur un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau. Qu’est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? ». [Philippe lui dit : « Si tu crois de tout ton cœur, tu peux être baptisé. » Et l'homme répondit : « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu.] Il donna l’ordre d’arrêter son char ; tous les deux descendirent dans l’eau, Philippe et l’eunuque, et Philippe le baptisa. Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe, et l’eunuque ne le vit plus, mais il poursuivit son chemin dans la joie.
    Actes 8, 36-39.

    Les frères et sœurs de la Communion Béthanie


    2018-12-06-Tu-es-prêtre,-prophète-et-roi.jpgEt si, d'aventure,
    toi aussi tu étais de la race de Jean.
    Si, toi aussi, tu étais de la race des prophètes.
    Si tu prenais des risques.
    Si tu avais le courage de prendre le parti
    des humbles,
    des petits,
    des sans-voix.
    Ne dis pas que tu n'es pas prophète....
    Ne dis pas que tu ne sais pas parler.....
    Souviens-toi du jour de ton baptême :
    « Tu es prêtre, prophète et roi ».
    Si, d'aventure, toi aussi tu étais la voix,
    la voix des sans-voix.
    La voix de ceux qu'on enferme.e
    La voix de ceux que l'on bâillonne.
    La voix de ceux qui n'ont même plus de voix
    pour protester,
    pour supplier,
    pour dénoncer.
    Et peut-être même plus de voix
    pour prier, pour se révolter....
    Toi, mon frère, si tu étais prophète !


    « Quand il en va de l'honneur de Dieu
    et de l'honneur de l'homme,
    le prophétisme est un devoir »


    Robert Riber

     

    0000 2017-01 Prière.jpgSeigneur, nous te louons pour :
    tout ce qui naît aujourd'hui,
    la naissance de C. vendredi dernier,
    la naissance des réconciliations, des pardons,
    la naissance des audaces pour rayonner ton nom,
    la naissance d'une parole limpide, claire, cohérente,
    la naissance de la vie fraternelle toujours nouvelle,
    ta naissance hier, aujourd'hui et à chaque instant.

    Seigneur, devant toi : V., Q. et sa famille, notre frère, nos amis Nicolas en leur fête, A., P., M., T., père O., R., D., A., B., A., S., P., la paix, la justice sociales en France, ton Église qui est en Algérie, en ces jours de béatifications, notre Communion Béthanie, en cette retraite d'Avent, D. et S. qui vivront leur célébration d'accueil parmi nous, L., M. et R. qui entreront dans le temps de Nazareth, nos sœurs en alliance, notre mère B.