Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pause prière - pause regard, jeudi 17 janvier 2013

    La prière n’est pas autre chose qu’une rencontre avec le Christ. Nous nous y entretenons avec Lui comme avec un ami. Pour autant, ce tête-à-tête n’invite ni à l’isolement, ni à la négligence. Il refuse d’exclure autrui… Bien au contraire ! Le monde dans lequel nous vivons, les autres, sont présents dans ce dialogue qui se déroule dans l’intimité de notre prière, riche d’un élan fraternel et universel.

    En effet, notre premier service, en qualité de sœurs et frères de la Communion Béthanie, est la prière quotidienne. A cette occasion, nous Lui présentons notre peuple homosensible et transgenre, comme nous Lui recommandons tous nos frères et sœurs en humanité : leurs attentes, leur espérance ainsi que leurs souffrances. Certes, nous ne sommes pas des spécialistes, mais nous essayons de répondre à nos mesures à cette invitation : « Priez les uns pour les autres. » (Jc 5, 16).

    Ainsi la prière nous relie-t-elle les uns aux autres, de façon discrète mais fructueuse, ouverte à tous comme respectueuse de l’identité – ou du pudique anonymat – de chacun.

    Les sœurs et frères de la Communion Béthanie

    ______________________________________

     

    Seigneur, ta miséricorde est vie.
    C'est en elle que j'ai été créé,
    c'est par elle que je suis gardé.

    Seigneur, tu es fou d'amour pour moi,
    et ta conduite est audacieuse !
    Tu invites à l'amour,
    et me montres la prostituée qui te parfume les pieds !

    Tu prêches la fidélité,
    mais c'est toi qui défends la femme adultère !
    Pierre t'a renié : tu lui confies l'Église !
    Paul t'a persécuté : tu le fais apôtre du monde entier.

    Seigneur, ta miséricorde est lumière,
    ta miséricorde est clémence.

    Quel insaisissable Dieu tu es !
    Ton regard me donne le goût de Dieu,
    ta parole me donne le goût de vivre,
    le goût de vivre à fond.

    Donne-moi d'aimer, Seigneur,
    d'aimer comme toi tu aimes.
    D'aimer comme moi je peux.

    Frère Jean-Luc-Marie Foerster,
    revue Prier

     

    En ta tendresse infinie, Père, par Jésus le Christ, nous te prions pour l'unité de l'Eglise enjesus femme adultere.jpg cette semaine de prière pour l'unité des chrétien(nes), nos sœurs, frères, moniales, moines en cette fête de saint Antoine, F., S. et C., nos amies A. en leur fête, notre sœur M.-A., A., les personnes en recherche d'emploi, la future rencontre du Conseil de notre Communion, J., sa famille, V., P., P., A., leur famille, les femmes, les hommes politiques, la paix au Mali.



  • « Écoute, mon fils »

    Ce sont les premiers mots de la règle de saint Benoît.

    Comme frère de notre Communion Béthanie, je m'engage à garder un profond silence dans le débat actuel, un silence que j'espère priant et écoutant.

    « Donne ta note juste... juste ta note »
    (Citation extraite des premières lignes de mon livre témoignage : Libre, De la honte à la lumière)
    Je ne suis pas appelé à jouer toutes les partitions !

    Ce matin, je reçois, dans le silence de la prière ces lignes de Ronan.
    Notre Communion Béthanie ne servira jamais de fer de lance, ni d'un côté, ni d'un autre, là n'est pas notre vocation.

    Notre vocation, simple, pauvre : prier, écouter, cheminer avec...
    Aimer ou plutôt essayer d'aimer
    .

    Dans le silence de ce matin, je prie, j'écoute. J'essaie d'aimer.

    « Avec ou sans parole, exprimer la beauté d'une vie intérieure » frère Roger+ de Taizé.

    Affection de votre frère,
    Jean-Michel+
    prieur de la Communion Béthanie.



    Mail reçu de la part de Ronan

    Toi qui as manifesté, ce dimanche, lors de ce que tu appelles « Manif pour tous » à Paris, je te connais depuis bien longtemps.

    Depuis ma plus tendre enfance tu as sans cesse tenté de me détruire, de me contraindre à refuser ce que je suis, de m'enfermer dans une vie qui n'était pas la mienne. Tu as pris l'identité de proches, de camarades de classe, de collègues de travail, de voisins...

    Longtemps, alors que j'étais jeune, plus fragile que maintenant, seul, ton emprise sur moi était forte. Parfois tu m'as malmené, souvent tu m'as insulté, ridiculisé, humilié, moqué mes manières, toujours tu as considéré que j'étais inférieur à toi. C'est face à toi et à ta haine de moi que je me suis construit ; j'ai appris à t'affronter, à contrer tes pseudos arguments, à te pousser dans tes retranchements, à te combattre et à ne plus jamais te laisser m'atteindre.

    Je te connais bien plus que tu ne me connais ; je sais combien tes paroles peuvent parfois être faussement bienveillantes. Combien de fois ne t'ai je entendu dire : « Mais toi Ronan c'est pas pareil » ou « Toi Ronan tu n'es pas comme ces "folles" ! » Alors, je te le dis, et ne cesserai jamais de te le répéter : « Je suis une folle, un pédé, une tapette, un homo et je n'ai ni à être fier, ni à être honteux de ce que je suis ».

    Jamais je ne cesserai de te combattre. Jamais je n'oublierai combien tes propos et ton comportement ont pu, plus jeune, m'atteindre et jamais je ne te laisserai poursuivre tranquillement ton œuvre qui détruit tant de jeunes chaque année. Tu es responsable du suicide des jeunes homos qui n'arrivent pas à s'accepter, qui ne peuvent s'autoriser à être ce qu'ils sont, tout simplement, parce que ton entourage leur est immensément hostile.

    Toi l'homophobe, ce n'est pas parce que tu étais venu en nombre ce dimanche à Paris que tu as raison. Tu es la haine. Tu es le rejet. Tu te crois fort et puissant, mais tu es le passé, tu es la laideur, l'obscurité... Il va falloir t'y habituer. Bientôt j'aurai autant de droits que toi et la supériorité que tu penses avoir sur moi ne sera qu'un lointain souvenir. Mon avenir est rempli d'espoir, le tien ne sera qu'aigreur.



  • Pause méditation lundi 14 janvier 2013

    Quelques paroles... comme un portail de clarté illuminant l'entrée dans la semaine et accompagnant nos pèlerinages intérieurs au lent rythme de la marche.

    Paroles de feu.

    Paroles qui nourrissent.

    Paroles qui saisissent et permettent de faire encore un pas vers la Source de toute Vie.

    Yallah !
    Belle route avec vos sœurs et frères de la Communion Béthanie+


    2013 : Audace et Confiance +

    jésus.jpg

    « Sortir de l'impasse, c'est accueillir la réalité à la suite du Christ
    qui, sans cesse, s'approche, rencontre, cherche la relation,
    libère et relève. 
    »

    Claude Besson, chargé de mission pour la pastorale scolaire
    dans
    Homosexuels catholiques, sortir de l'impasse.