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Noël - Page 2

  • Message de Noël 2008

    «  Une de fois de plus: NOËL!
    Qu'est-ce que cela va changer?
    Rien, si ce n'est toi.
    Deviens lumière et tu verras la Lumière...
    Tout est là.
    Ne cherche pas ailleurs le sens de cet événement-avènement.
    L'humanité fraternelle de Jésus porte le jour qui doit se lever
    en toi.
    Le Dieu vivant est remis entre tes mains.
    A toi de créer, avec Dieu et à son image,
    un monde de joie, de lumière, de beauté.  »

    père Maurice Zundel


    Nativité.jpegA tous, et à chacun, je souhaite une sainte fête de la Nativité du Christ-Jésus et, déjà, une année 2009 paisible et confiante en Celui qui délicatement est présent au fil des jours...

    Pour vous, je demeure dans la joie, en tenue de service.

    Votre frère Jean-Michel+,
    prieur de la Communion Béthanie.



    Nativité de Domenico Ghirlandaio (1449 – 1494), peintre italien de l'école florentine.

  • Message de Noël 2007

    Paix sur la terre

    Aujourd'hui, à Noël, la paix a un nom. Elle a un visage pour sourire, des mains pour encourager. Elle vient sous les traits d'un enfant sans défense, et bientôt sous les traits d'un homme incroyablement vulnérable.
    En Jésus, la paix prend corps, elle s'inscrit dans l'histoire sordide et magnifique de l'humanité, une histoire faite de grands et de petits côtés, une histoire pas toujours très brillante mais qui, en tout cas, est la nôtre.
    bb80954b28023eedc3be20daac331903.jpgDieu ne se moque pas des hommes quand il parle de paix. Il y met ce qu'il a de plus cher, il y met sa Parole : une Parole si douce et pourtant si ferme qu'elle en devient irrésistible.
    Oui, la paix est dangereuse. Infiniment plus dangereuse que nous ne le pensons. Si elle ne l'était pas, Jésus n'aurait pas été crucifié. La paix est une force. Elle tire sa force de sa vulnérabilité. Elle est un chemin de crête, un chemin aussi long que celui de notre transfiguration, la nôtre et celle du monde.

    Ce chemin que nous traçons n'est pas sans issue, car son horizon c'est le Christ, le Prince de la Paix, le Premier-Né d'une multitude de frères. Frères et sœurs de notre Communion Béthanie, amiEs, personnes de notre peuple et vous tous, laissez-moi vous le dire : la paix donne des ailes !
    Paix : un tout petit mot, à peine quatre lettres, pas plus grand que celui de Noël. Mais ce petit mot est lourd de promesses, si lourd de surprises qu'il faut toute une vie pour l'écrire.

    114c92f6b4774756563d85199dde6dd4.jpgHeureux sommes-nous si nous l'accueillons en cette fête de Noël 2007. Car alors, ce n'est pas en vain qu'il aura été dit, par une nuit claire de Palestine : « Paix sur la terre aux hommes qui sont tous les bien-aimés du Père. »

    Et si notre Communion Béthanie, au sein de l'Église, au sein de notre peuple, devenait chaque jour davantage messagère de la paix ? rayonnement de l'Enfant fragile, notre Dieu Jésus le Christ.

    Frère Jean-Michel,
    prieur de la Communion Béthanie.

  • Méditations de Noël 2006

    Veille de Noël
    Matthieu 1 : 1-25


    Généalogie de Jésus

    Matthieu commence son évangile par une longue généalogie à l'allure un peu mathématique puisqu'elle s'achève par un calcul : trois fois quatorze générations.

    Les termes généalogie et génération nous rappellent celui de genèse, titre du premier des livres dans la composition biblique. Ces mots, dérivés du grec genesis portent en eux la naissance : généalogie : une parole à propos de naissance ; génération : une naissance par engendrement successif.

    Le point terminal de cette descendance est "Jésus que l'on appelle Christ" ; son origine est légalement située par Joseph dans la lignée directe des fils d'Abraham, des patriarches, des rois, avec David en premier, des prêtres après le retour de l'exil. Jésus par sa naissance au terme de la longue histoire d'Israël lui donne l'accomplissement de son sens. L'origine de Jésus, par Marie, est spirituellement située au coeur de la Trinité : "l'Esprit viendra sur toi."

    Fils, dans la lignée humaine de la première alliance, Jésus est Fils de Dieu pour révéler l'accomplissement de cette alliance : " Dieu avec nous", nom que l'envoyé donne au fils annoncé : "Tu l'appelleras Emmanuel."

    La génération humaine de Jésus est faite de notre humanité ; les figures de ces anciens ne sont pas toutes des figures de saints ou de saintes... Jésus vient habiter et vivre au cœur de l'humain, "Dieu avec nous". Chacune et chacun nous avons notre généalogie, parents, grands-parents... Nous sommes le fruit de générations nombreuses ; notre être humain autant que notre existence sont des "carrefours", parfois encombrés de tant de "passants", enchevêtrés de tant de "passages".

    On se demande souvent, comme Marie : "Comment cela peut il se faire ?", quand il s'agit de l'incarnation de Dieu, par don de vie et d'amour, dans notre vie et notre amour. Il faut alors écouter le message angélique : "L'Esprit Saint viendra sur toi."

    Dieu ne méprise aucune humanité si forte est son espérance que chaque humanité l'accueille, surtout quand les conditions humaines, parfois trop humaines, ne semblent pas réunies. Saint Jean en donnera une clé en or : Dieu est plus grand que notre cœur !

    Pierre, frère de la Communion Béthanie.



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    24 décembre 2006, Nuit de Noël
    Luc 2 : 1-14


    "Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur"
    Viens et vois ! comme les bergers qui veillent aux champs dans la nuit, laisse-toi appeler ! Laisse-toi réveiller ! Que le Seigneur mette sur ta route un ange. Il y a beaucoup d'anges qu'Il envoie au milieu de nos nuits, pour nous arracher au sommeil, pour nous ouvrir les yeux, pour secouer nos torpeurs, pour nous consoler, pour nous conforter, pour nous mettre debout, pour nous annoncer cette nouvelle qui défie l'imagination humaine : "Ton Dieu est un enfant !" et qui nous envoie , qui nous pousse à partir, à venir, à voir... à aimer !

    Viens et vois ! avec ces bergers au cœur simple. Ils se réveillent, ils voient la lumière, ils accueillent la parole,. Sans discuter, sans râler... Ils n'hésitent pas. Ils partent immédiatement. Ils obéissent à l'ange. Ils suivent son conseil. Oui, Vite, ils partent. Ils cherchent dans la nuit : une grotte, et un enfant au fond de la grotte. Et voici qu'enfin, avant que l'aube ne lève, alors que brille encore les dernières étoiles, ils découvrent "le chef d'orchestre" des étoiles, tout petit dans les bras d'une mère. Ils découvrent le créateur du cosmos reposant, fragile, sur les genoux d'une jeune femme.

    Viens et vois le "Tout-Petit désiré des tous petits." (saint Bernard)

    Ton frère Jean-Michel de la Communion Béthanie.



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    25 décembre 2006, aurore de Noël
    Luc 2 : 15-20


    Nous voici tout gauches et tout surpris devant ce signe que Dieu nous donne : "Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire." Comme les bergers, approchons-nous avec confiance de cette crèche qui est le trône de la Gloire. Marie nous tend son Fils. C'est pour nous qu'elle L'a enfanté, Lui, le Fils éternel fait enfant des hommes, impuissant, fragile, démuni. Avec Marie, retenons cet événement. Parole de Dieu, pour la méditer en notre cœur.

    Depuis sa réponse à l'ange de l'Annonciation : "Qu'il m’advienne selon ta parole", Marie, au long de sa vie de foi, d'espérance et d'amour, a toujours placé son existence sous le regard de Dieu et la souvenance de Son dessein de salut auquel elle adhère docilement, comme une servante, en pauvreté d'esprit.

    Humble et transparente à la volonté de Dieu, elle savait que pour nous tous "assis dans l'ombre de la mort" la naissance de son Enfant serait la grâce d'un commencement, d'un renouveau, pour chacun(e) de nous quelque soit notre âge, notre passé, notre péché.

    "Educatrice de notre regard intérieur", elle nous apprend à écouter la Parole de Dieu, à l'accueillir avec un cœur de pauvre et à la garder en vérité, pour L'incarner dans nos vies tiraillées, bousculées, non unifiées.

    C'est elle qui a le mieux "entendu, vu de ses yeux, contemplé, touché de ses mains, le Verbe de Vie." Vivons en communion avec elle, nommée dans la tradition la Mère de Dieu, et notre Mère, car elle est en communion avec le Père, le Fils et l'Esprit et nous introduit en leur mystère d'amour.

    Une sœur de la Communion Béthanie.



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    25 décembre 2006, saint jour de Noël
    Jean 1 : 1-18


    Parole et silence

    La Parole, le Logos est Parole vivante.
    La Parole, le Logos est Créateur de Vie.
    La Parole, le Logos est Ordonnateur de l’univers tout entier.

    La parole est ce qui rend le monde intelligible, la pensée claire, une pensée qui se développe, qui s’éduque, qui se ramifie et s’enrichit… la parole fait le lien entre l’expérience ressentie et l’expression de la sensation, elle fait émerger la conscience du Sujet…

    La parole nous fait Sujet, fait de nous un «Je » face à un éternel « Tu ».

    La PAROLE – CHRIST, la Parole du Christ nous est rapportée dans les évangiles.

    Les paroles du Christ ont habité, comme des générations de croyants, les versets des psaumes qui murmurent, crient de joie ou de peine, appellent au secours et façonnent ce « Je » et ce « Tu ».

    Les paroles du Christ sont ce qui nous reste quand toute parole nous a déserté, quand nous restons vide et sans intelligence : elles restent alors l’Unique aveu intérieur, le Chemin.

    Les paroles du Christ sont également profusion et abondance de Sens, de Chemins, Liberté d’empoigner la vie à bras le corps, Liberté et Bienveillance, Horizon jamais atteint, celles qui nous entraînent toujours plus loin.

    Et depuis Cette Parole, le Silence est lui aussi porteur de Sens, de Vie et de Lumière.

    Depuis que le Souffle Créateur a fait de cette parole une Parole vivante, le feu est lancé sur la Terre…

    « Feu et lumière qui resplendis sur la face du Christ
    Feu dont la venue est Parole
    Feu dont le silence est Lumière
    Feu qui établis les cœurs dans l’action de grâce
    Nous te magnifions. »

    (Feu et Lumière : Hymne byzantine au Saint-Esprit)

    Brigitte, sœur de la Communion Béthanie



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    31 décembre 2006, famille de Jésus
    Luc 2 : 41-52


    Jésus veut connaître de l'intérieur ma vie de chaque jour, ma vie toute simple. Que ce soit dans une gigantesque métropole moderne, une bourgade de montagne, une case perdue en forêt tropicale, peu importe !
    Mais par le biais de sa vie à lui, il est là dans ma vie. Cette vie faite de mille petites joies et de quelques grandes joies ; de mille petites peines et de quelques grandes peines ; cette vie tissée d'heures douces et d'heures douloureuses, il veut l'épouser du dedans. Il ne veut pas être regardé comme un être exceptionnel, un génie, un prophète, même pas comme rabbi. Il veut être non seulement parmi, au milieu de nous, mais vraiment l'un d'entre nous. Lui, Dieu !

    Lorsque plus tard Il reviendra à Nazareth, ayant commencé sa grande vie de prophète, il sera mal reçu. On le connaît trop bien ! Mais n'est-ce pas lui le fils du charpentier ? On connaît son caractère, ses habitudes, son tempérament. Sans doute lui colle-t-on des étiquettes...
    Comme a-t-il donc fait pour ne rien laisser transparaître, pas une seule fois, de son identité divine ? Comment a-t-il pu garder ce total anonymat ? Comment s'y est-il pris pour s'enfoncer dans ce silence, alors qu'une seule de ses paroles peut faire basculer une vie dans la lumière ! Alors qu'un seul de ses gestes, un seul des ses regards peut rendre la paix à un coeur déchiré ? Comment fait-il pour dire des paroles, porter des regards qui ne bouleversent pas trop ! Mystère - miracle de Nazareth.

    Ô bienheureux silence de Nazareth.
    Ô parole qui prend l'humble temps d'advenir, de naître.
    Car "Il n'y a de parole que celle que l'on devient" , Père Maurice Zündel.

    Ton frère Jean-Michel de la Communion Béthanie.